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Coronavirus: le Brésil injecte 11 milliards de dollars dans son économie

Le ministre brésilien de la santé Luiz Henrique Mandetta appliquant du gel désinfectant sur les mains du président Jair Bolsonaro lors d'une conférence de presse sur le Covid-19, au palais présidentiel Planalto, Brasilia, 18 mars 2019. (Photo AP/André Borges)

La banque étatique de développement BNDES du Brésil a annoncé dimanche qu'elle allait injecter dans l'économie 55 milliards de réaux pour protéger les emplois face à la crise sanitaire causée par le nouveau coronavirus.

"Ces quatre mesures injectent 55 milliards de réaux dans le système financier brésilien", a annoncé le président de la BNDES, Gustavo Montezano, lors d'un échange avec la presse par visioconférence au côté du chef de l'Etat Jair Bolsonaro.

Cette somme doit servir à financer durant six mois la suspension des paiements des intérêts et des crédits directs et indirects des entreprises brésiliennes à la BNDES, et à augmenter son offre de prêts aux petites et moyennes entreprises (PME).

"La vie d'abord certes, mais ne pas perdre son travail est également très important", a déclaré le président Bolsonaro.

Le Brésil, qui compte 210 millions d'habitants, est le pays le plus touché en Amérique latine, enregistrant 1.546 cas de contamination dont 25 décès.

Pour éviter d'importer encore plus de cas, il avait fermé jeudi les frontières avec tous ses voisins, à l'exception de l'Uruguay. Cette exception ne tient plus, les gouvernements de Brasilia et de Montevideo étant convenus dimanche de fermer cette frontière.

"Nous nous sommes mis d'accord" sur des décrets semblables, a déclaré dans un communiqué le ministre uruguayen des affaires étrangères, Ernesto Talvi. Les travailleurs frontaliers et des personnes assurant le transport de marchandises peuvent franchir cette frontière.

Le gouvernement brésilien avait annoncé le 16 mars un plan de 147,3 milliards de réaux pour soutenir l'économie du pays face à la pandémie.

Cette somme doit servir, au cours des trois prochains mois, à soutenir les PME et les familles à bas revenus ainsi que les retraités, a indiqué le ministre de l'économie Paulo Guedes lors d'une conférence de presse à Brasilia.

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Arrêt d'une campagne contre les violences conjugales au Chili mettant en scène un meurtrier

Manifestation contre la violence sexiste à Santiago, Chili, le 4 décembre 2019. (REUTERS/Pablo Sanhueza)

Le gouvernement chilien a retiré, face à un déluge de critiques, une campagne sur les réseaux sociaux montrant un homme condamné pour le meurtre de son épouse plaider de façon larmoyante contre les violences faites aux femmes.

"Ma chère petite fille, ma princesse. En ces jours d'enfermement tu me manques plus que jamais, et je suis très inquiet depuis que je sais que ton petit ami t'a agressée", dit le prisonnier dans cette vidéo.

"Mon âme pleure pour ce qui t'arrive. Peut-être suis-je puni par la vie pour ce que j'ai fait à ta grand-mère. Même si elle n'est plus parmi nous, il ne se passe aucune nuit sans que je ne lui demande pardon pour tout le mal que je lui ai fait", poursuit l'individu, qui conclut: "Il n'est jamais trop tard pour réfléchir et pour demander pardon pour les erreurs du passé".

Cette campagne a soulevé un tollé, notamment parmi les organisations de défense des droits humains. "Les larmes d'un agresseur ne servent à rien pour en finir avec la violence contre les femmes", a dénoncé le Réseau chilien contre les violences faites aux femmes.

"Ne viens pas avec tes lettres, ne viens pas demander pardon ou la compassion parce qu'ici le coupable, celui qui a frappé, c'est toi", a protesté l'ONG Corporacion Matria.

Face aux critiques, la ministre chilienne de la Femme, Macarena Santelices, a présenté ses excuses et annoncé le retrait immédiat de la campagne. "Un agresseur ne pourra jamais se justifier", a-t-elle déclaré.

Paris dément la présence de Juan Guaido dans son ambassade à Caracas

L'opposant vénézuélien Juan Guaidó lors d'une conférence de presse à Caracas, le 23 mars 2020. (Photo Álvaro Algarra/VOA)

La France a démenti vendredi que le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido se soit réfugié dans son ambassade à Caracas, comme l'a affirmé le chef de la diplomatie vénézulienne Jorge Arreaza en réclamant son arrestation.

"M. Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence (de l'ambassadeur) de France à Caracas", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der Mühll.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que l'opposant se trouvait dans "l'ambassade de France" et qu'un autre opposant, Leopoldo Lopez, avait lui trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur d'Espagne.

"Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d'une ambassade de quelque pays que ce soit (...)et faire en sorte que la Justice [les] arrête de force", a-t-il ajouté en référence à l'inviolabilité des représentations diplomatiques.

Le procureur général Tarek William Saab accuse Juan Guaido d'avoir fomenté une tentative d'invasion avec la complicité des Etats-Unis, début mai, et d'encourager des actions déstabilisatrices "en pleine pandémie" du nouveau coronavirus.

Au total, 45 personnes, dont deux anciens soldats américains, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans cette "invasion" manquée, qui avait consisté en un débarquement d'hommes le 3 mai à Macuto, à moins d'une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Washington a démenti toute implication.

En mars, Juan Guaido avait déjà été convoqué par le ministère public dans le cadre d'une enquête pour "tentative de coup d'Etat" et "tentative de magnicide" contre le président Nicolas Maduro.

- Tensions diplomatiques avec Paris-

Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l'ambassadeur de France au Venezuela, Romain Nadal. Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside et sa résidence est privée d'eau et d'électricité.

La France a convoqué le 14 mai l'ambassadeur du Venezuela à Paris pour protester contre cette situation qui "porte atteinte au fonctionnement normal" d'une représentation diplomatique.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela, ainsi qu'à l'encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires du pays. L'Iran lui a envoyé un pétrolier le 26 mai afin de pallier les difficultés de l'industrie locale d'extraction et de raffinage de brut. Nicolas Maduro jouit aussi du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie.

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants

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Au moins 26 morts dans deux tempêtes en Amérique centrale

Voitures balayées lors d'inondations causées par la tempête tropicale Cristobal à Panchimalco au Salvador, le 3 juin 2020. (Marvin Recinos/AFP)

Au moins 26 personnes ont été tuées depuis la semaine dernière en Amérique centrale lors du passage des tempêtes tropicales Amanda et Cristobal, selon un nouveau bilan.

Au Salvador, les deux tempêtes ont fait 20 morts et 13 disparus.

Selon la cheffe de cabinet du gouvernement, Carolina Recinos, 11.179 personnes ont été évacuées et transférées dans 210 abris à travers le pays.

Amanda, qui s'est abattue sur la région dimanche, a par ailleurs fait au moins quatre morts au Honduras et deux au Guatemala.

Amanda et Cristobal ont provoqué inondations, glissements de terrain, coupures de courant et d'alimentation en eau potable.

Les prévisions météorologiques indiquent que les fortes pluies pourraient se poursuivre jusqu'à vendredi ou samedi au Salvador, où les autorités ont appelé la population à rester en alerte.

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale

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