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Prison ferme pour trois manifestants contre le régime aux Comores


Les partisans de l'ancien président des Comores Ahmed Abdallah Sambi manifestent à la fin de la prière du vendredi devant la mosquée principale, à Moroni, le 25 mai 2018

Des responsables de trois partis d'opposition comoriens ont été condamnés lundi à vingt jours de prison ferme pour avoir manifesté contre le référendum constitutionnel prévu le mois prochain à l'initiative du président Azali Assoumani.

Un juge de Moroni a assorti cette peine d'un an d'emprisonnement avec sursis en cas de récidive, a-t-on appris dans l'entourage des trois dirigeants.

Moustoipha Said Cheihk, Mohamed Wadaane et Ibrahim Abdourazak, alias Razida, ont été interpellés le 22 juin par l'armée devant la grande mosquée de la capitale comorienne lors d'une réunion dénonçant la "dérive autoritaire" du chef de l'Etat.

>> Lire aissi : Le vice-président appelle le chef de l'Etat à "renoncer" au référendum constitutionnel aux Comores

Pendant plusieurs semaines, des affrontements y ont opposé manifestants et forces de l'ordre après la prière du vendredi.

L'opposition dénonce la décision du président Azali d'organiser le 29 juillet un référendum qui lui permettrait de briguer un deuxième mandat consécutif à la tête de l'archipel.

Elle la juge "dangereuse" et "contraire à la Constitution".

Ces dernières semaines, le chef de l'Etat a suspendu la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, placé en résidence surveillée son prédécesseur et rival, Ahmed Abdallah Sambi, et interdit des manifestations.

Le président Azali a été élu en 2016 pour un mandat de cinq ans non renouvelable, selon la règle constitutionnelle de la présidence tournante entre les trois îles de l'archipel.

Avec AFP

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