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Les cybercriminels ne sont pas surs que l’Afrique puisse payer une rançon


Un homme portant une capuche utilise un ordinateur portable dont le code cybernétique est projeté sur lui. Image illustrée prise le 13 mai 2017.

L’Afrique a été moins touchée que les autres parties du monde par la cyberattaque sans précédent qui a frappé plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi.

La cyberattaque sans précédent qui a frappé plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi alimente la crainte d'un "cyberchaos", les experts redoutant une recrudescence du virus lundi lorsque des millions d'ordinateurs seront rallumés.

"Le dernier décompte fait état de plus de 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays. Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an mais nous n'avions encore jamais rien vu de tel", a déclaré dimanche le directeur d'Europol, Rob Wainwright, à la chaîne britannique ITV.

Et ce n'est sans doute pas fini, a ajouté le patron d'Europol qui craint une augmentation du nombre de victimes "lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur", après un dimanche plutôt calme.

L’Afrique a été moins touchée que les autres parties du monde.

"L’Afrique d’abord n’est pas aussi connectée au réseau internet comme le reste du monde", a expliqué à VOA Afrique, Drissa Dao, expert en Cyber Sécurité et fondateur de Cyberoots, une entreprise de cyber sécurité. « Ma seconde explication peut être due au fait que l’Afrique n’est pas connectée aux moyens de paiement comme le reste du monde », dit-il, expliquant que les pirates ne sont pas surs que l’Afrique peut payer la rançon par le Bitcoin, la monnaie électronique, principal moyen de paiement des pirates.

De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des centaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés depuis vendredi par un logiciel de rançon, un "rançongiciel", exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA.

Ce logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent, en l'occurrence 300 dollars (275 euros), pour en recouvrer l'usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer.

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