Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Coronavirus

Covid-19: tour d'horizon de l'obligation vaccinale dans le monde

L'armée zimbabwéenne vaccine la population contre le COVID 19 à Ntepe à Gwanda au Zimbabwe.

Un nombre croissant de pays impose un certificat de vaccination pour certaines catégories, à l'image de la France où il sera obligatoire mercredi pour les personnels des hôpitaux et maisons de retraite, pompiers, ambulanciers et aides à domicile.

Tour d'horizon, non exhaustif, de l'obligation vaccinale anti-Covid-19 dans le monde:

- Obligatoire pour tous les adultes: une exception -

Très peu de pays imposent la vaccination à toute leur population adulte. C'est le cas dans deux États autoritaires d'Asie centrale, le Tadjikistan et le Turkménistan, l'un des rares pays à n'avoir déclaré aucun cas officiel de Covid.

Au Vatican, une note du 8 février 2021 rend impératif le vaccin pour les habitants du plus petit État au monde et les employés qui y travaillent.

Territoire français du Pacifique sud disposant d'une large autonomie, la Nouvelle-Calédonie va rendre obligatoire la vaccination pour toutes les personnes majeures et pour les voyageurs, selon une décision adoptée le 3 septembre.

- Obligation pour certaines catégories -

Les obligations vaccinales pour certaines catégories professionnelles se sont multipliées partout dans le monde.

Aux États-Unis, le président Joe Biden a rendu, jeudi, la vaccination obligatoire pour les employés fédéraux et les sous-traitants d'agences fédérales, le personnel des maisons de retraite recevant des subventions fédérales et des écoles sous contrôle fédéral.

En France, elle s'appliquera aux personnels des hôpitaux, maisons de retraite, aux pompiers, ambulanciers et aides à domicile, à partir du mercredi 15 septembre.

En Grèce, la vaccination est devenue obligatoire pour le personnel des maisons de retraite le 16 août, pour les soignants le 1er septembre.

En Italie, médecins et personnels de santé sont contraints de se faire vacciner depuis fin mai, sous peine de ne plus pouvoir exercer au contact de personnes. La règle s'appliquera au personnel des maisons de retraite le 10 octobre.

Au Royaume-Uni, les employés des maisons de retraite devront être vaccinés à partir du 11 novembre. Une consultation publique sur l'extension de l'obligation vaccinale à d'autres établissements de santé a été lancée.

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban a annoncé le 16 juillet que la vaccination serait obligatoire pour les soignants.

Le Kazakhstan a ordonné le 1er juillet la vaccination obligatoire de la plupart des employés en contact avec d'autres personnes.

En Australie, les employés des maisons de retraite devront avoir reçu au moins une injection d'ici au 17 septembre.

En Guinée Équatoriale, la vaccination est obligatoire depuis le 20 juillet pour les militaires, les personnels de santé ou les enseignants.

En Gambie, les autorités imposent la vaccination depuis la mi-août aux employés du tourisme.

Le Zimbabwe a averti mercredi que les fonctionnaires refusant la vaccination devraient démissionner.

Au Canada, les 300.000 fonctionnaires fédéraux devront bientôt être vaccinés ainsi que tous les voyageurs montant à bord d'un train, d’un avion ou d'un bateau.

- Obligations imposées par les entreprises -

Un nombre croissant de grandes entreprises imposent à tout ou partie de leurs employés d'apporter la preuve qu'ils ont bien été vaccinés.

C'est notamment le cas aux États-Unis pour les pharmacies CVS, le pétrolier Chevron, Disney ou encore la banque Goldman Sachs depuis août, avant que Washington décide, cette semaine, d'imposer aux entreprises de plus de 100 salariés un système de pass sanitaire.

En Australie, la compagnie aérienne Qantas impose, elle aussi, la vaccination à l'ensemble de son personnel.

- Pas obligatoire, mais presque -

Dans certains cas, la vaccination n'est pas obligatoire mais les obligations ou restrictions pour les non-vaccinés sont très dissuasives.

En Arabie saoudite, la vaccination est obligatoire pour entrer dans les établissements publics et privés, y compris les établissements scolaires et les lieux de divertissement, ainsi que pour utiliser les transports publics.

En Italie, les enseignants, personnels des établissements scolaires et universitaires, étudiants d'universités doivent, s'ils ne sont pas vaccinés, fournir la preuve d'un test négatif tous les deux jours.

- Obligations locales -

Il existe aussi de nombreux cas d'obligations vaccinales au niveau local pour certaines professions, activités ou pour l'accès à certains services.

Par exemple, à Moscou pour les employés dans le secteur des services, à Los Angeles pour les élèves de plus de 12 ans ou en Chine pour l'accès aux hôpitaux, écoles ou transports publics de plusieurs localités.

Dans plusieurs provinces canadiennes, dont le Québec, il est obligatoire d’être vacciné pour aller dans un bar, un restaurant, au théâtre ou dans un club de sport au-delà de 12 ans.

Toutes les actualités

Les Etats-Unis veulent redoubler d'efforts dans la lutte internationale contre la pandémie

Un agent de santé administre un vaccin contenant le vaccin Pfizer sur un soignant de la maison de retraite SAVF Evanna Tehuis près de Klerksdorp, le 19 mai 2021.

Les Etats-Unis vont doubler leurs dons de vaccins contre le Covid-19 et tâcher de rallier la communauté internationale autour d'un objectif très ambitieux, à savoir atteindre 70% de la population de chaque pays du monde vaccinée d'ici un an, ont indiqué mercredi de hauts responsables de l'administration américaine.

Washington va acheter et distribuer aux pays en développement 500 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech. Cela double quasiment, à plus de 1,1 milliards, le nombre de doses que les Etats-Unis ont à ce jour promis de donner, ont indiqué mercredi ces sources, qui ont requis l'anonymat.

L'annonce doit être faite officiellement mercredi par le président américain Joe Biden lors d'un sommet virtuel qu'il organise sur la lutte contre la pandémie. "C'est un immense engagement des Etats-Unis. Pour chaque dose que nous avons administrée dans ce pays, nous en donnons trois à d'autres pays", ont-elles insisté.

Les vaccins seront achetés à prix coûtant, et acheminés via le mécanisme international Covax, selon les hauts responsables. A ce jour, les Etats-Unis ont déjà expédié environ 160 millions de doses à plus de 100 pays différents.

Le sommet de mercredi doit durer quatre heures et rassembler, virtuellement, des responsables de plus de 100 pays, selon les hauts responsables, qui n'ont pas donné plus de détails sur l'identité des participants.

Joe Biden veut, lors de cet événement, "un objectif ambitieux", à savoir que chaque pays, y compris parmi les plus pauvres, "atteigne 70% de vaccination", avant la prochaine Assemblée générale des Nations Unies, c'est-à-dire dans un an.

Selon le décompte de OurWorldInData, par exemple, à l'heure actuelle 43,5% de la population internationale a reçu au moins une dose de vaccin. Mais ce chiffre, tiré vers le haut par la course à la vaccination des pays développés, cache des inégalités gigantesques puisque la proportion tombe à 2% seulement dans les pays les plus pauvres.

"Ce sommet a pour ambition de décréter le début de la fin de la pandémie", selon les sources américaines, "cela va demander beaucoup de travail." "Les Etats-Unis font leur part et augmentent leurs efforts une nouvelle fois. Mais nous ne pouvons pas faire cela tous seuls", ont-elles indiqué.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 4,7 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP.

L'OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

L'organisation mondiale de la santé n'a de cesse d'exhorter les pays riches à distribuer davantage de vaccins aux populations vulnérables des pays les plus pauvres, plutôt que de fournir des rappels (doses "boosters") à leurs propres ressortissants, ce qu'envisage l'administration Biden.

Le président démocrate, qui répéte à l'envie que "l'Amérique est de retour" sous sa houlette, entend que les Etats-Unis prennent la tête de la lutte internationale contre la pandémie.

Mais il doit composer chez lui avec des réticences parfois virulentes à la vaccination.

Ce alors que le Covid-19 a tué davantage d'Américains que la grippe espagnole en 1918-19, selon les données publiées lundi par l'université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière.

Plus de 678.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont décédées aux Etats-Unis, selon ce dernier bilan.

A New York, la fin du télétravail fait grincer des dents

A New York, la fin du télétravail fait grincer des dents
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

USA: l'argent confisqué au vice-président Obiang sera utilisé pour fournir des vaccins covid aux Équato-Guinéens

Le vice-président Teodorin Obiang Nguema, le fils du président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema lors d'une messe à la cathédrale de Malabo pour célébrer son 41e anniversaire, le 25 juin 2013.

Au total 15 milliards FCFA seront utilisés et 600.000 personnes devraient en bénéficier, selon Washington.

Le gouvernement américain a annoncé lundi que l'argent provenant de la liquidation des biens prétendument mal acquis confisqués au vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, sera utilisé pour acheter des médicaments et des vaccins contre le coronavirus pour la population équato-guinéenne.

M. Obiang Mangue, 53 ans, est le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979.

Selon un communiqué du ministère américain de la justice dont copie est parvenue à VOA Afrique, le montant total de cette opération s’élève à 26,6 millions de dollars, soit près de 15 milliards de francs CFA.

L’achat des vaccins anti-covid sera géré par les Nations unies à hauteur de 19,25 millions de dollars, soit environ 10,7 milliards FCFA. Les 6,35 millions de dollars restants (environ 3,5 milliards FCFA) seront attribués à une organisation caritative pour l'achat de médicaments divers. C’est l’ONG Medical Care Development International (MCDI) qui a été désignée à cet effet.

Basée dans la banlieue de Washington, MCDI est dirigée par Dr Joséa Ratsirarson, ancien secrétaire général au ministère de la Santé publique de Madagascar. Selon le site web de l’ONG, MCDI a déjà mené à bien trois interventions dans le domaine de la santé en Guinée équatoriale en faveur des femmes et des enfants, notamment dans la lutte contre le paludisme et le cancer cervical.

Blouson Michael Jackson et Ferrari

Au moins 600 000 personnes devraient bénéficier de ces deux opérations en Guinée équatoriale, selon les estimations du gouvernement américain.

La confiscation des biens de Teodoro Nguema Obiang Mangue est le résultat d'une longue bataille juridique engagée par les autorités fédérales visant les avoirs de certaines personnalités politiques africaines aux États-Unis.

Parmi les biens confisqués à l’actuel vice-président de la Guinée équatoriale, on inventoriait un blouson avec un autographe du légendaire musicien Michael Jackson, décédé en 2009. Il y avait aussi une villa à Malibu et une Ferrari.

C'est aussi dans le cadre de cette bataille qu'un appartement de luxe appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président de la République du Congo, a été confisqué à Miami en 2020. C'est aussi dans ce cadre qu'un manoir appartenant à l'ancien président gambien Yayah Jammeh a été saisi dans l'État du Maryland, il y a un an.

Selon les procureurs, M. Obiang Mangue, quoique haut fonctionnaire, avait un salaire relativement modeste qui ne pouvait pas justifier le style de vie somptueux qu’on lui attribue.

C’est donc "par le biais de la corruption et du blanchiment d'argent, en violation des lois américaines et équato-guinéennes" qu’il a pu amasser une fortune de plus de 300 millions de dollars, conclut le communiqué des autorités américaines.

Aucun commentaire de la Guinée équatoriale n'est parvenu immédiatement à VOA Afrique.

Nouvelle rentrée scolaire sous covid

Nouvelle rentrée scolaire sous covid
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Pfizer dit que son vaccin covid peut être administré aux enfants de 5 à 11 ans

Des élèves de maternelle portent des masques anti-covid au premier jour de reprise des cours en présentiel à Bogota, en Colombie, lundi 15 février 2021.

Le vaccin COVID-19 de Pfizer est efficace chez les enfants âgés de cinq à onze ans, a annoncé la société lundi.

La société va bientôt demander l'homologation aux États-Unis pour cette tranche d'âge, une étape clé dans l'initiation de la vaccination chez les jeunes enfants.

Le vaccin fabriqué par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech est déjà disponible aux États-Unis pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Mais avec la reprise des classes, on observe aux États-Unis une forte augmentation des infections chez les enfants.

De nombreux pays occidentaux ont limité les vaccinations à 12 ans et plus jusqu'à ce qu'ils disposent de données sur le dosage et la fiabilité chez les patients plus jeunes.

Vaccination en cours à Cuba et en Chine

Ailleurs, la vaccination des enfants en bas âge est déjà en cours. A Cuba, les autorités sanitaires ont commencé à vacciner les enfants à partir de l'âge de deux ans, avec un vaccin développé sur place.

En Chine, les autorités ont autorisé l'utilisation de deux vaccins développés localement à partir de l'âge de trois ans.

Même si les enfants sont moins exposés au risque de tomber gravement malade ou de mourir de la maladie COVID-19, à ce jour plus de 5 millions d'enfants ont contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie aux États-Unis et au moins 460 en sont morts, selon l'Académie américaine de pédiatrie.

Les cas chez les enfants ont augmenté de façon spectaculaire à mesure que la variante du delta s'est répandue dans le pays.

Voir plus

XS
SM
MD
LG