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RDC

Cinq civils tués en Ituri dans une nouvelle incursion d'assaillants

Ba bundi ya lingomba FRPI (Forces des résistants patriotes de l'Ituri) na Tchei, Ituri, 28 juillet 2006

Cinq civils ont été tués et deux autres enlevés dans une nouvelle incursion d'assaillants dans la nuit de jeudi à vendredi en Ituri dans le nord-est de la RDC où des dizaines de personnes ont été massacrées depuis juin, a-t-on appris de sources administrative et militaire.

"Ces rebelles ont profité de l'obscurité. Les militaires de l'armée alertés les ont chassés. Mais pour l'instant, nous déplorons la morts de cinq civils, deux autres ont été emmenés par ces hors-la loi", a déclaré à l'AFP Adel Alingi, administrateur de territoire de Djugu (Ituri, nord-est).

L'armée a confirmé le bilan par la voix de son porte-parole le lieutenant Jules Tshikudi.

"Nous déplorons cette situation qui reprend encore dans Djugu, notre territoire. Que l'armée fasse tout pour sécuriser les villages des incursions de ces assaillants", a plaidé Jules Tsuba, porte-parole du réseaux d'associations de la société civile du territoire de Djugu, au nord du chef-lieu Bunia.

En juin, 160 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes se sont déplacées fuyant les violences d'une milice locale, selon des chiffres officiels impossibles à vérifier.

Le président Félix Tshisekedi s'est rendu le 1er juillet en Ituri où il a annoncé des opérations militaires "d'envergure", promettant que l'armée restera sur place "jusqu'à ce que l'on n'entende plus un seul coup de feu".

Riche en or et en pétrole qu'on trouve dans le versant congolais du lac Albert, l'Ituri avait été ravagée par une guerre entre les milices de deux communautés entre 1999 et 2003 qui avait fait des milliers de morts.

Les autorités et les responsables communautaires prennent garde à ne pas parler d'une reprise de la guerre entre les communautés Lendu et Hema.

Les Hema éleveurs et commerçants s'estiment néanmoins les plus visés par les tueries depuis juin.

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

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