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Cuba honore Fidel Castro et contemple la transition de 2018

Raul Castro et son successeur probable Miguel Diaz Canel, Assemblée nationale, La Havane, Cuba, le 8 juillet 2016.

Cuba s'apprête à commémorer sobrement samedi le premier anniversaire de la mort du père de sa révolution Fidel Castro, au moment où l'île engage le processus devant mener, dans trois mois, au départ de son frère Raul de la présidence.

La volonté du "commandant en chef" Fidel a été respectée: aucune rue, place ou aucun édifice ne porte son nom et aucune statue ou aucun monument n'a été érigé en son honneur. Mais Fidel reste très présent dans les esprits, et les médias d'Etat ne manquent pas de rappeler chaque jour ses exploits, discours et écrits.

Dans les rues, des panneaux et inscriptions ornent les murs, qui célèbrent "Fidel entre nosotros" ("Fidel parmi nous"), ou "Fidel vive" ("Fidel vit") à l'approche du premier anniversaire de son décès à l'âge de 90 ans.

Ces jours-ci, de nombreuses commémorations "politiques et culturelles" ont lieu à travers le pays, mais les autorités n'ont pour l'heure pas programmé d'évènement faisant figure de point d'orgue des cérémonies.

A La Havane, se tiendra samedi soir une veillée devant l'université, alors que Raul Castro devrait se déplacer à Santiago de Cuba (sud-est) devant l'imposant monolithe immaculé où reposent les cendres de son aîné.

Hasard ou volonté des autorités, ces hommages coïncident avec la tenue dimanche du premier tour des élections municipales, un scrutin reporté suite au passage de l'ouragan Irma, qui a fait 10 morts et causé de nombreuses destructions sur l'île en septembre dernier.

Ce vote donnera le coup d'envoi d'une série de scrutins devant aboutir, fin février, au remplacement de Raul Castro, 86 ans, à la tête du pays.

- Contexte délicat -

Au cours de l'année écoulée, les Cubains ont vu la situation économique de leur pays reculer notamment sous l'effet de la baisse des livraisons pétrolières vénézuéliennes, et le rythme des réformes s'est brusquement ralenti.

Après une année 2016 marquée par un recul du PIB de 0,9%, l'Etat projetait une croissance de 2% pour 2017, mais ce chiffre a été ramené à 1% en juillet, alors que la Cepal, commission économique de l'ONU pour la région, vise les 0,5%.

Ces évaluations ont été publiées avant le passage d'Irma, dont les dégâts occasionnés dans les secteurs du tourisme et surtout de l'agriculture n'ont toujours pas été officiellement chiffrés par les autorités.

En parallèle, l'administration de Donald Trump a durci le ton vis à vis de La Havane, qui risque de pâtir de nouvelles restrictions visant le commerce et les voyages des Américains sur l'île.

En août, le gouvernement cubain a donné un coup de frein à l'initiative privée en suspendant indéfiniment l'octroi de licences pour une trentaine d'activités dans le but de lutter contre les fraudes dans ce secteur qui emploie 20% des actifs du pays.

Selon l'ancien diplomate et universitaire cubain Carlos Alzugaray, le pays accumule des "retards" dans les domaines de la décentralisation, de l'ouverture de l'économie au secteur privé et de l'unification monétaire, réforme attendue depuis plusieurs années.

- Passage de témoin -

Président depuis 2008 après un intérim de deux ans, Raul Castro a annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat et cèderait sa place à un dirigeant de la nouvelle génération.

Pour l'heure c'est son premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, qui tient la corde pour lui succéder.

Né après la révolution, cet apparatchik aux cheveux poivre et sel aura la lourde tache de fédérer autour de sa personne, consolider les acquis de la révolution et poursuivre la transition économique esquissée par Raul Castro.

Ce dernier n'abandonnera toutefois pas totalement les manettes, puisqu'il restera à la tête du tout puissant Parti communiste cubain (PCC) jusqu'au prochain congrès prévu en 2021.

"Ces deux prochaines années, le programme du gouvernement et la manière d'exercer le pouvoir ne changeront probablement pas beaucoup", prédit Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington.

Toutefois, aux yeux de l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley, cette transition "offre des opportunités de changement de politique conformes à la vision de la nouvelle génération".

Pour guider son successeur, Raul Castro s'est chargé de lui dessiner des "lignes directrices" votées par le parti et le Parlement. Celles-ci donnent les orientations politiques et économiques à mener d'ici 2030, avec pour objectifs la consolidation du régime et la poursuite de "l'actualisation" d'un modèle économique obsolète.

Avec AFP

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Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump "n'a pas agi" pour entraver l'enquête russe, selon son ministre de la Justice

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président américain Donald Trump n'a rien fait pour entraver l'enquête russe, a affirmé jeudi son ministre de la Justice Bill Barr peu avant la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller.

Le "président n'a pas agi pour priver le procureur spécial des documents et témoins nécessaires pour mener à bien son enquête", a affirmé Bill Barr. Les avocats personnels de Donald Trump ont pu lire ce rapport de 400 pages dans sa version expurgée "plus tôt cette semaine". Ils "n'ont pas été autorisés" à faire de coupes supplémentaires et "n'en ont pas exigé", a précisé le ministre.

Par ailleurs, L'enquête russe a prouvé qu'il n'y avait "pas eu de coopération" entre Donald Trump et les Russes qui ont tenté de peser sur la présidentielle de 2016, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

"Grâce à l'enquête rigoureuse du procureur spécial, nous savons que les agents russes qui ont mené ces efforts n'ont pas eu la coopération du président Trump ou de membres de son équipe de campagne", a dit Bill Barr lors d'une conférence de presse en amont de la publication du rapport final du procureur Robert Mueller

Kim Jong Un supervise l'essai d'une nouvelle arme dotée d'une "puissante ogive"

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, accompagné de deux responsables militaires16 avril 2019.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissance ogive", ont annoncé jeudi les médias d'Etat nord-coréens, alors que les doutes s'accumulent quant au processus de dénucléarisation de Pyongyang.

Cet essai a permis de vérifier le fonctionnement du "système particulier de guidage en vol et le chargement d'une puissante ogive", a affirmé l'agence officielle KCNA sans plus de détails sur la nature de l'arme.

Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne, selon la même source.

Le leader a lui-même "guidé l'essai de tir" qui a été dirigé sur plusieurs cibles, a ajouté l'agence officielle.

C'est la deuxième fois que la Corée du Nord affirme avoir procédé à un essai d'arme depuis le début, en 2018, de ses négociations avec les Etats-Unis sur ses programmes de missiles balistiques et d'armement nucléaire.

Pyongyang avait déjà annoncé, en novembre, avoir testé "une nouvelle arme tactique de haute technologie" dont elle n'avait pas précisé la nature. On ignore s'il s'agit de la même arme que celle du nouvel essai rendu public jeudi.

La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré.

"Quand la Corée du Nord lance un missile, nos radars le voient. Mais aucun missile n'a été détecté", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

La présidence sud-coréenne a dit n'avoir aucun commentaire. Des responsables du Pentagone ont également refusé de s'exprimer sur cette annonce.

"La description de ce qui a été testé fait penser à un missile, mais il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie", a estimé Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes.

L'utilisation par KCNA du terme "tactique" suggère que ces essais n'ont impliqué aucun missile balistique de longue de portée ni aucun dispositif nucléaire.

"Kim tente de faire savoir au gouvernement de Trump que son potentiel militaire grandit jour après jour", a expliqué l'analyste Jarry Kazianis, du Center for the National Interest.

- Regain d'activité à Yongbyon -

"Son régime commence à se sentir frustré par le manque de souplesse de Washington dans les récentes négociations", a-t-il ajouté.

Le professeur d'études nord-coréennes Koh Yu-hwan, de l'Université Dongguk en Corée du Sud, a estimé lui aussi que ce nouvel essai était un message adressé aux Etats-Unis pour montrer le mécontentement de Pyongyang face à l'enlisement des pourparlers.

Mais le fait qu'il ne s'agisse pas d'un missile stratégique ou d'un essai nucléaire "souligne la volonté de Pyongyang de maintenir vivant le dialogue avec Washington", a-t-il estimé.

Selon lui, le régime nord-coréen "ne peut mener un essai nucléaire ou de missile à longue portée à ce stade, à moins de vouloir faire totalement voler en éclats ce qui reste des pourparlers entre les Etats-Unis et le Nord".

L'annonce du nouvel essai intervient alors que le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser que Pyongyang pourrait avoir repris des opérations de retraitement de matières radioactives à des fins militaires depuis le fiasco en février du sommet entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Depuis cet échec, la Corée du Nord a indiqué qu'elle examinait ses options diplomatiques avec les Etats-Unis. Kim Jong Un s'est dit la semaine dernière ouvert à un troisième sommet avec M. Trump si Washington arrivait à la table des négociations avec "la bonne attitude".

La Corée du Nord s'est abstenue de procéder à de nouveaux tests balistiques ou nucléaires depuis le premier sommet entre MM. Trump et Kim en juin 2018 à Singapour.

Cette rencontre historique, survenue contre toute attente après des mois d'escalade militaire et d'échange d'insultes entre les deux dirigeants, avait abouti à un accord sur le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne dont les termes étaient restés très vagues.

La deuxième rencontre, en février à Hanoï, s'était terminée de façon abrupte, sans la moindre avancée concrète ni même de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l'avenir du processus. Au Vietnam, la Corée du Nord avait expliqué vouloir la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les Etats-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

Avec AFP

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