Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Chris Froome doit renoncer au Tour de France

Chris Froome porte le maillot jaune lors de sa victoire sur le Tour de France, France le 24 juillet 2016

Chris Froome au tapis ! Une grave chute à l'entraînement a anéanti mercredi à Roanne les chances du Britannique, forfait bien sûr pour le Dauphiné mais surtout, d'ores et déjà, pour le Tour de France qu'il envisageait de gagner pour la cinquième fois cet été.

"C'est un accident grave", a déclaré à France Télévisions le patron de l'équipe Ineos, Dave Brailsford. "Il est dans un état très, très sérieux. C'est clair qu'il ne prendra pas le départ du Tour", le 6 juillet, à Bruxelles.

Froome souffrirait notamment d'une fracture ouverte du fémur, selon un témoin présent sur les lieux de l'accident. Il est également touché à d'autres endroits du corps (coude notamment).

Le Britannique a été soigné sur place, d'abord par le service médical de l'organisation (ASO), puis par les pompiers et le Samu.

Selon Brailsford, le coureur né à Nairobi devait être transporté par hélicoptère et dirigé vers un hôpital, "soit à Saint-Etienne soit à Lyon". "Il a du mal à parler", a ajouté le patron de l'équipe Ineos.

C'est une rafale de vent qui est à l'origine de la chute de Froome, parti reconnaître en milieu de journée, sous le soleil, le parcours du contre-la-montre du Dauphiné avec son lieutenant, le grimpeur néerlandais Wout Poels.

"Ils roulaient très vite, il y avait beaucoup de vent. Le vent a pris la roue de devant et il (Froome) est rentré dans un mur", a expliqué Brailsford.

La chute du quadruple vainqueur du Tour de France s'est produite dans le village de Saint-André d'Apchon (Loire), sur une ligne droite et en descente. A cet endroit, les coureurs passent à environ 60 km/h, la vitesse estimée par plusieurs d'entre eux.

Froome, trois fois vainqueur du Dauphiné, utilisait l'épreuve alpestre comme un test à l'approche du Tour. Très discret depuis le début de la saison, il était monté en régime depuis le début de la semaine et occupait la 8e place du classement, à 24 secondes du Belge Dylan Teuns.

- Prudhomme: "ça ne peut pas être la même chose" -

Le Britannique de 34 ans a remporté le Tour à quatre reprises (2013, 2015, 2016 et 2017). Par trois fois, il a gagné le Dauphiné auparavant (2013, 2015 et 2016), la répétition générale de la Grande Boucle.

"On lui souhaite le meilleur rétablissement", a déclaré à l'AFP le directeur du Tour, Christian Prudhomme, qui a évoqué les conséquences sur la prochaine édition de la Grande Boucle. "Sans lui ou avec lui, ça ne peut pas évidemment être la même chose. Chris Froome a été le personnage central du Tour depuis 2013."

"Ce forfait quasi-certain d'après Dave Brailsford change la donne", a ajouté le directeur du Tour. "Même si l'équipe Ineos est très forte avec le tenant du titre, (le Britannique) Geraint Thomas, qu'il ne faut surtout pas sous-estimer et (le Colombien) Egan Bernal qui va être son lieutenant si ce n'est plus".

La blessure, dont la gravité reste à confirmer, serait toutefois la plus sérieuse dans la carrière de Froome depuis qu'il est arrivé au plus haut niveau au début des années 2010 (4 Tours, 1 Giro, 1 Vuelta).

Dans un passé récent, le Britannique est tombé à plusieurs reprises, notamment lors de la reconnaissance du parcours du contre-la-montre inaugural du Giro 2018 à Jérusalem. Mais il avait pu prendre part à la course et la gagner trois semaines plus tard.

Toutes les actualités

Premier Sacre pour les Toronto Raptors

Premier Sacre pour les Toronto Raptors
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:47 0:00

Real Madrid : présentation officielle d'Eden Hazard

Real Madrid : présentation officielle d'Eden Hazard
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:09 0:00

Eden Hazard : "Petit, Zidane était mon idole"

Eden Hazard : "Petit, Zidane était mon idole"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:44 0:00

Grand spectacle au Mondial 2019: l'Australie remonte le Brésil

La Brésilienne Marta, fête avec ses coéquipières du Groupe C de la Coupe du Monde, à Montpellier en France, remporté par l'Australie (3-2) le 13 juin 2019.

Une remontada, beaucoup de joueuses de talent, des belles actions en pagaille: l'Australie a remonté deux buts pour battre le Brésil (3-2) dans un match magnifique, jeudi à Montpellier au Mondial-2019.

L'Australie se rachète de son entrée manquée contre l'Italie (2-1) dans ce groupe C relevé.

"C'est une des plus belles performances du football australien, je suis très fier des filles", a salué leur sélectionneur, Ante Milicic.

Les Brésiliennes devront impérativement finir le travail contre les "Azzurre" mardi, pour gonfler les trois points déjà pris contre la Jamaïque (3-0), mais sans la Parisienne Formiga, suspendue et blessée au pied.

Elles peuvent se mordre les doigts d'avoir gaspillé leur avance, acquise grâce à un penalty de Marta 27 s.p.) et le but magistral de Cristiane (38), au terme d'une action collective. Mais les "Matildas" étaient un brin au-dessus, dans le jeu collectif et dans l'envie.

L'opposition de style a donné toute sa saveur au match. Moins bien organisées mais plus instinctives, à l'image de la formidable Debinha, les Brésiliennes ont d'abord frappé en contres.

Marta, remise de sa blessure à la cuisse gauche qui lui a fait manquer le premier match, a ouvert le score sur penalty (27 s.p.) avant de sortir à la pause.

La faute est venue d'Elise Kellond-Knight, qui a légèrement tiré par le maillot Leticia Santos et l'a déséquilibrée.

- Le plus beau but -

Puis les Brésiliennes ont marqué peut-être le plus beau but depuis le début de la compétition: après un petit-pont de Tamires sur Emily Gielnik, la latérale a parfaitement lancé Debinha dans la profondeur, dont le centre a été parfaitement repris d'une tête décroisée par Cristiane.

La buteuse auriverde revient ainsi à une longueur de l'Américaine Alex Morgan (5 buts) après son triplé contre les "Reggae Girlz".

Mais les "Matildas" n'ont pas baissé les bras. Après des tentatives de Tameka Yalop (43) et Gielnik (45), elles ont décroché la réduction du score juste avant la pause, Caitlin Foord reprenant en force une déviation de Chloe Logarzo dans une défense brésilienne submergée (45+2).

A la mi-temps, Vadao a remplacé ses deux stars, Marta par Ludmila et Formiga par Luana. Formiga a été touché au pied, a expliqué le sélectionneur. A 41 ans, elle s'est épuisée à passer une mi-temps à chasser seule les deux milieux avancés de l'Australie, dont l'increvable Tameka Yalop.

Pour la deuxième période, Vadao a aussi troqué son 4-1-4-1 pour un 4-3-3 calqué sur celui des Australiennes. Mais cela n'a pas empêché le retour des Océaniennes, sur centre de Chloe Logarzo transformé en but (58), personne ne le touchant, ni Samantha Kerr, la destinatrice, ni les Brésiliennes.

Kerr, la star australienne, n'a pas marqué, mais elle a poussé Monica à marquer contre son camp (66). L'attaquante était hors-jeu, signalé, sur l'action, mais elle n'a pas touché le ballon. Après consultation de la vidéo, la Suissesse Esther Staubli a finalement accordé le but.

Les Brésiliennes ont poussé jusqu'au bout, et réclamé un "penalty évident", selon Marta pour un ceinturage sur Andressa. "Il y a de quoi être en colère", a pesté la star brésilienne.

Mais les Australiennes, plus fraîches, ont tenu. Toutes les actrices de ce match ont en tout cas offert une très belle publicité au foot féminin.

Mondial 2019: La Chine envoie l'Allemagne... et les Bleues en 8e de finale

Le bonheur de la Chine est contagieux: son succès contre l'Afrique du Sud (1-0) jeudi propulse l'Allemagne et surtout la France, pays organisateur, en huitièmes de finale du Mondial féminin.

Quatre jours avant leur dernier match de poule, à Rennes contre le Nigeria, les Bleues sont assurées de terminer au pire parmi les quatre meilleures "troisièmes" de groupe.

Les joueuses de Corinne Diacre auront sûrement à cœur de réaliser un sans-faute, après leurs victoires initiales contre la Corée du Sud (4-0) et la Norvège (2-1), mais cela leur permet d'aborder encore plus sereinement leur dernier match de poule en Bretagne.

Le court succès des Chinoises fait également les affaires de l'Allemagne, prétendant comme la France au titre mondial, assuré de finir dans les deux premières places qualificatives du groupe B.

Dans un Parc des princes à moitié rempli, la Chine a fait honneur à son rang de 16e nation au classement Fifa devant des "Banyana Banyana" (49e rang mondiale) courageuses mais peu dangereuses pour le second match de leur histoire en Coupe du monde.

Les Chinoises ont fait le siège de la gardienne sud-africaine avant de trouver la solution par Li Ying (40e). La N.10 a jeté sa jambe gauche pour reprendre victorieusement, du tibia, un centre de Zhang Rui venu de la droite.

Ce but à l'arraché permet à l'équipe de Chine d'effacer quelque peu la désillusion du match précédent, où elle s'était inclinée de justesse (0-1) face à l'Allemagne, une des nations favorites pour le sacre mondial.

La voilà revenue à la hauteur de l'Espagne (3 points également), son prochain adversaire lundi au Havre et surtout son plus sérieux concurrent dans le groupe B. La rencontre dans la cité normande aura un air de "petite finale" pour la qualification en huitième de finale.

"L'Espagne est une équipe très forte, ils ont un style traditionnel qui ressemble à la sélection masculine", mais "j'espère que les joueuses vont pouvoir déployer leur potentiel", a lancé le sélectionneur chinois, Jia Xiuquan.

- Kgatlana trop seule -

Si la victoire des Chinoises ne souffre d'aucune contestation, elles ont cependant eu du mal à concrétiser leurs temps forts jeudi, par manque de précision plus que d'occasions.

Elles en ont eu à la pelle, notamment par la "locale" Wang Shuang, mais les tentatives de la jeune attaquante du Paris SG (33e, 84e) n'ont pas fait mouche.

Deux minutes après avoir marqué, elles ont failli récidiver sur une tête de Wang Shanshan (42e). La barre transversale puis la "goal line technology", qui a photographié le ballon sur la ligne de but, ont refusé le 2-0. Yang Li a eu sa chance aussi en toute fin de partie mais la gardienne a repoussé sa frappe à bout portant (90e).

Volontaires mais très maladroites, les Sud-Africaines n'ont eu que quelques contre-attaques à se mettre sous la dent, sous l'impulsion de Thembi Kgatlana qui a soit manqué de jus, soit de partenaires pour mener à bien ses raids.

"Bien sûr nous sommes déçus mais c'est une performance honorable", a réagi la sélectionneuse Desiree Ellis, "fière" de son équipe.

Voir plus

XS
SM
MD
LG