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Décès de la Britannique empoisonnée à l'agent neurotoxique Novitchok

Une vue générale montre l'entrée principale de l'hôpital du district de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 4 juillet 2018, où une femme britannique, Dawn Sturgess, empoisonnée par un agent neurotoxique, est décédée dimanche.

La Britannique contaminée à l'agent innervant Novitchok est décédée dimanche soir à l'hôpital de Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) où elle avait été admise il y a huit jours, a annoncé la police, qui a ouvert une enquête pour meurtre.

"La police a ouvert une enquête pour meurtre après que la femme exposée à l'agent Novitchok à Amesbury, dans le Wiltshire, est décédée dimanche 8 juillet au soir", a annoncé Scotland Yard. Dawn Sturgess, âgée de 44 ans, était originaire de Durrington, a précisé la police, confirmant son identité pour la première fois.

La Première ministre Theresa May a immédiatement réagi, se disant "horrifiée et choquée" dans un communiqué. "Mes pensées et mes condoléances vont à sa famille et à ses proches".

"La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente", a-t-elle ajouté. "Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie".

Neil Basu, le chef de la police antiterroriste, en charge de l'enquête, a déclaré que "cette terrible nouvelle ne servira qu'à renforcer notre détermination à résoudre cette enquête, identifier et traduire en justice les responsables"

"Dawn laisse derrière elle sa famille, ses trois enfants, nos pensées et nos prières sont pour eux dans cette période extrêmement difficile", a-t-il ajouté.

Scotland Yard a précisé que l'homme âgé de 45 ans qui avait été hospitalisé le même jour que Dawn Sturgess à Salisbury après avoir été lui aussi contaminé au Novitchok était toujours dans un état critique.

Un de ses amis a affirmé à l'AFP qu'il s'agissait de Charlie Rowley et qu'il était en couple avec Dawn Sturgess.

- "Je prie pour Charlie" -

"Cela aurait très bien pu m'arriver à n'importe qui, à moi et à ma compagne", a réagi dimanche soir auprès de l'AFP Ben Jordan, âgé de 27 ans, hébergé au foyer pour sans-abri John Baker House de Salisbury où vivait Dawn Sturgess, qui a depuis été évacué par la police. "Nous sommes très, très tristes. Je prie pour que Charlie revienne".

Les deux quadragénaires avaient été hospitalisés après avoir manipulé un "objet contaminé", avait indiqué la police en fin de semaine.

Une des hypothèses est que "l'un des deux a ramassé le contenant utilisé pour stocker l'agent neurotoxique utilisé contre les Skripal", selon une source gouvernementale.

Leur contamination est survenue quatre mois après la tentative d'empoisonnement au Novitchok qui a visé l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, une ville située à une dizaine de kilomètres seulement d'Amesbury, où les ambulances avaient pris en charge le couple de Britanniques. La police n'a pas pu établir si le Novitchok provenait du même lot dans les deux cas.

Ioulia et Sergueï Skripal avaient pu sortir de l'hôpital après plusieurs semaines de soins, tout comme Nick Bailey, le premier policier qui leur avait porté secours, qui avait été hospitalisé dans un état grave.

"Je sais que cette nouvelle va affecter beaucoup de monde, au-delà de ceux qui connaissaient Dawn", a dit Kier Pritchard, chef de la police du comté de Wiltshire. Elle devrait aussi faire augmenter l'"inquiétude" de la population, a-t-il ajouté.

Les habitants de Salisbury et d'Amesbury avaient déjà fait part de leur craintes et de leur incompréhension après l'annonce de l'hospitalisation du couple et l'apparition de plusieurs cordons policiers dans les deux villes.

"On ne peut pas être certains que cela ne se produise plus jamais, c'est déjà la deuxième fois, pourquoi pas une troisième?", s'interrogeait vendredi Madeleine Webb, 82 ans.

La tentative d'empoisonnement des Skripal avait été attribuée par Londres à Moscou, qui avait nié toute implication. L'affaire avait déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et une vague d'expulsions croisées de diplomates.

En visite à Salisbury dimanche, le ministre de l'Intérieur Sajid Javid a annoncé que le gouvernement britannique n'avait "pas pour projet actuel" d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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