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Coronavirus: l'Argentine ferme ses frontières

Rares passagers du métro à Buenos Aires, lors du confinement obligatoire visant à lutter contre la coronavirus, Argentine, 20 mars 2020. (Photo AP/Natacha Pisarenko)

L'Argentine, en confinement général depuis une semaine, a annoncé la fermeture de ses frontières au moins jusqu'au 31 mars, pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus.

"Les mesures d'interdiction d'entrée sur le territoire national par les ports, aéroports, postes-frontières ont été élargies", indique un décret paru vendredi au Journal officiel.

Le 11 mars, Buenos Aires avait interdit l'entrée d'étrangers non résidents dans le pays, mais permettait encore l'arrivée de l'extérieur d'Argentins ou d'étrangers résidents.

Seuls pourront encore pénétrer en Argentine les personnes en transit au cours des dernières 48 heures. Les Argentins bloqués à l'étranger, dont le nombre n'a pas été précisé, recevront, eux, un soutien économique du gouvernement.

Les 44 millions d'Argentins sont en confinement obligatoire depuis le 20 mars et au moins jusqu'à mardi.

"Le jour où nous avons décidé d'imposer le confinement, nous l'avons fait au vu de l'expérience des autres pays: si nous ne stoppons pas depuis le début les possibilités de contamination, comme celle-ci est exponentielle, il y a un moment où nous ne pourrons plus soigner" tout le monde, a déclaré jeudi soir le président Alberto Fernandez.

"Nous essayons d'éviter" ce qui est en train de se passer en Italie et en Espagne, a-t-il ajouté dans un entretien télévisé sur une chaîne publique.
En Argentine, le nombre de cas déclarés de Covid-19 s'élève à 589, dont 12 décès.

La quasi totalité des frontières sont déjà fermées en Amérique latine, où la barre des 10.000 cas déclarés de coronavirus a été franchie vendredi, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

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Baisse de salaire pour le président chilien, ses ministres et les parlementaires

Manifestants réclamant une aide alimentaire de l'Etat dans un quartier pauvre de Santiago, Chili, 18 mai 2020. (AP Photo/Esteban Felix)

Une loi prévoyant une baisse des salaires du président, des ministres et des parlementaires a été promulguée ce lundi au Chili, après un processus législatif accéléré par l'épidémie de coronavirus. La loi était en débat au Parlement depuis six ans.

"Nous vivons des moments difficiles et je sais que de nombreuses familles chiliennes traversent un moment compliqué. Il nous a semblé juste et nécessaire de réduire les revenus les plus élevés de l'administration de l'État afin de pouvoir dégager une aide plus importante à destination de la classe moyenne et des personnes qui en ont le plus besoin", a déclaré le président conservateur Sebastian Piñera.

Il y a une semaine, des habitants de la capitale Santiago ont bravé le confinement obligatoire pour manifester et réclamer des aides alimentaires, tandis que l'apparition de l'épidémie a fait exploser le chômage et la faim dans les quartiers les plus pauvres.

La loi prévoit la création d'une commission technique qui fixera périodiquement les salaires des hautes autorités gouvernementales et de leurs conseillers, "selon des critères techniques, objectifs et d'austérité", a précisé le président chilien.

Une proposition de loi pour une baisse des salaires des parlementaires chiliens avait été déposée en 2014 devant le Parlement par des députés de la gauche radicale, qui suggérait une réduction de 50%.

Les rémunérations des parlementaires chiliens font partie des plus élevées du monde, avec un salaire brut de 11.500 dollars et des compléments de salaire d'un montant équivalent. Le salaire minimum au Chili est d'environ 380 dollars.

Le Chili a enregistré 73.997 infections et 761 décès depuis l'apparition du premier cas le 3 mars.

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L'Amérique du Sud, "un nouvel épicentre" de la pandémie

Un agent de sécurité vérifie la température d'une personne à l'extérieur d'un bureau de banque pour s'assurer qu'elle ne présente aucun symptôme du coronavirus.

L'Amérique du Sud est "un nouvel épicentre" de la pandémie de nouveau coronavirus, avec une situation particulièrement alarmante au Brésil, a estimé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"L'Amérique du Sud est devenue un nouvel épicentre de la maladie. Nous voyons le nombre de cas augmenter dans de nombreux pays sud-américains. L'inquiétude concerne beaucoup de ces pays mais clairement le plus affecté à ce stade est le Brésil", a déclaré le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, lors d'une conférence virtuelle depuis Genève.

Alors que l'Europe, où le Covid-19 a tué plus de 170.000 personnes, progresse sur la voie d'une lente normalisation, l'Amérique du Sud enregistre une progression inexorable de la pandémie, avec de terribles conséquences prévisibles en termes d'économie et d'emploi.

Le Brésil compte près de 300.000 cas et 19.000 morts pour 210 millions d'habitants, selon l'OMS, ce qui le place au 3e rang mondial pour le nombre de cas, derrière les Etats-Unis et la Russie. Le seuil des 20.000 morts a déjà été franchi, selon un décompte de l'AFP.

"La majorité des cas sont recensés dans la région de Sao Paolo (...) mais les taux de prévalence les plus élevés sont (dans l'Etat) d'Amazonas, où environ 490 personnes pour 100.000 habitants sont infectées, ce qui est assez haut", a ajouté Michael Ryan.

Un collectif de chercheurs brésiliens avance que les chiffres officiels sous-estiment largement la réalité de la pandémie au Brésil.

Selon eux ils sont au moins 15 fois inférieurs à la réalité et le pays compterait plus de 3,6 millions de personnes infectées.

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