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La CPI fixe à 10 millions de dollars les réparations pour les enfants-soldats d'une milice congolaise

Thomas Lubanga, CPI, La Haye, le 1er décembre 2014.

La Cour pénale internationale (CPI) a fixé vendredi à 10 millions de dollars le montant des réparations destinées aux enfants-soldats forcés à combattre dans la milice de l'ex-chef de guerre congolais Thomas Lubanga.

La Cour "fixe le montant des réparations auxquelles M. Lubanga est tenu à la somme totale de 10 millions de dollars, qui comprend à la fois sa responsabilité concernant les 425 victimes présentes dans l'échantillon et sa responsabilité à l'égard de l'ensemble des autres victimes potentiellement éligibles", a déclaré le juge Marc Perrin de Brichambaut.

Lubanga condamné à 10 millions de dollars de réparations par la CPI (vidéo)
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S'ils ont retenu 425 victimes directes ou indirectes parmi les candidats à des indemnisations, les juges ne sont toutefois pas parvenus à déterminer le nombre précis de victimes mais ont affirmé que "des centaines, voire des milliers de victimes additionnelles ont été affectées par les crimes de M. Lubanga".

Condamné à quatorze ans de prison, l'ex-chef de l'Union des patriotes congolais (UPC) avait été reconnu coupable en 2012 d'avoir enrôlé des enfants, dont certains à peine âgés de onze ans, et de les avoir utilisés comme soldats ou gardes du corps en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de ce pays d'Afrique centrale.

Thomas Lubanga étant indigent, la Cour a enjoint, dans son ordonnance, au Fonds au profit des victimes "de lui indiquer s'il est en mesure d'affecter un montant supplémentaire à la mise en oeuvre des réparations collectives dans la présente affaire (...) ou de poursuivre ses efforts visant à la collecte de fonds supplémentaires".

Le Fonds au profit des victimes a déjà alloué un million d'euros au dossier et propose un plan d'action de trois ans visant à "réconcilier les victimes avec leurs familles et les communautés affectées".

Cet organe indépendant mis en place par le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, reçoit des contributions volontaires versées par les gouvernements membres de la CPI, d'organisations internationales et de particuliers.

Thomas Lubanga a la possibilité de faire appel de l'ordonnance qui le vise.

Avec AFP

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Cyclone au Mozambique : un mort et de nombreux dégâts, selon un premier bilan

Quelques personnes sur la plage de Mocimboa da Praia, Mozambique, 8 mars 2018.

Le cyclone tropical Kenneth a balayé jeudi soir la côte nord du Mozambique en faisant au moins un mort et détruisant de nombreuses habitations, selon un premier bilan, un mois à peine après le passage meurtrier d'Idai plus au sud.

"Il s'agissait d'un cyclone de catégorie 3, avec des vents de 160 km/h. Le pire cyclone était Idai, qui était de catégorie 4", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'Institut national de météorologie mozambicain, Acacio Tembe.

Une personne a été tuée par la chute d'un cocotier à Pemba, la principale ville du nord et capitale de la province du Cabo Delgado, a rapporté vendredi Antonio Beleza, de l'Institut mozambicain de gestion des situations d'urgence (INGC).

Sur l'île d'Ibo, où vivent quelque 6.000 habitants, 90% des maisons ont été détruites, a précisé M. Beleza.

En prévision de l'arrivée du cyclone, les habitants de cette île prisée des touristes se sont réfugiés dans la forteresse avec des vivres, selon la propriétaire suisse d'un hôtel, Lucie Amr. "Je ne m'attends pas à retrouver mon hôtel entier", a-t-elle ajouté.

"Palma et Mocimboa da Praia ne signalent pas de dégâts importants (...) Quissanga signale des maisons détruites, en particulier celles situées dans les zones hautes. On est sans communication avec Macomia", touché de plein fouet par le cyclone, a encore dit Antonio Beleza.

A Pemba, des vents violents ont arraché de nombreux cocotiers et repoussé des bateaux sur la plage de Wimbi.

Vendredi, Kenneth poursuivait sa course dans les terres mais avec des vents beaucoup moins violents (70 km/h maximum), selon l'Institut national de météorologie qui a rétrogradé le cyclone en dépression tropicale.

De fortes pluies sont cependant prévues au moins dans les prochaines 24 heures, laissant craindre des inondations et des glissements de terrain dans le Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie et théâtre depuis 2017 d'une insurrection islamiste.

En prévision de ces nouvelles intempéries, les autorités du Mozambique, pays pauvre d'Afrique australe, ont transformé des bâtiments publics en dur, notamment des écoles, en centres d'hébergement dans le Cabo Delgado.

- Deux cyclones en six semaines -

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a prépositionné à Pemba 500 tonnes de nourriture (riz, maïs, haricots, huile, biscuits énergétiques...) pour venir en aide aux victimes.

Un hélicoptère de l'agence onusienne arrivera dans le Cabo Delgado, dès que la météo le permettra, le PAM anticipant que "les routes soient impraticables à cause des inondations".

L'agence s'est dite inquiète du passage, à moins de six semaines d'intervalle, de deux cyclones sur le Mozambique.

Idai a fait un millier de morts dans le centre du Mozambique et au Zimbabwe voisin et des centaines de milliers de sans-abri qui "se battent pour se remettre debout", a expliqué le PAM vendredi.

"Même si l'eau a disparu dans la plupart des régions touchées, l'accès continue d'être un défi puisque les infrastructures ont été gravement endommagées. Le second cyclone est un autre coup dur porté au peuple mozambicain et va forcément compliquer la réponse humanitaire", a estimé le PAM.

Kenneth "va probablement nécessiter une nouvelle opération humanitaire d'ampleur, alors qu'on manque cruellement de fonds pour financer" l'aide aux victimes d'Idai, a prévenu le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

"Les familles dont les vies ont été bouleversées par ces catastrophes climatologiques ont besoin de la générosité de la communauté internationale pour survivre dans les prochains mois", a prévenu le secrétaire général adjoint d'Ocha, Mark Lowcock.

La région frappée par Kenneth est nettement moins peuplée que celle de Beira, dévastée par Idai, mais elle est déjà très fragilisée par les raids meurtriers d'un groupe djihadiste qui sème la terreur depuis deux ans et que l'armée ne parvient pas à contrôler.

Avant d'atteindre le continent africain, Kenneth est passé mercredi soir au large du petit archipel des Comores, où il a fait au moins trois morts et d'importants dégâts, selon les autorités.

Il menace également le sud de la Tanzanie, où écoles et commerces ont fermé jeudi. Des habitants de Mtwara ont commencé à quitter les régions côtières avec leurs familles, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Au Congo-Brazzaville, l'argent chinois tombe sur un os

Un drapeau chinois à Beijing, le 23 septembre 2018.

La stratégie d'investissements de la Chine dans les pays en développement, en accordant des prêts "à tout-va" ces dernières années, est tombée sur un os au Congo-Brazzavile, pays qui a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à la rescousse.

"C'est certainement la première fois que la Chine se retrouve confrontée à ce genre de situation", a assuré à l'AFP un spécialiste des relations entre Pékin et l'Afrique, qui a souhaité garder l'anonymat.

Le Congo "cherche à se mettre sous la protection du FMI pour éviter un éventuel défaut de paiement. La Chine, qui détient plus d'un tiers de sa dette externe, n'est pas vraiment à l'aise avec cette procédure", a-t-il noté.

Julien Marcilly, chef économiste de l'assureur-crédit Coface basé en France, rappelle que la Chine "a prêté à tout-va ces dernières années, souvent à des pays qui produisent et exportent des matières premières, en particulier du pétrole". Or "Pékin commence à se rendre compte que les problèmes peuvent s'accumuler", notamment après le défaut de paiement du Venezuela.

La situation à Brazzaville est d'autant plus inquiétante que le pays avait bénéficié en 2005 d'une importante réduction de sa dette, au titre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), qui avait fait passer la dette extérieure des pays concernés, en moyenne de 119% du PIB à 33%.

En 2014, ce petit pays d'Afrique centrale riche en pétrole a subi de plein fouet la dégringolade du cours du brut, "une chute non anticipée et très brutale, liée paradoxalement au ralentissement chinois", selon M. Marcilly.

Résultat: un PIB divisé par deux qui a entraîné une explosion de son endettement à 110% du PIB en 2017, dont plus d'un tiers en mains chinoises, soit environ 2 milliards de dollars, selon les sources.

Pour faire face, le gouvernement congolais a appelé au secours le FMI, le prêteur de dernier recours. Un accord a été trouvé il y a un an, soumis à l'approbation du FMI.

Une année plus tard, le programme n'est toujours pas validé. Le FMI impose notamment comme condition que la dette soit soutenable "à l'issue du programme et des réformes mises en place", a expliqué une source française.

Une restructuration de la dette s'impose donc, et un accord avec la Chine est indispensable pour disposer de l'aide du FMI.

Or, Pékin n'a pas cette habitude. Le Sri Lanka, par exemple, incapable d'honorer ses créances, a dû céder à la Chine le contrôle pour 99 ans d'un port en eaux profondes.

Interrogés par l'AFP, ni le FMI ni les autorités chinoises n'ont souhaité s'exprimer.

"Logique de créancier"

Le contexte politique n'est en outre pas favorable à Brazzaville: aux Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, une quinzaine d'élus ont écrit en août au secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, pour qu'il exerce son influence afin "d'empêcher des programmes" avec les pays trop endettés avec Pékin.

"Pour les Etats-Unis, il est hors de question que le FMI vienne à la rescousse des pays endettés avec Pékin", a expliqué l'une des sources consultées.

Conséquence: "le Fonds a établi un rapport de force dans une logique de créancier. Il veut être remboursé à la fin du programme et s'assurer donc que la dette soit soutenable", selon une source française.

"Il a fallu attendre la réunion de printemps du Fonds, à mi-avril, pour que la Chine prenne part aux discussions sur le programme avec Brazzaville. Jusque-là, elle ne dialoguait qu'en bilatéral" avec le Congo, selon le spécialiste des relations sino-africaines.

Cette réunion a donné des résultats: "la Chine a fait des efforts, ça avance", a assuré à l'AFP une source congolaise en marge de la récente réunion du Fonds, évoquant "un problème d'interprétation de ce que Pékin avait indiqué depuis des mois".

"Nous espérons que le programme sera approuvé d'ici la prochaine réunion du conseil d'administration du FMI en juin", a-t-elle ajouté.

"Nous comprenons que c'est en très bonne voie, mais ce n'est pas encore signé", a constaté une source française. La présidence française du G7 s'est fixé pour priorité la transparence des prêts passés avec les pays en développement, notamment africains, où Paris est garant du franc CFA.

La question de la dette des pays liés à Pékin est l'une des critiques fréquentes à l'encontre du projet des nouvelles routes de la soie lancé par le président chinois Xi Jinping. Ce dernier réunit jusqu'à samedi à Pékin près de 40 dirigeants mondiaux pour un deuxième sommet.

L'accord de paix "n'accorde pas l'amnistie" selon la Présidence

Les FACA en entrainement à Bangui, en Centrafrique, le 17 août 2018. (VOA/Freeman Sipila)

La Présidence de la république centrafricaine a rappelé que l'accord de paix conclu à Karthoum en février avec les groupes armés était soumis à la constitution et n'accordait pas "l'amnistie", en réponse aux critiques à la nomination de plusieurs chefs de guerre à des postes gouvernementaux.

L'accord de paix "n'accorde pas l'amnistie et attache de l'importance à la lutte contre l'impunité", explique la présidence dans un communiqué publié jeudi soir.

"Les accords de paix n'ont en aucun cas valeur de traités internationaux. Ils sont au contraire soumis à la constitution", a-t-elle ajouté, soulignant néanmoins le contexte "exceptionnel" et "transitoire" de ce type d'accord.

Le 24 mars, plusieurs leaders de groupes armés qui controlent une grande partie du pays ont été nommés à des postes de conseillers militaires spéciaux à la primature dans le cadre de cet accord.

Depuis, des opposants politiques, ONG et chercheurs ont fait part de leur crainte d'une amnistie générale et ont vivement critiqué ces nominations.

Dans un communiqué publié mercredi, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé les procureurs de la République Centrafricaine "à mener des enquêtes sur les leaders de milices récemment affectés à des postes gouvernementaux."

"Certains ont dirigé des groupes armés responsables d'atrocités généralisées au cours des dernières années, dont des crimes de guerre et de possibles crimes contre l'humanité", a déclaré l'organisation de défense des droits de l'homme.

Selon elle, activistes et victimes ont exprimé de "vives inquiétudes quant à la possibilité que l'accord puisse être instrumentalisé pour exclure toute justice pour les crimes passés".

L'accord de Khartoum, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Pénurie d'eau chronique dans un quartier de Bangui

Pénurie d'eau à Bangui, à Centrafrique, le 26 avril 2019.

"Voilà trois mois que l'eau est partie dans mon quartier!": Marcelin, tuyau à la main, remplit ses bidons nonchalamment. De part et d'autre d'un petit kiosque bleu du quartier Lakouanga de Bangui, en Centrafrique, les bidons jaunes entassés forment un véritable mur.

Marcelin vient du 4e arrondissement, à une dizaine de km de Lakouanga. Dans son quartier comme dans de nombreux autres de Bangui, l'eau a disparu: plus rien ne coule du robinet et les puits sont vides.

Alors, autour de ce point d'eau public, deux jeunes hommes s'affairent à décharger, remplir et recharger les bidons sur des triporteurs de fortune.

Cette pénurie d'eau, qui dure, énerve les habitants, dont certains ont lancé une campagne de contestation sur les réseaux sociaux appelée "bidons jaunes", une référence à peine cachée au mouvement social français des "gilets jaunes".

Marcelin pose son tuyau. Un jeune homme, t-shirt troué sur les épaules, tend la main derrière le comptoir du kiosque-fontaine: pour remplir un bidon, Marcelin doit payer 25 francs CFA (trois centimes d'euro) à la Société de distribution d'eau en Centrafrique (Sodeca), qui gère le point d'eau.

Dans d'autres quartiers plus éloignés que la société ne parvient plus à alimenter, les bidons d'eau peuvent se vendre 200 francs.

Plus on s'éloigne des quartiers avec eau, plus le coût augmente. C'est le cas de Bimbo, sans eau depuis deux mois.

A l'hôpital de district du quartier, "on envoie les hygiénistes acheter de l'eau vers 2h du matin à droite à gauche", raconte Joséphine Nzapali, chef des soins de l'hôpital.

Le château d'eau de l'hôpital de district est vide, et le puits à sec. "Depuis le début de la pénurie, nous ne comptons plus les cas de surinfection", s'inquiète Mme. Nzapali en tournant un robinet, vide.

Combattre la pénurie d’électricité
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Sur le sol, une flaque de sang rougit le béton. Une femme vient d'accoucher, mais pas d'eau pour nettoyer.

"Comment peut-on accoucher sans eau? Comment fait on pour nettoyer les fluides corporels?", demande la sage-femme, les mains rouges de sang.

Les infirmiers de l'établissement racontent les mêmes scènes qu'à Bangui: des jeunes à moto sous des montagnes de bidons jaunes s'en vont puiser l'eau en centre-ville.

Vétusté et manque de moyens

Parfois, c'est aux robinets publics comme à Lakounga, parfois sur des canalisations vandalisées. Certains particuliers qui ont encore l'eau courante la revendent aussi, au prix fort.

Joséphine Nzapali, elle, commence ses journées à quatre heures du matin, quand le soleil n'est pas encore levé, pour aller faire la queue et remplir ses bidons.

"Les problèmes avec la Sodeca, c'est chaque année, mais là les puits sont à secs", s'exclame-t-elle.

Au milieu des installations hydrauliques juchées sur une colline surplombant l'Oubangui, le directeur technique de la Sodeca, Eric Megalos-Dima, pousse un long soupir: "Par où commencer... disons que le problème est multifactoriel".

Vétusté des installations, guerre, manque de moyens... Les problèmes sont nombreux pour l'entreprise dont les installations ont été construites par l'Etat en 1976, quand la ville n'abritait que... 500.000 personnes.

Aujourd'hui, il y au bas mot 1,5 million d'habitants à Bangui.

"Sur les cinq pompes initiales, seulement trois fonctionnent; sur les trois conduites d'eau brutes, une seulement est utilisable; il y a des fuites sur tout le réseau, et l'insécurité empêche la réparation", détaille Eric Megalos-Dima.

Et en saison sèche, les pompes ont plus de difficulté à fonctionner et la situation empire.

Les années précédentes, quand les pluies venait à manquer, les Banguissois se rabattaient sur les nombreux puits et forages individuels.

"Mais cette année la sècheresse dure et les puits sont taris", estime le directeur technique. "Le réchauffement climatique se fait sentir, chaque année ça empire. Il est urgent de faire de nouveaux forages".

Le 12 mars, le gouvernement a annoncé la mise en place de citernes d'eau dans les quartiers hauts de la capitale, et la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 12.000 Casques bleus) la distribution d'eau dans certains quartiers.

En attendant, un autre habitant de la capitale attend à Lakouanga de remplir ses bidons. "Depuis ce matin je cherche de l'eau au lieu de travailler", râle-t-il. "L'eau c'est la vie! Sans eau on ne peut pas vivre...".

Deux Chinois enlevés dans le sud-est du Nigeria

Des mineurs traitent de la poussière fine et du sol à la recherche d'or dans une colonie de mineurs à Anka, à Zamfara, au Nigéria. 21 avril 2016.

Deux Chinois travaillant sur un chantier du sud-est du Nigeria ont été enlevés par des hommes armés qui avaient le visage dissimulé par un masque, a déclaré vendredi la police.

L'enlèvement s'est produit jeudi à Ohaozara dans l'Etat d'Ebonyi, a précisé la porte-parole de la police Loveth Odah.

De premières recherches n'ont rien donné et une équipe spéciale a été dépêchée "pour secourir les deux ressortissants chinois sains et saufs", a-t-elle ajouté.

Les enlèvements pour rançon sont fréquents au Nigeria, en particulier dans le sud producteur de pétrole. Les victimes sont généralement libérées après versement de l'argent.

De nombreuses sociétés chinoises travaillent sur des chantiers d'infrastructures au Nigeria, dont des voies ferrées, aéroports et routes. Leurs salariés ont souvent été cibles d'enlèvements de la part de gangs spécialisés.

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