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Les autorités tchadiennes ferment écoles, bars et lieux de culte

L'entrée principale de la mairie de N'Djamena, au Tchad, le 20 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, après avoir enregistré un premier cas de COVID-19 sur un passager de nationalité marocaine en provenance de Douala, au Cameroun, les autorités ont décidé de la fermeture des établissements scolaires. Elles ont aussi interdit tout regroupement de plus de 50 personnes.

Les activités tournent au ralenti dans la ville de N’Djamena. A l’hôtel de ville vendredi, des consignes fermes ont été données aux agents municipaux: filtrer les entrées pour les cérémonies de mariage avec une restrictions de 10 personnes maximum dans la salle.

Gadengar Roasna Rodrique, directeur de l'assainissement de la mairie de N'Djamena, le 20 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Gadengar Roasna Rodrique, directeur de l'assainissement de la mairie de N'Djamena, le 20 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Pour Gadengar Roasna Radrique, le directeur de l’assainissement de l’environnement et de la santé de la mairie de N’Djamena, les mariages sont maintenus mais ce sont seulement les mariés eux-mêmes et leurs témoins qui sont autorisés à entrer dans la salle.

"Nous avions fait face déjà à une situation pareille au temps de Boko Haram ou nous avons limité l’accès aux gens et je pense que le même dispositif qui avait été adopté sera appliqué pour ce cas précis", affirme-t-il.

Les citoyens apprécient ces mesures de prévention et demandent au gouvernement d’élargir leur portée à d’autres secteurs de la vie.

"Je trouve ces mesures très bonnes. Mais ce n’est pas facile pour tout le monde. Quand tout sera fermé, il faut avoir de la provision à la maison, mais si tu n’as pas de moyens, ça va être difficile. Ils ont fermé les établissements et les enfants sont restés à la maison. Mais s’ils ne trouvent pas à manger, ça sera un autre problème encore", se lamente une Tchadienne.

Toutes les rencontres nationales et internationales sont également suspendues. Au journal N’Djamena Bihebdo, qui s’apprête à célébrer ses trente ans fin mars, les responsables ont décidé de repousser cette manifestation.

Djendoroum Mbainiga, directeur de publication du journal N'Djamena Bihebdo, le 20 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Djendoroum Mbainiga, directeur de publication du journal N'Djamena Bihebdo, le 20 mars 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Djéndoroum Mbaininga, directeur de publication du journal, indique que les mesures sont prises certes, mais il faut que cette surveillance soit sévère pour ne pas permettre la porosité.

Le gouvernement a également informé la population que les lieux de culte sont également fermés sur toute l’étendue du territoire.

Pour rappel, le Tchad compte actuellement un cas de coronavirus.

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52 militaires tchadiens tués dans une opération contre Boko Haram

52 militaires tchadiens tués dans une opération contre Boko Haram
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52 militaires tchadiens tués dans une opération contre Boko Haram

Des soldats tchadiens sur des chars lors de leur retour du Niger voisin où ils combattaient le mouvement islamiste Boko Haram, à N’Djamena, 11 décembre 2015.

L'opération militaire lancée contre le groupe jihadiste Boko Haram au lac Tchad a coûté la vie à "52 militaires tchadiens", a annoncé à l'AFP le porte-parole de l'armée tchadienne, affirmant qu'un millier de jihadistes ont été tués.

Déployée le 31 mars, l'armée tchadienne a achevé son opération mercredi, chassé les jihadistes de son sol et se trouve "en profondeur sur le territoire du Niger et du Nigéria, en attendant que leurs troupes prennent le relais" dans cette région frontalière, a assuré le porte-parole, le colonel Azem Bermendoa Agouna.

"1.000 terroristes ont été tués, 50 pirogues motorisées détruites", a-t-il affirmé.

Il s'agit du premier bilan chiffré de l'opération "Colère de Bohoma", lancée par le président Idriss Déby Itno après la mort d'une centaine de soldats tchadiens dans une attaque de Boko Haram contre la base de Bohoma le 23 mars.

Après cette attaque, considérée comme l'une des plus meurtrières de l'histoire de l'armée tchadienne, le président Déby avait décidé de prendre la tête des opérations. Samedi, il affirmait à la télévision nationale, qu'il n'y avait plus "un seul jihadiste sur l'ensemble de la zone insulaire", en référence à la constellation d'îlots parsemés sur le lac Tchad, vaste étendue d'eau marécageuse, de plus en plus asséchée.

Depuis plusieurs mois, à partir de certains de ces îlots, le groupe Boko Haram a intensifié ses attaques contre les quatre pays qui entourent le lac: le Tchad, le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

Ces quatre pays organisent depuis 2015 au sein de la Force multinationale mixte (FMM) leur lutte contre le groupe jihadiste né au Nigeria en 2009, mais le Tchad, qui a mené sa riposte en dehors de ce cadre, n'a pas caché ses frustrations après l'attaque de la base de Bohoma.

"Le Tchad est seul à supporter tout le poids de la guerre contre Boko Haram", s'est plaint le président Déby ce week-end. "J'ai rencontré le commandant de la FMM et lui ai demandé de prendre le relais", a-t-il ajouté.

Face à l'intensification des attaques, le Tchad avait déjà redéployé sur son territoire en janvier 1.200 de ses soldats intégrés à la FMM sur le sol nigérian.

Les autorités tchadiennes disent avoir éradiqué Boko Haram de leur territoire

Le président Idriss Deby, au centre, avec des militaires tchadiens revenus du Niger, à N’Djamena, Tchad, 11 décembre 2015. (AFP PHOTO / BRAHIM ADJI)

Il n'y a "plus un seul élément de Boko Haram sur le territoire tchadien", a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement tchadien lundi, confirmant le message du président Idriss Déby Itno moins de deux semaines après le lancement d'une offensive contre le groupe jihadiste.

"Sur l'ensemble de la zone insulaire, il n'y a pas un seul jihadiste", avait affirmé ce week-end le président depuis la province du Lac, où il s'est rendu mi-mars pour diriger une riposte après une attaque de Boko Haram sur la presqu'île de Bohoma. Une centaine de militaires tchadiens avaient alors été tués.

Les autorités tchadiennes ne donnent aucun détail sur les effectifs déployés ou sur le nombre de membres de Boko Haram tués ou arrêtés.

"Nous sommes en train de recouper les informations de différents sites d'opération avant de donner un bilan", a justifié le ministre de la commission et porte-parole du gouvernement du Tchad, Oumar Yaya Hissein.

Selon le président, les jihadistes encore libres "sont entrés soit au Niger, soit au Nigeria, soit au Cameroun".

Les membres de Boko Haram auraient donc quitté la nuée d'îlots éparpillés sur le lac Tchad, vaste étendue d'eau marécageuse à la frontière des quatre pays.

Le président Déby ne cache pas sa frustration envers ses trois voisins, avec qui le Tchad combat Boko Haram depuis 2015 au sein de la Force multinationale mixte (FMM).

"Le Tchad est seul à supporter tout le poids de la guerre contre Boko Haram (...) J'ai rencontré le commandant de la FMM et lui ai demandé de prendre le relais", a-t-il affirmé.

Malgré le ton triomphant du gouvernement tchadien, l'International Crisis Group (ICG) estime que la lutte contre Boko Haram est "loin d'être terminée".

Avec 6.000 soldats déployés dans la zone du lac Tchad avant l'attaque de mi-mars, "les autorités tchadiennes ne bénéficient que de marges de manoeuvre limitées pour renforcer ces effectifs", écrit ICG dans un commentaire.

Le groupe jihadiste Boko Haram, né en 2009 au Nigeria, avait intensifié ses attaques dans la zone du lac ces derniers mois, poussant le Tchad à redéployer en janvier 1.200 de ses soldats, intégrés à la FMM, qui étaient passés du territoire nigérian au sol tchadien.

Face au Covid-19, des bénévoles tchadiens distribuent des seaux à robinet

Nétoua Ernestine le Néribar présidente de l'association Femme Aussi, au Tchad, le 2 avril 2020. (VOA/André Kodmadjingar).

Au Tchad, la présidente de l'association "Femme Aussi", Nétoua Ernestine Le Néribar, a lancé une initiative de distribution de seaux à robinet à N’Djamena, la capitale.

La présidente de l‘association "Femme Aussi", un groupe d’appui aux personnes vulnérables, Nétoua Ernestine Le Néribar, a décidé de s’impliquer dans la sensibilisation de la population aux mesures d’hygiène.

Une Tchadienne lance une initiative de distribution de seaux à robinet
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Avec ses propres moyens, elle fabrique des seaux à robinet qu’elle offre aux familles démunies afin que celles-ci puissent se laver convenablement les mains.

Elle dit avoir commencé à fabriquer deux seaux à la maison. Ensuite, elle a sensibilisé ses voisins. Quand elle a réalisé que les femmes de son quartier n'avaient pas les moyens financiers pour pouvoir s'acheter des seaux, elle a commencé à les distribuer gratuitement.

Activiste et entrepreneure, Nétoua Ernestine le Néribar se sert également des réseaux sociaux pour exhorter les personnes de bonne volonté à appuyer son initiative.

Son appel à aider les plus vulnérables face à la crise sanitaire du COVID-19 a été entendu.

Nétoua Ernestine le Néribar entourée de quelques bénévole au service de la population vulnérable, au Tchad, le 2 avril 2020. (VOA/André Kodmadjingar).
Nétoua Ernestine le Néribar entourée de quelques bénévole au service de la population vulnérable, au Tchad, le 2 avril 2020. (VOA/André Kodmadjingar).


"De trois, on a eu cinq seaux, de cinq, on est monté à dix. On a fabriqué plus de 500 seaux à robinet. C’est tout un projet, et l’idée n’est pas de s’arrêter à mon quartier, mais d’aller plus loin à l’intérieur du pays pour en distribuer", a-t-elle déclaré.

La jeune femme n’est pas seule dans cette œuvre. Quelques jeunes bénévoles lui donnent un coup de main.

Nétoua Ernestine Le Néribar se dit heureuse de pouvoir apporter sa modeste contribution à la lutte contre le covid-19. Elle assure ne pas être en quête de notoriété, mais qu’elle serait ravie de collaborer avec les autorités dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus au Tchad.

Un tribunal sénégalais libère Hissène Habré pour des raisons de santé

L'ancien chef de l'Etat tchadien Hissène Habré lève la main lors d'une audience dans un tribunal à Dakar, au Sénégal, le 30 mai 2016. (AP Photo/Carley Petesch)

L'ancien chef de l'Etat tchadien Hissène Habré a obtenu un sursis de deux mois de sa condamnation à vie par un juge sénégalais. Âgé de 77 ans, Hissène Habré avait été reconnu coupable en 2016 de crimes contre l'humanité par un tribunal spécial au Sénégal.

Son avocat aurait demandé ce geste humanitaire parce qu'il a plus de 70 ans, et les personnes âgées sont invitées à faire preuve d'une extrême prudence pour éviter toute infection de coronavirus.

Le juge a déclaré que les autorités sénégalaises utilisent la prison de Cap Manuel à Dakar pour maintenir les nouveaux détenus en isolement pendant la quarantaine liée au nouveau coronavirus, afin d'éviter toute propagation potentielle du virus.

Hissène Habré passera passera donc les 60 prochains jours à son domicile de situé à Ouakam, un quartier de Dakar.

Selon une dépêche de l'AFP, une association de victimes de son régime a critiqué la décision de libérer l'ancien dirigeant tchadien, arguant que "la crise sanitaire ne doit pas servir de prétexte à la libération anticipée de Hissène Habré".

A ce jour, le Sénégal compte 237 cas confirmés de coronavirus. Parmi eux il y a 105 guéris et 2 décès, selon le tout dernier décompte des autorités sanitaires.

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