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Cinq jihadistes condamnés à des peines allant jusqu'à sept ans de prison en France

Les drapeaux français en berne en mémoire des victimes deux jours après l'attentat du 14 juillet à Nice, France, le 15 juillet 2016.

Cinq personnes ont été condamnées vendredi à Paris à des peines allant de deux ans avec sursis à sept ans de prison ferme pour leur implication, de près ou de loin, dans la filière jihadiste dite "de Roubaix" (Nord) vers la Syrie.

Les principaux protagonistes de cette filière comme il en existait à l'époque de nombreuses en France, une dizaine de jeunes partis pour la plupart de la région de Roubaix en 2013 et 2014, sont présumés morts en Syrie ou toujours sur place.

Le tribunal correctionnel a donc jugé uniquement cinq prévenus aux profils disparates: quatre hommes pour avoir apporté de France un soutien logistique ou idéologique, et une femme, seule "revenante" de Syrie du groupe.

Celle-ci, Mélodie H., 26 ans, a été condamnée à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ans et demi de sursis assorti d'une mise à l'épreuve comprenant notamment une obligation de soins. Entre 2014 et 2015, elle avait passé cinq mois à Raqqa, alors "capitale" de l'organisation État islamique en Syrie, où elle avait rejoint un Roubaisien "épousé" sur Skype.

Placée en garde à vue à son retour en 2015, elle n'a été mise en examen qu'en 2018 - des poursuites trop tardives, avait plaidé son avocate, pour venir aujourd'hui se "rattraper" en lui infligeant une peine ferme.

M'Barek Chaabi, 62 ans, qui tenait jusqu'en 2015 une librairie islamique à Lille, a été condamné à six ans de prison, avec période de sûreté des deux tiers, pour avoir joué un rôle de "recruteur idéologique" et tenté de financer la cause par le biais d'escroqueries.

Cet homme à la longue barbe blanche avait déjà été condamné à Lille pour apologie du terrorisme. Son conseil avait plaidé sa relaxe, jugeant le dossier vide tant "sur le soutien idéologique" que "sur le financement".

Saïd Asboul, qui avait cherché en vain à gagner l'Afghanistan en 2011, a été condamné à sept ans de prison avec deux tiers de sûreté pour avoir essayé d'aller en Syrie en 2013 - il avait été refoulé en Turquie - et avoir fourni des contacts à des candidats au jihad. Il avait refusé d'être extrait de sa cellule pour assister à son procès.

Hakim F., 25 ans, qui avait cherché à se rendre en Syrie et avait convoyé quatre jeunes à l'aéroport au moment de leur départ, a écopé de cinq ans d'emprisonnement, dont deux fermes sous bracelet électronique et trois avec sursis et mise à l'épreuve. Contrairement aux demandes du parquet, il ne dormira pas en prison vendredi soir: le tribunal a tenu compte de son évolution "favorable".

Enfin, Sophian N., jugé uniquement pour financement et non pour association de malfaiteurs à visée terroriste, a été condamné à deux ans avec sursis et 2.000 euros d'amende pour avoir envoyé 1.900 euros à son frère en Syrie. Jeudi, son avocat avait dénoncé son "rattachement artificiel" à cette filière, par son seul lien avec son frère, et pointé l'absence de toute "intention" de financer le terrorisme.

Le parquet avait requis des peines plus lourdes.

Avec AFP

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires
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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Afghanistan: au moins huit morts dans des explosions au centre de Kaboul

Des dégâts causés par une explosion sont constatés à Kaboul, en Afghanistan, le vendredi 13 novembre 2020. Une voiture piégée a explosé à la porte d'entrée ouest de Kaboul, tuant et blessant plusieurs soldats de sécurité afghans.

Au moins huit personnes ont été tuées samedi par des roquettes qui se sont abattues sur le centre de Kaboul, près de la Zone verte où se trouvent ambassades et compagnies internationales, ont indiqué des sources gouvernementales.

"Vers 8h40 ce matin, les terroristes ont tiré 23 roquettes sur la ville de Kaboul. Selon les informations initiales, huit personnes ont été tuées et 31 autres blessées", a déclaré le porte-parole du ministre de l'Interieur Tariq Arian.

Le porte-parole de la police de la capitale afghane, Ferdaws Faramarz, a confirmé ces détails et ce bilan.

L'ambassade iranienne a annoncé sur Twitter que son bâtiment principal avait été endommagé par les fragments de roquette, mais qu'aucun de ses employés n'a été blessé.

Des photos sur les réseaux sociaux semblent montrer des dommages sur le mur extérieur d'un vaste complexe médical.

Les explosions se sont produites dans des zones densément peuplées, notamment à proximité de la Zone verte centrale et dans un quartier du nord.

Aucune revendication n'a pour l'heure été émise, mais des responsables du gouvernement afghan ont accusé les talibans.

Zabihullah Mujahid, porte-parole des insurgés, a cependant déclaré que l'attaque n'avait "rien à voir" avec le groupe.

"Nous ne tirons pas à l'aveugle sur des lieux publics", a-t-il ajouté.

Ross Wilson, le chargé d'affaires américain à Kaboul, a quant à lui condamné l'attaque sur Twitter.

"Les Etats-Unis vont continuer à travailler avec nos partenaires afghans pour éviter ce type d'attaques", a-t-il écrit.

Des alarmes ont retenti du côté des ambassades et des entreprises dans et autour de la Zone verte, un quartier fortifié qui abrite des dizaines de compagnies internationales et leurs employés.

Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs déclaré que deux petites explosions de "bombe collante" avaient été signalées plus tôt samedi matin, dont une qui a frappé une voiture de police, tuant un policier et en blessant trois autres.

L'attaque survient avant les rencontres prévues samedi à Doha, capitale du Qatar, entre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan, qu'il doit voir séparément.

Une vague de violence secoue l'Afghanistan depuis des mois.

Retrait américain

Les talibans se sont engagés à ne pas attaquer les zones urbaines aux termes d'un accord de retrait de l'armée américaine, mais les autorités de Kaboul ont accusé les insurgés ou leurs épigones d'autres attaques récentes dans la capitale.

Plus tôt dans la semaine, le Pentagone a annoncé le retrait prochain de quelque 2.000 soldats d'Afghanistan, accélérant ainsi le calendrier établi lors d'un accord signé en février à Doha entre Washington et les talibans qui entérinait le retrait complet des troupes à la mi-2021.

Le président Donald Trump a promis à plusieurs reprises de mettre fin aux "guerres sans fin", y compris en Afghanistan, la plus longue intervention de l'histoire américaine, lancée après les attentats du 11 septembre 2001.

Le président élu Joe Biden, sur un rare terrain d'entente avec Donald Trump, souhaite également mettre fin à la guerre en Afghanistan.

Les négociateurs des talibans et du gouvernement afghan ont lancé des pourparlers de paix à la mi-septembre, au Qatar, mais les progrès ont été lents.

Des responsables ont toutefois déclaré à l'AFP vendredi qu'une percée devrait être annoncée dans les prochains jours.

Au cours des six derniers mois, les talibans ont mené 53 attentats-suicides et déclenché 1.250 explosions, qui ont fait 1.210 morts et 2.500 blessés parmi les civils, a déclaré cette semaine le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian.

Les Américains déconseillés de se déplacer pour la fête de Thanksgiving

Les voyageurs traversent la zone d'embarquement pendant la ruée vers les vacances de Thanksgiving à la gare de Penn Station à New York, le 27 novembre 2019.

Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) a demandé aux Américains de ne pas voyager pour les fêtes de Thanksgiving jeudi prochain pour freiner la propagation du coronavirus.

Selon le CDC, la pandémie du nouveau coronavirus est en pleine phase de propagation exponentielle, ce qui fait craindre les autorités sanitaires, vu que Thanksgiving est la grande fête où les Américains voyagent le plus pour se retrouver en famille.

Henry Walke, responsable du CDC pour la pandémie, a indiqué lors d'un appel avec la presse que"Ce n'est pas une obligation, mais une recommandation forte."

Il a expliqué que le nombre de cas aux Etats-Unis avait fortement augmenté après les week-ends prolongés de Memorial Day, fête célébrée fin mai et Labor Day en début septembre. "Nous voulions lancer un appel avant la prochaine fête", a-t-il dit.

Thanksgiving, qui survient le dernier jeudi du mois de novembre, est la plus grande fête familiale aux Etats-Unis.

D'ordinaire, les aéroports, les gares et les routes sont bondés. Beaucoup d'Américains prennent traditionnellement un congé le vendredi suivant pour garantir un long week-end de retrouvailles familiales.

Si au niveau du gouvernement fédéral aucune limite dans les déplacements n'a été imposée jusqu'ici, plusieurs États ont adopté des mesures strictes.

En Californie et dans l'Ohio, par exemple, un couvre-feu nocturne a été imposé.

Fermeture des frontières prolongée

La fermeture des frontières entre les Etats-Unis et ses deux voisins canadien et mexicain, en vigueur depuis mars, sera prolongée jusqu'au 21 décembre.

"Afin de continuer à empêcher la propagation du Covid, les Etats-Unis, le Mexique et le Canada vont prolonger les restrictions sur les voyages non-essentiels jusqu'au 21 décembre", a indiqué sur Twitter Chad Wolf, Secrétaire par intérim des États-Unis à la Sécurité intérieure.

"Nous travaillons étroitement avec le Mexique et le Canada pour permettre les échanges commerciaux et les voyages essentiels tout en protégeant nos citoyens du virus", a-t-il ajouté.

Le Canada a confirmé la prolongation des restrictions.

La fermeture de la frontière entre les Etats-Unis et le Canada, la plus longue frontière terrestre au monde, a été décidée en mars et est depuis renouvelée tous les mois. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels.

Le coronavirus a déjà causé plus de 250.000 décès pour plus de 11,6 millions de cas recensés aux Etats-Unis. Il a fait plus de 99.000 morts au Mexique et plus de 11.000 au Canada.

L'OMS s'oppose à l'utilisation du remdesivir contre le coronavirus

Un technicien de laboratoire tient une boîte du médicament de traitement remdesivir au Caire, en Égypte, le 25 juin 2020.

L'OMS recommande de ne pas administrer de remdesivir aux patients hospitalisés à cause de la maladies Covid-19, car ce médicament antiviral n'évite ni des morts ni des formes graves de la maladie, a annoncé l'organisme onusien vendredi.

"Le médicament antiviral remdesivir n'est pas conseillé pour les patients admis à l'hôpital pour le Covid-19, quel que soit le degré de gravité de leur maladie, car il n'y a actuellement pas de preuve qu'il améliore la survie ni qu'il permette d'éviter d'être placé sous ventilation artificielle", selon un communiqué de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Elle s'est prononcée après l'avis de son panel d'experts, dont les conclusions sont publiées dans la revue médicale BMJ.

Ces experts soulignent "la possibilité d'importants effets secondaires" de ce médicament, de même que "son coût relativement important et ses implications logistiques", puisqu'"il doit être administré par intraveineuse".

Initialement développé contre la fièvre hémorragique Ebola, le remdesivir est vendu par le laboratoire Gilead sous le nom commercial de Veklury.

Il est devenu le 3 juillet le premier médicament contre la maladie Covid-19 à recevoir une autorisation de mise sur le marché européen conditionnelle.

En juin, le ministère américain de la santé avait annoncé que les États-Unis avaient commandé plus de 500 000 doses de ce médicament. Le remdesivir faisait également partie du cocktail de médicaments administré au président Donald Trump lors de son hospitalisation en octobre, rapporte CNN.

En juillet, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, avait annoncé-- sous des applaudissements -- que son pays était la première nation africaine à obtenir 1000 doses de remdesivir.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, chef de l'OMS (deuxième à partir de la gauche), en compagnie de membres clés du personnel de l'OMS au siège européen des Nations Unies, à Genève (Suisse), le 29 janvier 2020.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, chef de l'OMS (deuxième à partir de la gauche), en compagnie de membres clés du personnel de l'OMS au siège européen des Nations Unies, à Genève (Suisse), le 29 janvier 2020.

Les experts de l'OMS ont basé leurs conclusions sur l'analyse de quatre essais cliniques internationaux comparant l'efficacité de différents traitements et portant sur plus de 7.000 patients hospitalisés pour le Covid-19.

Une étude rendue publique mi-octobre et menée dans plus d'une trentaine de pays avec le soutien de l'OMS concluait déjà que le remdesivir n'avait pas prouvé de bénéfices en termes de réduction de la mortalité.

Selon une étude parue fin mai dans la revue américaine New England Journal of Medicine, il réduit en revanche légèrement la durée de rétablissement des malades du Covid-19 hospitalisés (de 15 à 11 jours en moyenne).

Les experts de l'OMS soulignent qu'on ne peut pas dire à ce stade que le remdesivir n'a aucun bénéfice. Mais le fait que son efficacité n'ait pas été prouvée conjugué à ses inconvénients (possibles effets secondaires et coût) les conduit à ne pas le recommander.

Fin octobre, Gilead avait annoncé que le remdesivir lui avait déjà rapporté près de 900 millions de dollars au troisième trimestre.

Pour l'instant, les corticoïdes (dont la dexaméthasone) sont le seul traitement qui a permis de réduire la mortalité due au Covid-19, même si cela n'est vrai que pour une catégorie de patients (les cas sévères qui nécessitent l'administration d'oxygène). L'OMS a recommandé leur "usage systématique chez les patients atteints d'une forme sévère ou critique".

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