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République du Congo

L'ancien président congolais Pascal Lissouba est mort

L'ancien président congolais Pascal Lissouba donne une conférence de presse à Abidjan, le 27 septembre 1992. (Photo: Issouf SANOGO / AFP / archives)

L'ex-président de la République du Congo, Pascal Lissouba, est décédé lundi à Perpignan, en France à l'âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de son parti, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS).

"Le président Lissouba est décédé aujourd'hui des suites d'une maladie", a déclaré à l'AFP le député Honoré Sayi, porte-parole de l'UPADS.

Premier ministre de 1963 à 1966, Pascal Lissouba se présente aux élections présidentielles de 1992. Il arrive en tête devant l'ancien premier ministre Bernard Kolélas et le président sortant, Denis Sassou Nguesso.

Cinq ans plus tard, en 1997, M. Lissouba est renversé par Denis Sassou-Nguesso après des mois de conflit armé.

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Des partis "non conformes" suspendus à Brazzaville dénoncent des critères arbitraires

Digne Elvis Tsalissan Okombi, son parti UMP, n'a pas été retenu, le 27 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Le ministre congolais de l’Intérieur Raymond Mboulou a suspendu dans un arrêté des partis politiques qui ne remplissent pas les critères, notamment la représentativité et l’implantation dans le pays. Les responsables des formations interdites dénoncent "une décision arbitraire".

C’est la deuxième fois en deux ans que le gouvernement de la république du Congo publie la liste des partis politiques accrédités. Cette année, 45 partis sont retenus sur les quelque 200 que compte le pays. Les rejetés sont mécontents.

"Unis pour le Congo" (UPC) de Paulin Makaya fait partie des formations interdites. Il se dit victime d'avoir refusé de faire allégeance au pouvoir en place.

"Pour nous, c’est un non-événement. Je n’irai jamais faire la courbette, parce que nous sommes un parti sérieux. L’UPC reste un grand parti", affirme M. Makaya.

UDH-YUKI de Parfait Kolelas a été reconnu par le gouvernement à Brazzaville, le 27 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)
UDH-YUKI de Parfait Kolelas a été reconnu par le gouvernement à Brazzaville, le 27 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Parmi les principaux critères de reconnaissance des partis au Congo : être représentatif dans les assemblées départementales ou nationale, et avoir une implantation sur l’ensemble du pays.

"Des critères fantaisistes", selon Clément Mierassa du PSDC, un parti créé à la conférence nationale de 1991, mais qui n’a pas été reconnu.

"C’est une volonté d’exclusion, c’est un choix délibéré de prendre un certain nombre de partis pour accompagner la démarche. Le problème du Parti congolais du travail (au pouvoir), le bilan est négatif, le président Denis Sassou N’Guesso a lamentablement échoué, les preuves sont là", dénonce Clément Mierassa qui parle d’injustice.

Pourtant soutenant la politique du chef de l’Etat, l’UMP de Digne Elvis Tsalissan Okombi est également sur la liste noire. Celui-ci dénonce le clientélisme politique.

"Près de 70% des partis qui sont sur cette liste sont fantaisistes. Ce sont des partis qui depuis 2007 n’ont participé à aucun scrutin, n’ont aucun élu des partis", fait constater Tsalissan Okombi.

Le politologue Constant Ebara Pea estime que les critères énumérés par le gouvernement pour reconnaître ces partis sont subjectifs.

"Est-ce qu’on peut nous dire aujourd’hui où se trouve le CNR du pasteur Ntumi dans les Plateaux par exemple? De combien d’élus dispose ce parti ? Ces critères sont de l’enfumage, parce qu’il y a beaucoup de partis qui n’ont même pas de siège, mais qui se retrouvent sur cette liste", analyse le politologue.

Cette liste de 45 partis politiques sort au moment où le gouvernement s’apprête à organiser une concertation politique à Madingou, dans le département de la Bouenza, dans la perspective de l’élection la présidentielle de mars 2021.

Il y a 80 ans, le Manifeste de Brazzaville

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Minute Eco: Le taux de croissance du Congo sera de 4,6% en 2020 et celui du Tchad de 5,5% en 2020

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Les hôpitaux COVID-19 se vident rapidement

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Baisse significative des cas de Covid-19 dans les hôpitaux congolais

Hôpital de Mfilou réquisitionné pour les patients souffrant de la maladie Covid-19, le 9 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Les autorités sanitaires congolaises indiquent à Brazzaville que plusieurs centres de prise en charge des parents Covid sont vidés suite aux nombreuses guérisons.

L’annonce a été faite par le professeur Alexis Elira Dokekias, de la Commission de prise en charge des patients souffrant de la maladie Covid-19.

Le gouvernement n’affiche toutefois pas de triomphalisme à ce sujet et maintient quasiment toutes les mesures prises pour la lutte contre la propagation de cette pandémie.

"C’est que si actuellement on arrive sur plus de 200 cas à dépister deux positifs, alors qu’il y a quelque temps, il y avait plus de 80 positifs, cela veut dire que la situation s’est améliorée. Mais cela ne veut pas dire que le virus est parti", affirme le professeur Elira Dokekias.

Il confirme que dans la plupart des centres - comme Mfilou, Leyono, La Concorde ou le CHU à Brazzaville - il n’y a presque plus de malades.

Alors que le pays compte encore officiellement plus de 1.000 cas actifs, qu’est-ce qui peut justifier une telle baisse?

Selon l’épidémiologiste Achile Lanzy, "ces six dernières semaines, les patients qui sont infectés sont de plus en plus asymptomatiques, c’est-à-dire ne présentent pas de signes, ou sont posystomatiques, donc présentent très peu de signes".

"Tous les patients asymptomatiques dépistés positifs ne devraient plus obligatoirement être hospitalisés", révèle-t-il.

Observateur depuis le déclenchement de la crise sanitaire dans le pays, l’ambassadeur des Etats-Unis, Todd Haskell, conclut que le Congo doit avoir passé le pire.

Todd Haskell, ambassadeur des Etats-Unis à Brazzaville, le 2 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)
Todd Haskell, ambassadeur des Etats-Unis à Brazzaville, le 2 octobre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

"C’est moins grave maintenant, qu'il y a six mois. La situation est restée ici sous contrôle. Je crois que nous avons traversé le pire", commente le diplomate américain dont le pays a plusieurs fois aidé le Congo dans la lutte contre le coronavirus.

Il faut aussi noter que des hôtels, réquisitionnés pour les mises en quarantaine des cas suspects ou asymptomatiques, ont été désinfectés et s’apprêtent à reprendre leurs activités commerciales.

Selon son dernier point du 9 octobre dernier, l’OMS parle d’une trentaine de nouveaux cas dont un décès. Mais le gouvernement ne communique aucun chiffre depuis plus de deux semaines.

Selon les dernières données de l'Université Johns Hopkins, le pays a enregistré 5118 cas positifs et 90 décès. Au total, 3887 personnes se sont rétablies.

Les mesures de protection et de prévention restent en vigueur dans le pays.

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