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Démission du procureur ghanéen anti-corruption

Bâtiment de la Cour suprême dans la ville d'Accra, au Ghana, 6 octobre 2015. (AP Photo/Christian Thompson)

Le procureur anti-corruption au Ghana, Martin Amidu a démissionné lundi. Il accuse le chef de l'Etat Nana Akufo-Addo "d'ingérence politique" dans son travail, trois semaines avant l'élection présidentielle.

L'ancien procureur général a affirmé qu'il restait convaincu "qu'il n'était plus en mesure d'exercer en toute indépendance" son travail, dans une lettre de démission adressée au président et rendue publique.

"Vous avez, à tort, pensé que je pourrais exercer ma fonction de procureur spécial comme votre caniche", écrit-il dans sa lettre.

M. Amidu accuse notamment le président Nana Akufo Ado d'avoir tenté de lui faire enterrer un rapport explosif concernant une société offshore créée par le gouvernement pour gérer les redevances minières du pays, premier producteur d'or en Afrique.

Il accuse également le chef de l'Etat d'essayer d'être "juge et partie" alors que le rapport pointe des pratiques négatives dans la lutte contre le corruption au sein de la présidence.

La démission de M. Amidu intervient avant l'élection présidentielle du 7 décembre. L'actuel président Nana Akufo-Addo, candidat à sa réélection, affrontera l'ancien chef d'Etat John Mahama dans un scrutin qui s'annonce serré.

La présidence n'a pas encore réagi à ces accusations, mais le pouvoir exécutif a récemment affirmé qu'il agissait de façon transparente dans ce dossier.

La nomination de M. Martin Amidu par le président Akufo-Addo en février 2018 avait suscité l'espoir au Ghana, pays considéré un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest, mais où la corruption demeure un problème persistant.

Le rapport sur la société offshore a finalement été publié il y a deux semaines et le gouvernement a annoncé qu'il retardait l'entrée en bourse de cette société au lendemain de la présidentielle.

Cette société devait entrer à la Bourse de Londres en septembre et permettre de lever 500 millions de dollars (421 millions d'euros). Mais son introduction sur les marchés a été suspendue après que des organisations de la société civile aient dénoncé des risques de corruption.

Pour les autorités, ce projet de vente devrait aider financièrement le Ghana a faire face à la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus.

En 2019, le Ghana a été classé 80e sur 180 dans l'index sur la perception de la corruption établi par l'ONG Transparency International. Selon une enquête de cette ONG, un tiers des usagers du service public ont affirmé avoir payé des pots-de-vin cette année-là.

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La France confirme "la disparition" au Mali du journaliste Olivier Dubois

La France confirme "la disparition" au Mali du journaliste Olivier Dubois
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Un journaliste français porté disparu dans le nord du Mali

Un soldat français se tient à l'intérieur d'un hélicoptère militaire à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste français Olivier Dubois dit avoir été enlevé le mois dernier dans le nord du Mali par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), une branche locale d'Al-Qaïda.

Dans la vidéo, le journaliste est assis sous une tente et demande aux autorités et à ses proches de faire "tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Il précise que c'est dans la ville de Gao qu'il a été enlevé, le 8 avril 2021.

La disparition du journaliste a été confirmée mercredi à l'agence Reuters par une source au ministère français des Affaires étrangères.

La source a ajouté que le ministère était en contact avec la famille du journaliste, effectuant des vérifications techniques sur l'authenticité d'une vidéo vue en ligne.

Sur Twitter, Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), a demandé la libération d'Olivier Dubois, exhortant les autorités maliennes et françaises à tout faire pour obtenir sa libération.

Il ajoute que l'ONG avait été informée de la disparition d'Olivier Dubois deux jours après son enlèvement mais elle avait décidé, en concertation avec les rédactions qui emploient habituellement le journaliste, de ne pas rendre l'événement public, afin, dit-il, de ne pas entraver une éventuelle résolution rapide.

Olivier Dubois travaille habituellement pour l'hebdomadaire Le Point et le quotidien Libération.

La France est intervenue au militairement au Mali depuis 2013 pour, dit-elle, lutter contre les islamistes armés qui menaçaient alors la capitale Bamako après avoir pris le contrôle du nord du pays. Cette intervention s'inscrit désormais dans une coalition plus large de cinq pays sahéliens confrontés à des degrés divers à une menace djihadiste.

Le GSIM a revendiqué en décembre et janvier la mort de cinq soldats français dans deux attaques distinctes au Mali.

La France confirme la "disparition" du journaliste Olivier Dubois

Des soldats de la force conjointe du G5 Sahel assistent à l'inauguration du nouveau quartier général de Bamako le 3 juin 2020.

Un journaliste français, Olivier Dubois, collaborateur de différents médias, affirme avoir été kidnappé début avril au Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda, dans une vidéo à la provenance indéterminée circulant sur les réseaux sociaux mercredi.

Un responsable aux Affaires étrangères françaises à Paris a confirmé à l'AFP la "disparition" d'Olivier Dubois, qui a coopéré avec des médias français comme le Point Afrique ou le quotidien Libération.

Dans un brève vidéo d'une vingtaine de secondes, Olivier Dubois explique avoir été enlevé le 8 avril à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel.

Assis par terre, les jambes croisées sur une toile de couleur verte, dans ce qui semble être une tente, il dit s'adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises "pour qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Le journaliste, vêtu d'un costume traditionnel rose clair, la barbe bien taillée, regarde fixement la caméra et s'exprime d'une voix ferme. Les mouvements de ses doigts et d'une jambe semblent néanmoins traduire une certaine nervosité.

"Nous confirmons la disparition au Mali de M. Olivier Dubois. Nous sommes en contact avec sa famille ainsi qu’avec les autorités maliennes. Nous procédons aux vérifications techniques d’usage", a assuré à l'AFP un responsable du ministère français des Affaires étrangères.

Le quotidien Libération, pour lequel il travaillait régulièrement depuis avril 2020, a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaire dans l'immédiat.

Il n'y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée près de 4 ans plus tôt, par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d'aide à l'enfance.

Mme Pétronin avait été libérée en même temps que l'homme politique malien Soumaïla Cissé, décédé depuis, et que deux Italiens, Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli, également enlevés par des jihadistes.

Malgré des conjectures persistantes, le gouvernement malien n'a jamais confirmé le paiement d'une rançon, en plus de la libération de 200 prisonniers, dont un certain nombre de jihadistes, contre la liberté de ces quatre otages.

En octobre 2020, la Suisse avait été informée que le GSIM) avait exécuté Béatrice Stöckli, une missionnaire évangélique, qui avait été enlevée en janvier 2016 à Tombouctou. En mars dernier, le ministère suisse des Affaires étrangères avait indiqué que son corps avait pu être retrouvé et formellement identifié.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s'est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins.

Les violences - jihadistes, intercommunautaires ou autres - ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention des forces de l'ONU, française et africaines.

Les parents des étudiants enlevés à Kaduna ont marché sur Abuja

Des parents des étudiants enlevés à Kaduna, portant des parcartes avec slogants appelant à la liberation de leurs enfants, Abuja, le 4 mai 2021. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, les parents des étudiants enlevés à l’institut forestier de Kaduna ont manifesté. Ils sont venus jusqu'à Abuja pour attirer l’attention des autorités fédérales sur les conditions de leurs enfants entre les mains de leurs ravisseurs.

Ils étaient des dizaines à effectuer le déplacement d’Abuja pour réclamer la libération de leurs enfants détenus par des hommes armés depuis près de deux mois.

C’est le 11 mars dernier que des assaillants ont envahi l’institut forestier de Kaduna enlevant au moins 39 étudiants.

Khaida Christiana, une étudiante qui a vécu les moments forts de l’attaque, se remémore: "Quand nous avions entendu les coups de feu, presque tout le monde a fui de la salle d’auditorium pour se cacher partout où on pouvait se cacher. Il y a deux grandes salles avec une partition entre les deux. Et il y avait des chaises détruites dans l’une des salles, donc je suis allée me cacher sous ses chaises. De là j’ai appris que les bandits sont arrivés, et je pouvais entendre leurs voix".

Benson Edeh, le père d’un étudiant en captivité, était à Abuja en compagnie d’autres parents car "le problème est que notre gouverneur ne veut pas aider".

"Il a refusé de coopérer et en plus il dit qu’il ne veut pas négocier avec les bandits je suis d’accord, mais quelles sont les démarches qu’il mène pour permettre la libération des enfants ? Rien. Rien du tout mais au contraire il nous menace", dit-il, exaspéré.

La manifestation d’Abuja fait partie d’une série de protestations des parents déjà menées à Kaduna pour obliger les autorités à négocier avec les ravisseurs.

Epete Odideh était aussi venu de Kaduna. Son fils est toujours entre les mains des hommes armés."La situation est très compliquée, c’est pourquoi nous avons décidé de venir à l’Assemblée nationale. Nous avions contribué à leur élection au parlement mais la situation du pays en ce moment nous laisse croire qu’il est difficile de voter pour quelqu’un et qui revient contre vous", a-t-il déclaré.

Trois étudiants enlevés mardi dernier dans une autre université dans le même Etat de Kaduna dans le nord-ouest du Nigéria ont été exécutés par leurs ravisseurs, un nouveau signe d'escalade de violences dans ces enlèvements de masse contre rançon.

La manifestation d’Abuja a aussi connu la participation de certains activistes comme Omoyele Sowore, venu soutenir les parents en détresse.

"Ces étudiants qui se battent pour un avenir meilleur, ils pouvaient eux aussi devenir des kidnappeurs pour gagner de l’argent facile mais ils ont préféré aller à l’école. Mais voyez ce que fait notre gouvernement contre eux. Personnellement je sais ce que ça veut dire d’être en captivité après avoir été enlevé une fois moi même par le gouvernement", souligne-t-il.

Depuis décembre, plus de 600 élèves ont été enlevés dans des écoles du nord-ouest du Nigeria, ce qui met en évidence une évolution inquiétante de la crise des enlèvements contre rançon dans le pays.

La communauté musulmane porte plainte après le meurtre d’un imam à Beni

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