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Corée du Nord : Quatre choses à savoir sur l'arme nucléaire

Le nucléaire Nord Coréen

Quatre questions après le cinquième essai nord-coréen: une puissance comparable à Hiroshima? Que signifie la miniaturisation? Bombe H ou bombe A? Quels sont les Etats possédant la bombe?

- Une puissance légèrement inférieure à Hiroshima -

Avec une puissance de 10 kilotonnes, l'équivalent de 10.000 tonnes de TNT, ce nouvel essai nucléaire nord-coréen est "légèrement moins que le bombardement d'Hiroshima au Japon en août 1945, qui avait été mesuré à 15 kilotonnes environ", indique Kim Nam-Wook de l'agence météorologique sud-coréenne. Le bombardement sur Hiroshima avait fait quelque 140.000 morts, dont la moitié tués sur le coup.

La deuxième bombe atomique contre le Japon, sur Nagasaki, trois jours après Hiroshima, avait une puissance de 17 kilotonnes et avait fait 70.000 morts.

Le dernier essai de la Corée du Nord est "le plus puissant" jamais mené par ce pays. Il l'est presque deux fois plus que le quatrième essai nucléaire, selon Kim Nam-Wook.

- La miniaturisation, étape essentielle -

La technique de la miniaturisation est une étape décisive car elle permet de monter l'arme nucléaire sur des ogives de missiles.

D'après les médias officiels nord-coréens, ce dernier test a permis à Pyongyang d'atteindre son but, à savoir la capacité de miniaturiser une ogive nucléaire.

En mars, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait affirmé que son pays avait réussi à miniaturiser une tête thermonucléaire pouvant équiper un missile balistique, ce qui avait été mis en doute par plusieurs experts.

- Bombe H ou Bombe A -

Les experts doivent encore déterminer s'il s'agit d'une bombe atomique ou d'une bombe à hydrogène, bien plus puissante. Mais les analystes penchent d'après les données préliminaires pour l'hypothèse d'un engin classique.

Le 6 janvier 2016, Pyongyang avait annoncé son premier essai réussi de bombe H, affirmation mise en doute par les spécialistes qui avaient jugé que l'énergie dégagée était trop faible.

La bombe H, "bombe à hydrogène" ou encore "thermonucléaire", est basée sur le principe de la fusion nucléaire et libère une énergie supérieure aux températures et aux pressions en oeuvre au coeur du soleil.

Quand une bombe H éclate, des explosions chimique, nucléaire et thermonucléaire se succèdent en un laps de temps infinitésimal. Une première bombe à fission entraîne une très forte augmentation de la température qui déclenche la fusion.

Le 1er novembre 1952, les Etats-Unis faisaient exploser secrètement ce nouveau type d'engin dans les îles Marshall, en plein océan Pacifique. Un an plus tard, l'URSS annonçait à son tour un tir thermonucléaire. La puissance de la plus grosse bombe H à avoir jamais explosé, l'essai soviétique "Tsar Bomba", le 30 octobre 1961 au dessus de l'Arctique, était de 57 mégatonnes, une puissance théoriquement près de 4.000 fois supérieure à la bombe sur Hiroshima.

Aucune bombe H n'a à ce jour été utilisée en dehors de tirs d'essai.

Les bombes A, communément appelées "bombes atomiques", telles celles larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, utilisent le principe de la fission de noyaux atomiques. Deux filières ont été développées d'entrée, l'une à l'uranium enrichi, l'autre au plutonium.

- Le club nucléaire -

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU sont considérés comme puissances nucléaires officielles: Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France. Tous possèdent la bombe H, selon les experts.

L'Inde (1974) et le Pakistan (1998) ont rejoint le club des puissances nucléaires, de même qu'Israël, qui ne l'a toutefois jamais reconnu. Ces trois pays ne posséderaient que la bombe A, toujours selon les experts.

La Corée du Nord a effectué son premier test nucléaire en 2006. Puis elle a mené des essais en 2009, 2013 et le quatrième le 6 janvier.

Enfin, l'Iran a signé avec les grandes puissances en juillet 2015 un accord nucléaire, garantissant le caractère civil du programme iranien en échange d'une levée sur dix ans des sanctions internationales.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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