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Coronavirus: les autorités maliennes déploient un dispositif à trois niveaux d'alerte

Les techniciens expliquent la procédure au ministre de la santé, le 17 mars 2020. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, le gouvernement a adopté des mesures contre le coronavirus. Ainsi, tous les passagers quels qu’ils soient venant des zones où sévit le virus seront systématiquement examinés et mis en auto-isolement pendant 14 jours. Pendant toute cette période, une équipe fera leur suivi quotidien.

Six des sept pays frontaliers au Mali sont touchés par le coronavirus. Même si pour l'instant le gouvernement malien n'envisage pas de fermer les frontières, les autorités ont annoncé une série de mesures visant la prévention, le dépistage et le traitement des cas éventuels.

"Le Mali manifeste sa solidarité avec tous les pays touchés. Il n’y a aucune restriction sur les vols aériens", confie le ministre de la santé et des affaires sociales, Michel Hamala Sidibé.

Le plan de réponse mis en place comprend trois niveaux d'alerte.

"Premier niveau d'alerte, c'est de faire en sorte qu'on empêche l'entrée du virus au Mali. Deuxième niveau, c'est de faire en sorte que si on a le virus, on contrôle la propagation au niveau du territoire. Troisième niveau, faire en sorte que l'impact ne soit pas majeur. Nos laboratoires sont prêts, on a les différents centres qui sont préparés pour la prise en charge", explique le ministre Sidibé.

Tous les voyageurs recevront une prise de température systématique et un numéro vert est opérationnel, le 36 0 61.

Les voyageurs avec symptômes mineurs, qui arrivent avec de la fièvre en provenance de pays fortement touchés par le virus, seront soumis à un auto-isolement pendant 14 jours, et recevront un suivi journalier par une équipe médicale.

"Les voyageurs avec symptômes majeurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés) et d'autres signes et symptômes respiratoires en provenance de pays fortement touchés par le covid-19 seront transportés à un site d'isolement pour être testés", a déclaré M. Sidibé.

Coronavirus : État des lieux de la pandémie en Afrique
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Les dispositifs en place

De son côté, le premier ministre a visité les laboratoires et les centres pouvant accueillir les éventuels cas de coronavirus au Mali.

Pour le ministre de la santé, rien ne se fera à la légère. ​Concrètement, il s'agit de suspendre la participation des cadres maliens dans les réunions dans les pays fortement touchés et de suspendre la tenue des regroupements importants dans le pays. "On doit réduire au maximum les grands rassemblements non-nécessaires", souligne Michel Hamala Sidibé​.

Concernant la prise en charge des cas

Les personnes testées positives au covid-19 seront prises en charge dans les sites retenus par le ministère de la santé et des affaires sociales.

Compte tenu de la présence d’un grand nombre de forces étrangères, une coordination étroite est indispensable avec les ambassades, la Minusma, l’opération Barkhane, la Mission de Formation de l’Union Européenne, et les Organisations Internationales, pour la prévention et la prise en charge des cas.

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Crise malienne: le médiateur Pierre Buyoya insiste sur le dialogue direct

L'ex président burundais Pierre Buyoya avec sa femme Sophie (à dr.), en compagnie de l'ancienne présidente d'Irlande Mary Robinson à Kigali, au Rwanda, le 7 avril 2014. (REUTERS/Noor Khamis)

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Mali et la région du Sahel, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya, a exprimé mardi son optimisme quant à l'issue des négociations en cours pour résoudre la crise au Mali.

"Les Maliens ont compris qu'il y a eu échec probablement parce qu'il n'y a jamais eu un dialogue direct entre protagonistes maliens", a déclaré l'ancien président dans un entretien avec Frédéric Nkundikije de la VOA. "Je pense qu'on finira par y arriver", a-t-il ajouté.

M. Buyoya, 70 ans, s’y connaît en matière de résolution des conflits. Il a été président du Burundi à deux reprises, d’abord de 1987 à 1993 et ensuite de 1996 à 2003. Dans les deux cas, à la faveur d’un coup d'État. Il quitte le pouvoir suite à un accord de paix négocié par l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.

Depuis son départ de la présidence burundaise, M. Buyoya a contribué à divers efforts de médiation. Il a aussi dirigé des missions d'observation électorale dans de nombreux pays du continent. Autant d'expérience qu'il entend mettre à profit pour une résolution pacifique de la crise malienne.

"Le Mali est un pays important dans le dispositif de sécurité en Afrique de l'ouest", a déclaré M. Buyoya.

La coalition M5-RFP dit non au plan de sortie de crise de la CEDEAO
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Comment les Maliens ont passé la Tabaski

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Cinq soldats maliens ont été tués

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Pour l'Aïd, l'imam Dicko appelle à "chasser les démons de la division" au Mali

Mahamoud Dicko à Badalabougou le 24 juillet 2020. (VOA Bambara)

Les Maliens doivent "se faire violence" et "chasser les démons de la division", a déclaré vendredi la figure morale de l'opposition au Mali, l'imam Mahmoud Dicko, à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, alors que les efforts pour dénouer la crise politique au Mali font du surplace.


​"Chacun dans ce pays doit faire violence sur soi, doit avoir un dépassement de soi, pour que les coeurs se rapprochent, pour que nous puissions vraiment bâtir ensemble notre pays dans la paix, la prospérité et la quiétude", a déclaré à la presse l'influent chef religieux, après avoir dirigé la prière dans sa mosquée de Bamako et sacrifié un mouton, comme le veut la tradition lors de cette fête, la plus importante du calendrier musulman.

"C'est un devoir citoyen et un devoir religieux pour tout un chacun. C'est un voeu ardent que je formule. Je pense que, Inch' Allah (si Dieu le veut, ndlr), le peuple malien saura avoir les ressources nécessaires pour chasser les démons de la division, de la discorde, dans notre pays et que les coeurs se retrouvent pour qu'on ait un Mali stable dans la paix et dans la quiétude", a ajouté l'imam Dicko.

Le religieux de 66 ans est la figure clé du mouvement de contestation sans précédent du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK" qui a vu le jour ces derniers mois et qui fait craindre aux voisins du Mali, épicentre de la menace jihadiste au Sahel, que le pays sombre dans le chaos.

Après avoir appelé à voter pour M. Keïta en 2013, l'imam Dicko s'en est éloigné au point de devenir la bête noire du chef de l'Etat, qui le soupçonne de vouloir faire du Mali une république islamique.

L'influent imam souffle le chaud et le froid sur le plan de sortie de crise adopté par les Etats ouest-africains de la Cédéao lors d'un sommet virtuel lundi dernier.

Contrairement au mouvement d'opposition M5-RFP, coalition hétéroclite de chefs religieux, d'opposants et de membres de la société civile dont il est proche sans en faire formellement partie, Mahmoud Dicko ne réclame pas la démission du chef de l'Etat.

Mais il a rejeté la main tendue du Premier ministre Boubou Cissé, qui lui demandait de jouer de son influence pour que l'opposition le rejoigne dans un gouvernement d'union nationale, l'une des recommandations essentielles de la Cédéao.

Lors d'un tête-à-tête mardi, Mahmoud Dicko a au contraire demandé à Boubou Cissé de "rendre sa démission" afin que soit formé un "vrai gouvernement d'union nationale".

Crise malienne: toujours pas de compromis en vue

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