Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Trump salue l'engagement renouvelé de Kim sur la dénucléarisation

Kim Jong Un et Donald Trump, se serrent la main à l'issue de leurs entretiens à la station balnéaire de Capella, sur l'île de Sentosa, mardi 12 juin 2018 à Singapour. (AP Photo / Susan Walsh, Pool)

"Nous y arriverons ensemble!" : Donald Trump a chaleureusement salué l'engagement renouvelé de Kim Jong Un en faveur de la dénucléarisation, semblant vouloir surmonter l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations avec la Corée du Nord.

Alors que les tractations entre les diplomates des deux pays ennemis se sont enlisées près de trois mois après le sommet historique du 12 juin à Singapour, le président des Etats-Unis et le dirigeant nord-coréen ont affiché leur entente personnelle.

A l'initiative, une fois de plus, la Corée du Sud, soucieuse de donner un nouveau souffle à l'élan diplomatique sans précédent en cours depuis le début de l'année.

De retour de Pyongyang, le conseiller à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in a annoncé que ce dernier rencontrerait Kim Jong Un du 18 au 20 septembre dans la capitale nord-coréenne pour leur troisième sommet en moins de cinq mois.

Comme à Singapour, le dirigeant nord-coréen, qui a reçu mercredi ce conseiller, Chung Eui-yong, a réaffirmé son engagement en faveur d'une forme de désarmement atomique.

Kim Jong Un "a exprimé sa ferme détermination en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, de même que l'intention de travailler étroitement avec les Etats-Unis" pour "réaliser cet objectif", et ce "durant le premier mandat du président Trump", qui s'achève en janvier 2021, a rapporté l'émissaire sud-coréen.

L'agence officielle nord-coréenne a aussi confirmé que le leader entendait "transformer" la péninsule "en berceau de paix sans armes nucléaires, libre de toute menace nucléaire".

Surtout, s'il a reconnu "des difficultés dans les négociations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis", le numéro un de Pyongyang a assuré, selon le compte-rendu du conseiller sud-coréen, que "sa confiance envers M. Trump" restait "inchangée".

De quoi plaire au président américain, qui assure depuis le 12 juin avoir établi une excellente relation personnelle avec celui qu'il traitait, quelques mois auparavant, de "petit homme-fusée".

"Kim Jong Un de Corée du Nord proclame sa +confiance indéfectible dans le président Trump+. Merci au président Kim. Nous y arriverons ensemble!", a tweeté jeudi le locataire de la Maison Blanche.

A Singapour, les deux dirigeants étaient parvenus à un compromis très vague en faveur d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", dont les modalités et le calendrier avaient été repoussés à des négociations de suivi. Mais celles-ci patinent, comme en a encore témoigné l'annulation, fin août, d'un voyage à Pyongyang du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Le chef de la diplomatie américaine s'est d'ailleurs montré prudent malgré ces nouveaux signes de détente.

"Il y a encore un énorme travail à accomplir", a-t-il souligné en marge d'un déplacement en Inde. "Nous n'avons pas eu d'essais nucléaires, nous n'avons pas eu d'essais de missiles, ce que nous considérons comme très positif", "mais le travail continue en vue de convaincre le président Kim de prendre le tournant stratégique dont nous avons parlé pour un avenir plus brillant pour le peuple nord-coréen".

Mike Pompeo va dépêcher la semaine prochaine son nouvel envoyé spécial pour la Corée du Nord Stephen Biegun à Séoul, Pékin et Tokyo --mais pas à Pyongyang à ce stade-- pour "poursuivre les efforts diplomatiques".

- "Frustration" -

Le président sud-coréen a dit espérer que le sommet entre le Nord et le Sud "relancera le dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord".

Jusqu'ici, les Nord-Coréens ont attribué l'impasse aux méthodes de "gangsters" des Américains, accusés de vouloir obtenir leur désarmement unilatéral sans faire de concession à chaque étape et sans alléger la pression ni les sanctions.

Cette dénucléarisation doit intervenir avant toute déclaration mettant fin à la guerre de Corée, qui ne s'est conclue en 1953 que par un simple armistice, estime de fait l'administration Trump, là où le pays reclus voudrait d'abord engranger une telle déclaration, voire un traité de paix en bonne et due forme.

Kim Jong Un a d'ailleurs fait part d'une "certaine frustration" envers la communauté internationale, accusée de ne pas prendre à leur juste valeur les mesures "très significatives" engagées par Pyongyang, comme le démantèlement de son site d'essais nucléaires, a expliqué l'émissaire sud-coréen après l'avoir rencontré.

L'administration américaine a maintenu la pression en annonçant jeudi l'inculpation d'un Nord-Coréen accusé d'avoir mené pour le compte du régime de Pyongyang certaines des plus importantes cyberattaques des dernières années, dont le piratage du studio de cinéma Sony en 2014 ou l'attaque au "rançongiciel" Wannacry en 2017.

Avec AFP

Toutes les actualités

Destitution: assaut républicain contre un officier au témoignage accablant pour Trump

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, l'un des principaux témoins dans l'enquête en destitution contre Donald Trump.

Face aux attaques de la Maison Blanche et des républicains, un militaire américain a affirmé mardi avoir fait "son devoir" en alertant ses supérieurs sur un appel entre Donald Trump et le président ukrainien, au cœur de l'enquête en destitution visant le milliardaire.

En uniforme, le lieutenant-colonel Alexander Vindman, qui travaille au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a témoigné lors d'une audition publique au Congrès aux côtés de Jennifer Williams, conseillère spéciale du vice-président américain Mike Pence.

Les deux responsables ont écouté en direct le 25 juillet l'appel au cours duquel M. Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels lors de la présidentielle de 2020. L'un et l'autre ont jugé cet échange "inapproprié".

Alexander Vindman, né à Kiev et arrivé à 3 ans aux Etats-Unis, a été assailli de critiques et d'insinuations de la part des défenseurs du président, qui ont mis en doute sa loyauté.

"Je n’ai jamais vu cet homme", a déclaré Donald Trump à la Maison Blanche, qualifiant les investigations de "farce".

Depuis le lancement de la procédure de destitution, fin septembre, il dénonce sans relâche une "chasse aux sorcières" et même une tentative de "coup d'Etat" menée par les démocrates qui l'accusent d'abus de pouvoir.

Le magnat de l'immobilier martèle que son appel avec l'Ukrainien Volodymyr Zelensky était "parfait". Il assure n'avoir exercé "aucune pression" sur son interlocuteur, qui s'est déclaré mardi "fatigué" du scandale.

Mais les démocrates soupçonnent Donald Trump d'avoir gelé cet été une aide militaire pour forcer la main à M. Zelensky. Cette enveloppe était cruciale pour le petit pays en guerre avec la Russie, a souligné M. Vindman.

M. Vindman a tenu à "souligner" que c'est par "sens du devoir" qu'il avait fait part de ses "inquiétudes" aux services juridiques de la Maison Blanche immédiatement après l'appel.

Précisant qu'elle avait écouté, dans le cadre de ses fonctions, "environ une dizaine d'autres conversations téléphoniques présidentielles", Jennifer Williams a de son côté expliqué qu'elle avait trouvé "l'appel du 25 juillet inhabituel" car il évoquait des questions de politique intérieure américaine.

- Attaques "répréhensibles" -

Le président américain et ses alliés républicains ont tenté de dépeindre ces deux hauts conseillers comme étant contre M. Trump, ce qu'ils ont chacun démenti.

En pleine audition, la Maison Blanche a également mis en doute, sur son compte Twitter, le "discernement" de M. Vindman, qui reste son conseiller. Tour à tour, les élus républicains ont également avancé que certains de ses collègues le soupçonnaient d'avoir fait fuiter des informations.

Ces derniers propos ont mené à une passe d'armes sur le mystérieux lanceur d'alerte qui a dévoilé l'affaire au grand jour. Les républicains ont insinué que le lieutenant-colonel aurait pu être l'une des sources du lanceur d'alerte.

M. Vindman, qui a quitté enfant l'Union soviétique, a reconnu que les Ukrainiens lui avaient proposé de devenir leur ministre de la Défense, mais a assuré avoir immédiatement refusé. Il a contrecarré les critiques républicaines en lisant une évaluation dithyrambique de son travail, datant de cet été.

Il a affirmé que les attaques contre les témoins convoqués au Congrès étaient "répréhensibles".

"Je suis Américain, je suis arrivé dans ma petite enfance aux Etats-Unis", a-t-il expliqué.

- "Papa, ne t'inquiète pas" -

Son père a décidé de fuir l'antisémitisme de l'Union soviétique quand Alexander Vindman avait trois ans et la famille s'est installée à New York, où lui et ses deux frères ont grandi comme de petits Américains avant de s'engager, tous les trois, dans l'armée des Etats-Unis.

"Je voulais passer ma vie à servir cette nation qui a donné refuge à ma famille", a-t-il expliqué lors de son audition. Envoyé en Irak en 2004, il a reçu une décoration après avoir été blessé par un engin explosif.

Parlant couramment l'Ukrainien et le Russe, diplômé de la prestigieuse université d'Harvard, il a ensuite travaillé dans les ambassades américaines à Kiev et Moscou. Depuis 2018, il occupe un poste de conseiller sur les affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche.

Son frère jumeau, Yevgeny, travaille-lui au sein des services juridiques de la présidence. Mardi, Alexander Vindman a fréquemment fait référence à ce "petit" frère, né "huit secondes" après lui et assis juste derrière lui pour le soutenir face aux assauts républicains.

Nerveux dans les premières minutes, il a peu à peu gagné en assurance, n'hésitant pas à reprendre un élu qui l'avait appelé "Monsieur Vindman". "C'est lieutenant-colonel Vindman."

Accusé d'avoir été mal perçu par sa hiérarchie, il a dégainé une évaluation de sa supérieure le qualifiant de "brillant". Il a assuré être "non partisan".

Dans son introduction, il avait remercié son père d'avoir choisi d'émigrer aux Etats-Unis.

"En Russie, témoigner en public dans une enquête contre le président me coûterait certainement la vie", avait-il souligné avant d'ajouter: "Papa, ne t'inquiète pas, ça va aller même si je dis la vérité."

- Biden visé -

Interrogés par une élue républicaine, les deux témoins ont reconnu que la présence de Hunter Biden au conseil d'administration d'un grand groupe gazier ukrainien, Burisma, alors même que son père était vice-président des Etats-Unis pouvait donner l'impression d'un conflit d'intérêt.

Leurs témoignages marquent le coup d'envoi d'une semaine d'auditions marathon, avec neuf dépositions attendues d'ici jeudi.

L'enchaînement rapide de ces témoignages laisse penser que les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants, espèrent pouvoir voter rapidement sur la mise en accusation formelle du président ("impeachment").

Donald Trump devrait toutefois échapper à une destitution, la charge de le juger revenant au Sénat, aux mains des républicains, qui continuent de faire bloc autour de lui.

Les témoignages se poursuivront dans l'après-midi.

L'émissaire américain en Ukraine, Kurt Volker, pourrait se retrouver en position inconfortable.

Le diplomate a reconnu avoir mis en contact des responsables ukrainiens et l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, qui a mené pendant des mois une campagne pour convaincre Kiev d'enquêter sur Joe Biden.

Timothy Morrison, lui aussi membre du Conseil de sécurité nationale, témoignera à ses côtés.

Trump furieux des spéculations sur son état de santé

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

"La presse dans ce pays est dangereuse!": Donald Trump s'est dit furieux mardi des spéculations sur son état de santé à la suite d'une visite impromptue ce week-end dans un hôpital militaire proche de Washington.

Le président américain, 73 ans, s'est rendu samedi à l'hôpital Walter Reed pour, selon les termes de la Maison Blanche, "entamer sa visite médicale annuelle". Cette visite, qui n'avait pas été annoncée à l'avance, et qui intervient neuf mois seulement après la précédente, a suscité des interrogations.

"Je suis allé passer une visite médicale. Je reviens et ma femme me dit: +Chéri, ça va ? Que se passe-t-il ? Ils disent que tu as peut-être eu une crise cardiaque+", a raconté M. Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche avec les membres de son gouvernement.

"J'étais là-bas peu de temps, la routine, j'ai fait une partie (de la visite médicale), le reste aura lieu en janvier", a-t-il poursuivi, avant de lancer une diatribe contre les médias.

"Ces gens sont malades! La presse dans ce pays est dangereuse! Nous n'avons pas de liberté de la presse dans ce pays, nous avons l'opposé! Nous avons des médias corrompus et j'espère qu'ils vont se ressaisir parce que c'est très très mauvais et très très dangereux pour notre pays".

Le médecin de la Maison Blanche a publié dimanche soir un communiqué affirmant que, "en dépit de certaines spéculations", M. Trump n'avait pas ressenti de douleur à la poitrine, et n'avait été ni diagnostiqué ni traité pour des problèmes "urgents ou aigus".

Lors de son précédent examen en février, le docteur Sean Conley avait établi que son célèbre patient était "en très bonne santé".

La 9e édition de « Have a beautiful day »

La 9e édition de « Have a beautiful day »
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:20 0:00

Les Etats-Unis changent de positions sur les territoires palestiniens occupés

Les Etats-Unis changent de positions sur les territoires palestiniens occupés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:44 0:00

Volte face de Washington sur les colonies israéliennes en Cisjordanie

Volte face de Washington sur les colonies israéliennes en Cisjordanie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG