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Le très redouté "Jour zéro" reculé d'un mois au Cap

Des habitants du Cap, en Afrique du sud, font la queue pour s’approvisionner en eau, le 2 février 2018.

Les autorités de la mégapole sud-africaine du Cap, victime d'une sécheresse historique qui menace la distribution en eau potable, ont annoncé avoir reculé d'un mois au 11 mai le très redouté "Jour zéro" où les robinets pourraient être à sec.

"Le jour où nous pourrions être contraints de faire la queue pour être ravitaillés en eau devrait être repoussé à la mi-mai, à cause d'une baisse de la consommation d'eau pour l'agriculture", s'est réjoui le maire adjoint du Cap (sud-ouest), Ian Neilson.

"Mais les Captoniens doivent continuer à réduire leur consommation si l'on veut éviter le +Jour zéro+", s'est empressé d'ajouter M. Neilson dans un communiqué.

>> Lire aussi : Vent de panique au Cap menacé d'être privé d'eau

"Il n'y a pas eu de réduction significative de l'usage urbain, tous les Captoniens doivent continuer à ne pas utiliser plus de 50 litres" par jour et par personne, a-t-il insisté.

La date du "Jour zéro" varie plusieurs fois par semaine en fonction des efforts réalisés par les 4 millions d'habitants de la deuxième ville d'Afrique du Sud, très prisée des touristes.

Il avait été fixé la semaine dernière au 16 avril.

La consommation quotidienne d'eau potable de l'agglomération du Cap a été drastiquement réduite ces dernières semaines, mais elle dépasse encore largement la barre des 450 millions de litres par litre qui éviterait l'épuisement de ses réserves. La semaine dernière, elle atteignait encore 547 millions de litres.

Si le "Jour zéro" se produit, les habitants du Cap devront se ravitailler à 200 points de collecte d'eau, où ils recevront un maximum de 25 litres par jour et par personne.

Toute l'Afrique australe a subi ces dernières années une forte sécheresse, aggravée par le phénomène météorologique cyclique El Niño. Les pluies des derniers mois ont permis à l'essentiel de la région de refaire ses précieuses réserves d'eau.

La région du Cap a toutefois fait exception, elle qui reçoit l'essentiel de ses précipitations de mai à août.

Avec AFP

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Soudan : grève générale en préparation après l'impasse politique

La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum, Soudan, 24 février 2019.

Les chefs de la contestation au Soudan ont annoncé mardi leur intention d'organiser à une date indéterminée une "grève générale", après l'impasse dans les négociations avec les militaires au pouvoir sur la transition politique.

Les discussions lundi soir n'ont pas abouti à un accord sur la présidence et le taux de représentation, entre civils et militaires, au sein du futur Conseil souverain censé assurer la transition, plus d'un mois après le renversement du chef de l'Etat Omar el-Béchir.

"Afin de parvenir pleinement à la victoire, nous appelons à une grande participation à une grève politique générale", a annoncé l'Association des professionnels soudanais (SPA) dans un communiqué, sans fixer de date pour cette grève.

Acteur clé de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de protestation déclenché en décembre 2018, la SPA a qualifié cette grève de "devoir révolutionnaire", appelant les manifestants à "la désobéissance civile".

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais participent à un sit-in devant le QG de l'armée pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils. La poursuite de ce mouvement est "une garantie fondamentale pour réaliser les objectifs de la révolution", a ajouté la SPA.

L'organisation, qui réunit des associations de professionnels, a publié des photos d'employés de la Sudanese French Bank brandissant un hashtag en arabe "grève générale".

Madani Abbas, un responsable de l'ALC, a indiqué que les dates des mouvements de grève et de désobéissance civile seraient "annoncées plus tard".

Il a ajouté que l'ALC se réunirait mardi "pour discuter des développements après la réunion avec le Conseil militaire".

Malgré les désaccords, les deux camps ont annoncé dans un communiqué commun après les dernières discussions qu'ils souhaitaient poursuivre le dialogue pour parvenir "à un accord répondant aux aspirations du peuple soudanais".

A la tête d'un régime autoritaire pendant près de 30 ans, M. Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril sous la pression du mouvement de contestation inédit.

Les étudiants dans la rue au lendemain d'un discours du patron de l'armée

La police algérienne monte la garde lors d'une manifestation à Alger, la capitale, le 4 mars 2019, contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika, en difficulté, à un cinquième mandat.

Quelque 2.000 étudiants et enseignants manifestent mardi à Alger pour réaffirmer leur rejet de la présidentielle prévue le 4 juillet, au lendemain des vetos opposés à la contestation par l'armée, désormais au centre du jeu politique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Face à un fort déploiement policier les empêchant de se rassembler sur le parvis de la Grande Poste, point de ralliement de la contestation dans le centre de la capitale, et de se diriger vers l'Assemblée nationale et le tribunal, étapes prévues du cortège, les étudiants se sont rendus devant le Palais du gouvernement, siège des services du Premier ministre et du ministère de l'Intérieur.

Devant le bâtiment, bouclé par les forces de l'ordre, de brèves échauffourées ont éclaté avec les policiers qui ont fait usage de matraques et de gaz lacrymogène pour repousser les étudiants. Ceux-ci ont fini par faire demi-tour et continuent en début d'après-midi à marcher dans les rues du centre d'Alger, selon le journaliste de l'AFP.

"Pas d'élections, bande de mafieux", "un Etat civil, pas un Etat militaire", scandent-ils notamment. Plusieurs slogans visent directement le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, tels que "Gaïd Salah dégage !" et "Peuple et armée sont frères, mais Gaïd Salah avec les traîtres".

Devenu de facto l'homme fort du pays depuis la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l'Etat, du président Abdelaziz Bouteflika, sous les pressions de la rue et de l'armée, le général Gaïd Salah a à nouveau opposé lundi, dans un discours, une fin de non-recevoir aux deux principales revendications du mouvement dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

Il a ainsi demandé le maintien de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika et estimé "irraisonnable" et "dangereux" la revendication d'un départ préalable des personnalités du "système" au pouvoir.

Selon plusieurs médias algériens, des étudiants manifestent également dans plusieurs villes universitaires, à Oran et Constantine, 2e et 3e villes du pays, mais aussi à Béjaia, Tizi Ouzou, Bouira, dans la région de Kabylie (nord) ou encore Sétif (nord-est), Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Tlemcen (nord-ouest).

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