Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Démission du gouvernement au Gabon

Le président Ali Bongo Ondimba du Gabon, 10 novembre 2015.

Le gouvernement gabonais a démissionné mardi, au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle, qui avait aussi demandé le départ du gouvernement.

Le Premier ministre "Emmanuel Issozet Ngondet a présenté la lettre de démission de son gouvernement à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle de mettre fin aux pouvoirs de la législature actuelle dont la conséquence est la démission du gouvernement actuel", selon un communiqué.

Le nouveau gouvernement sera responsable devant le président de la République, comme le veut la nouvelle Constitution gabonaise adoptée en janvier et décriée par l'opposition, qui y voit une tentative de "monarchisation" du pouvoir.

Lundi, la Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l'Assemblée nationale tout en demandant la démission du gouvernement, alors que le Gabon aurait dû organiser des élections législatives avant fin avril.

>> Lire aussi : La Cour constitutionnelle dissout l'Assemblée Nationale au Gabon

Selon la Cour, le gouvernement a échoué dans l'organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016. Les commentateurs expliquent ces reports par les remous suscités par la présidentielle d'août 2016, dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l'opposition.

"Dans l'histoire du Gabon, c'est la première fois que l'on reporte autant de fois des législatives", indique le politologue Wilson-André Ndombet (Université Omar Bongo de Libreville).

Le Sénat prend le relais de l'Assemblée nationale en attendant l'élection de nouveaux députés, a précisé la Cour lundi.

"On n'a jamais vu dans une république qu'une institution (soit) remplacée par une autre", estime M. Ndombet.

>> Lire aussi : Libreville lance un fonds public pour la décentralisation

Le Gabon se prépare à des législatives dont la date sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (CGE), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l'opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment mercredi.

Ce pays d'Afrique centrale est dirigé depuis 2009 par Ali Bongo Ondimba, fils d'Omar Bongo, président de 1967 à sa mort en 2009.

Avec AFP

Toutes les actualités

Ebola : la peur s'installe dans les esprits

Ebola : la peur s'installe dans les esprits
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:53 0:00

La musique résonne derrière les barreaux

La musique résonne derrière les barreaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:51 0:00

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:05 0:00

Le poisson se fait rare pour les pêcheurs du lac Malawi

Le poisson se fait rare pour les pêcheurs du lac Malawi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:50 0:00

La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

Voir plus

XS
SM
MD
LG