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La Côte d'Ivoire et le Ghana signent un accord contre le travail des enfants dans la cacao-culture

Des enfants vivant dans un village producteur de cacao près d'Oumé, en Côte d'Ivoire, le 30 juin 2005. (AP/Photo Schalk van Zuydam)

Dominique Ouattara et Lordina Mahama, premières dames de Côte d'Ivoire et du Ghana, ont signé mardi à Abidjan un accord de coopération engageant leur deux pays, premiers producteurs mondiaux de cacao, à lutter contre la travail des enfants dans la cacao-culture.

"Profondément préoccupées par l'ampleur du phénomène", les signataires ont, lors d'une cérémonie, "dénoncé avec fermeté le fait que ceux qui se livrent à la traite des enfants, profitent de la vulnérabilité sociale et économique des familles et des enfants dans le but de les exploiter en ayant recours à la force, à l'enlèvement, à la fraude ou à la tromperie".

"Nos pays sont donc particulièrement exposés à la question des pires formes de travail des enfants dans la cacao-culture", a souligné Mme Ouattara, qui est très en pointe dans la lutte contre le travail des enfants.

"C'est pourquoi nous avons décidé de fédérer nos efforts pour protéger nos enfants", a-t-elle expliqué.

L'accord prévoit un renforcement de la coopération de police et de gendarmerie entre le Ghana et la Côte d'Ivoire, respectivement deuxième et troisième économies d'Afrique de l'Ouest, sur cette question.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire, qui sont voisins et "jumeaux" par la géographie, le peuplement et l'agriculture, représentent plus de plus de 60% de la production mondiale de cacao.

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, avait présenté en mai dernier, un nouveau projet en vue de sauver plus de 5.000 enfants "vulnérables" des plantations de cacao dans le cadre du plan d'action national de lutte (PFTE) contre les "pires formes de travail des enfants".

Intitulé "Eliminer le travail des enfants dans la cacao-culture (Eliminating Child Labor In Cocoa - ECLIC en anglais), ce projet est financé par le département américain du Travail à hauteur de 4,5 millions de dollars sur cinq ans.

Le cacao ivoirien représente environ 40% des parts du marché mondial et 15% du PIB du pays. Selon la Banque mondiale, l'or brun représente les deux tiers des emplois et des revenus de la population de ce pays.

Néanmoins, de nombreuses familles agricoles font toujours face à une pauvreté persistante avec moins d'un dollar par jour de revenu. Cette pauvreté est l'un des facteurs qui contribuent au travail des enfants dans les plantations de cacao.

La Côte d'Ivoire est aussi considérée comme une importante destination régionale du trafic d'enfants en provenance des pays frontaliers. Les enfants y viennent pour travailler dans l'agriculture.

Quelque 1,2 million d'enfants ont été engagés dans la cacao-culture en Côte d'Ivoire en 2013/2014, selon les chiffres de la Fondation.

Avec AFP

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Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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