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Couvre-feu prolongé jusqu'à nouvel ordre dans le sud-est du Nigeria

  • VOA Afrique

Vue sur une rue de Port Harcourt, une des villes touchées par le couvre-feu, dans l'Etat de Rivers, le 31 mars 2015.

Le gouvernement local de l'Etat d'Abia (sud-est du Nigeria) a décidé de prolonger jusqu'à nouvel ordre le couvre-feu mis en place pour tenter d'apaiser les violences communautaires entre les indépendantistes biafrais, la minorité haoussa et les forces de sécurité.

"Nous souhaitons informer le public que le couvre-feu à Aba (capitale de l'Etat d'Abia), sera désormais effectif de 22 heures à 6 heures du matin à compter d'aujourd'hui (lundi 18 septembre), jusqu'au 28 septembre", selon un communiqué du porte-parole du gouverneur.

Il était effectif depuis la semaine dernière, de 18 heures à 6 heures, mais devait s'interrompre dimanche soir.

"Nous nous réjouissons du fait qu'une paix relative et le calme soit revenus dans l'Etat", poursuit Enyinnaya Appolos.

Le sud-est du Nigeria a connu une semaine d'affrontements et de violences qui ont fait plusieurs morts à Port Harcourt (Etat de Rivers), Aba, Asaba (Etat du Delta), sur les territoires de l'ancien Biafra.

L'IPOB, mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra, demande l'indépendance de cette province à majorité igbo et a perpetré plusieurs attaques contre les forces de sécurité et contre la communauté musulmane haoussa, installée dans la région depuis plusieurs générations pour y faire du commerce.

L'IPOB dénonce de son côté des actions de répression violente du pouvoir central, assurant que les soldats ont tué plusieurs de ses militants ces derniers jours. L'armée a démenti.

Lundi après-midi, le ministre de l'Information et de la Culture, Lai Mohammed, a mis en garde les internautes et les médias contre "les mensonges" et la "propagande" de l'IPOB, qui, selon lui, a "collectionné des vidéos et des photos sanglantes d'autres pays et d'autres années, qu'ils font circuler sur les réseaux sociaux pour amadouer la communauté internationale".

L'IPOB, fondé en 2013, "s'est peu à peu métamorphosé" pour devenir un "défi sécuritaire", avait écrit vendredi dans un communiqué le porte-parole de la Défense, John Enenche, décidant de classer le mouvement comme organisation terroriste.

Avec AFP

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