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Algérie

Contestation en Algérie: des étudiants se rassemblent dans le centre d'Alger

Des étudiants descendus dans la rue, le 1er mars 2019, pour dire non au projet du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat aux élections d'avril. REUTERS / Zohra Bensemra -

Un millier d'étudiants venus des différentes universités d'Alger défilent à nouveau mardi matin en plein centre de la capitale algérienne contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Hé Bouteflika, il n'y aura pas de 5e mandat", "Ramenez les commandos de l'armée et la BRI (unité d'intervention de la police), il n'y aura pas de 5e mandat", chantent les étudiants, largement applaudis par les badauds sur les trottoirs ou à coups de klaxons par les automobilistes.

Les étudiants s'étaient donné rendez-vous via les réseaux sociaux devant la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger.

La police, déployée en nombre dans le centre de la capitale, où toute manifestation est interdite depuis 2001, n'est pas intervenue.

Le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans et affaibli depuis 2013 par les séquelles d'un AVC, est la cible d'une contestation jamais vue depuis qu'il a été élu à la tête de l'Etat il y a 20 ans, déclenchée par l'annonce de sa candidature à un 5e mandat.

L'enregistrement de sa candidature dimanche au Conseil constitutionnel a été assortie d'engagements destinés à calmer la colère: ne pas aller au bout de son mandat et quitter le pouvoir après une série de réformes profondes notamment.

Des promesses qui n'ont pas atteint leur but.

"Non, c'est non! Il n'a pas compris le message du peuple? On va lui faire comprendre aujourd'hui et encore plus vendredi", premier jour de weekend et jour de mobilisation massive ces deux dernières semaines, assure Selma, étudiante en mathématiques à Alger.

Avec AFP

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Une réunion avec le pouvoir sur l'élection largement boycottée

Le chef de l'Etat algérien par intérim Abdelkader Bensalah

La majorité des partis politiques et l'ensemble des syndicats ont boycotté lundi une réunion convoquée par le chef de l'Etat algérien par intérim Abdelkader Bensalah pour préparer l'élection présidentielle du 4 juillet, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Bensalah, qui assure l'intérim à la présidence depuis que le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika a été poussé à la sortie début avril par un vaste mouvement de contestation populaire, avait convié tous les partis politiques, syndicats, organisations de la société civile et des experts en droit constitutionnel à cette rencontre.

Le but : discuter des "mécanismes de la mise en place d'une instance nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation" de la présidentielle.

Mais les Algériens, qui continuent de manifester chaque semaine, estiment que les personnalités issues du "système" mis en place par M. Bouteflika, ne permettent pas de garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament notamment le départ de M. Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui.

Lundi, les syndicats et les organisations de la société civiles proche de la contestation ont refusé de se rendre à la réunion convoquée par M. Bensalah, de même que la plupart des formations politiques.

"L'heure n'est pas aux consultations sur l'instance de préparation et d'organisation des élections", a déclaré Ali Benflis, chef du parti Talai El Houriyet et qui avait été candidat malheureux à la présidence en 2014 face à M. Bouteflika. Jugeant ces discussions "inopportunes", il a estimé qu'il fallait d'abord "un règlement global de la crise".

De son côté, le Parti des travailleurs a indiqué ne pas pouvoir "s'inscrire dans une opération de sauvetage du système et du régime".

Trois partis politiques qui avaient apporté leur soutien à un cinquième mandat de M. Bouteflika étaient présents.

M. Bensalah lui-même n'a pas assisté, comme il était prévu, à cette rencontre à laquelle il a été représenté par le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi.

Malgré la défection de la majorité des formations politiques, ce dernier a répété que "la présidentielle se tiendra à la date annoncée par le chef de l'Etat".

La nouvelle instance de préparation des élections proposée par la présidence par intérim, sera chargée de la "révision des listes électorales et du contrôle des conditions de déroulement de la campagne électorale jusqu'à l'annonce des résultats du scrutin", selon le document transmis aux invités vu par l'AFP.

Depuis l'instauration du multipartisme en 1989 en Algérie, l'opposition dénonce régulièrement des fraudes électorales.

Cinq morts dans l'effondrement d'un immeuble à la Casbah d'Alger

Le drapeau algérien à Alger, le 12 avril 2018.

Cinq personnes d'une même famille sont mortes après l'effondrement lundi d'un immeuble vétuste à la Casbah d'Alger, cité millénaire classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité, a déclaré à l'AFP le service de communication de la protection civile.

Toute la journée, les secouristes aidés de chiens spécialisés dans la recherche de personnes ensevelies ont travaillé pour retrouver des survivants dans les décombres de cet immeuble de quatre étages, situé en face de l'historique mosquée de Ketchaoua.

Sous une pluie battante, une femme hurle sa douleur pour "ces morts de trop".

Elle crie aussi sa colère contre ceux qui ont "badigeonné l'immeuble de l'extérieur pour faire bonne figure" lors de la réouverture de la mosquée Ketchaoua après des travaux en 2017, "au lieu de le rénover ou de le détruire car il tombait en ruine".

Selon des sources concordantes, la famille qui a trouvé la mort était composée de deux frères dont l'un marié avec deux enfants âgés pour l'un de huit ans et pour l'autre d'à peine quelques mois.

Ils squattaient dans cet immeuble dont les habitants avaient été délogés il y a plusieurs mois.

A mesure que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait, la colère des riverains est montée contre "ceux qui ont permis que cela arrive.

Le wali (préfet) d'Alger venu sur les lieux dans la matinée a été pourchassé par les habitants et a dû rebrousser chemin protégé par ses gardes du corps et des policiers, a constaté une journaliste AFP.

Les Algériens se réunissent pour discuter des prochaines élections

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Le monde musulman condanne l'acte terroriste au Sri Lanka

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

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