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Coronavirus: état d'urgence sanitaire en Bolivie

La présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez s'exprimant sur le coronavirus au palais présidentiel de La Paz, le 13 mars 2020. (Reuters/David Mercado)

La Bolivie a décrété mercredi l'état d'urgence sanitaire afin de "faire respecter la quarantaine" qui était en vigueur depuis dimanche, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

"A partir de demain jeudi 26 mars à 00:00 (04:00 GMT) entre en vigueur l'état d'urgence sanitaire (...) qui ira jusqu'au 15 avril", a annoncé la présidente par intérim, Janine Añez.

Cela implique une plus grande participation de l'armée et de la police dans le contrôle, ainsi que la fermeture des frontières, a précisé la dirigeante.

Seule une personne par famille a le droit de sortir du domicile pour aller faire des courses en semaine, et le confinement est absolu le week-end.

La Bolivie était entrée en quarantaine dimanche, mais une grande partie de la population a désobéi au confinement.

Les élections du 3 mai, qui devaient permettre aux Boliviens de désigner un successeur au président démissionnaire Evo Morales, ont par ailleurs été reportées sine die.

La Bolivie, qui compte 11 millions d'habitants, a répertorié 38 cas officiels de Covid-19.

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L'archevêque de Panama lance la Semaine Sainte en hélicoptère

Le pape François s’adressant aux évêques, flanqué de l’archevêque de Panama Jose Domingo Ulloa (G) et de l’archevêque de San Salvador Jose Luis Escobar Hélas, à l’église Saint-François d’Assise, Panama, 24 janvier 2019. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Mgr José Domingo Ulloa est monté dimanche à bord d'un hélicoptère avec un buste de la Vierge et un ostensoir pour une bénédiction depuis les airs pour cause de coronavirus.

Masque sur le visage, il venait de célébrer une messe sans public dans un hangar d'un des aéroports de la capitale panaméenne, situé sur une ancienne base militaire, alors que les églises sont fermées au Panama.
Il a ensuite survolé la ville de Panama et les alentours, où certains habitants avaient placé des branches et des feuilles de palmier pour recevoir la bénédiction.

"Nous souhaitons également animer la vie des croyants avec cette dimension spirituelle", a déclaré Mgr Ulloa avant de monter à bord de l'hélicoptère. "Nous sommes en train de vivre quelque chose d'inédit dans l'histoire du christianisme, célébrer la Semaine Sainte sans public dans nos temples", a-t-il ajouté.

Le Panama a fermé ses frontières, suspendu les classes, interdit l'entrée aux étrangers et mis en place un confinement obligatoire, avec des sorties limitées à deux heures par jour pour les achats essentiels. Depuis cette semaine, les hommes sont autorisés à quitter leur domicile pour se rendre au supermarché ou à la pharmacie le mardi, le jeudi et le samedi, tandis que les femmes peuvent le faire le lundi, le mercredi et le vendredi. Et le dimanche, personne ne sort.

Ce dimanche des Rameaux n'a pas fait exception, avec des rues très silencieuses, hormis quelques chants chrétiens sortis des fenêtres des habitations lors de cette bénédiction hors du commun. Ce pays d'Amérique centrale d'un peu plus de quatre millions d'habitants comptait dimanche 1.988 cas officiellement recensés de Covid-19, dont 54 décès.

Sur Twitter, des Panaméens ont critiqué l'utilisation d'un hélicoptère financé par le contribuable pour une célébration religieuse.

Covid-19 aux Etats-Unis: le nombre de morts explose

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Coronavirus: Le Panama et le Pérou réglementent les sorties sur la base du sexe

Bénévole du Plan de solidarité du Panama portant un masque alors qu’il livre de la nourriture aux familles à faible revenu du quartier El Chorrillo de Panama City en période de pandémie de coronavirus, 1er avril 2020. (Photo Luis Acosta/AFP)

Une moitié de la semaine, seuls les hommes peuvent sortir faire des courses. L'autre, c'est au tour des femmes. Ces deux pays d'Amérique latine disent avoir mis en place cette mesure pour combattre la pandémie de coronavirus.

Jusqu'à présent, le Panama avait fermé ses frontières, suspendu les classes, interdit l'entrée aux étrangers et mis en place un confinement obligatoire, avec des sorties limitées à deux heures par jour pour les achats essentiels. La décision, prise lundi, est entrée en vigueur mercredi. Ces nouvelles mesures doivent durer deux semaines.

Désormais, les hommes sont autorisés à quitter leur domicile pour se rendre au supermarché ou à la pharmacie le mardi, le jeudi et le samedi, tandis que les femmes peuvent le faire le lundi, le mercredi et le vendredi. Et le dimanche, personne ne sort, sans exception.

Les autorités panaméennes dénoncent le non-respect des mesures de confinement prises par les autorités depuis le 24 mars. Le "mécanisme le plus simple" à mettre en place pour réduire le nombre de personnes dans la rue était donc "d'attribuer certains jours pour circuler aux femmes et certains jours pour circuler aux hommes", a estimé le ministre de l'Intérieur Juan Pino.

La communauté des personnes transgenres dit craindre des arrestations. L'Association des hommes et femmes neufs du Panama (AHMNP), qui défend les droits de la communauté LGBT+, dénonce "l'effroi" provoqué par cette mesure.

Ces jours-ci, les barrages de police et les contrôles se sont multipliés dans les rues de la capitale panaméenne. Des vigiles contrôlent aussi l'identité des clients à l'entrée des supermarchés.

Le président péruvien Martin Vizcarra a annoncé jeudi soir une mesure identique, jusqu'à la fin du confinement prévue le 12 avril. Trois jours de sortie pour les hommes (lundi, mercredi, vendredi), trois jours également pour les femmes (mardi, jeudi, samedi) et le dimanche, aucune sortie pour personne comme au Panama.

M. Vizcarra a souligné que les militaires et policiers qui patrouillent devraient respecter les homosexuels et transsexuels.

Arrivée d’un navire-hôpital à New York

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