Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Chine: un pasteur protestant condamné à 14 ans de prison

Le président Chinois Xi Jinping à Pékin, le 31 décembre 2015 (Xinhua/Li Gang)

Un tribunal chinois a condamné un pasteur protestant à 14 ans de prison, notamment pour détournement de fonds, après que le responsable religieux se fut opposé à la démolition de croix surplombant des églises, a-t-on appris lundi auprès d'un responsable.

Bao Guohua a été jugé coupable par un tribunal de la province du Zhejiang (est) de détournement de fonds, trouble à l'ordre public, opérations commerciales illégales et dissimulation d'informations comptables, selon des médias locaux.

Sa femme Xing Wenxiang a été condamnée à 12 ans d'emprisonnement, ont-ils précisé.

Les deux époux, accusés de s'être appropriés de l'argent et une maison appartenant à l'Eglise, ont également été condamnés à une amende et leurs biens ont été saisis, d'après les médias chinois.

Un responsable du tribunal de la ville de Jinhua où le verdict a été annoncé jeudi a confirmé les peines à l'AFP mais s'est refusé à tout autre commentaire.

Dix autres personnes ont été condamnées à des peines de prison dans le cadre de cette affaire, ont rapporté le journal Zhejiang Daily et la télévision locale, sans préciser leur durée.

D'après China Aid, une association basée aux Etats-Unis, M. Bao et Mme Xing ont été obligés de récuser leurs avocats avant le procès.

Le plus célèbre des avocats des pasteurs et militants chrétiens du Zhejiang, Zhang Kai, est détenu au secret depuis août l'an dernier.

M. Bao et sa femme ont été arrêtés en juillet après avoir publiquement dénoncé une campagne de démontage des croix surmontant des églises chrétiennes et menée par les autorités du Zhejiang.

Les règlements provinciaux exigent en effet que les croix soient désormais placées sur la façade des édifices religieux, et non plus à leur sommet, et que leur hauteur ne dépasse pas un dixième de celle du bâtiment.

En 2014, les autorités de la ville de Wenzhou, dans le Zhejiang, avaient démoli la monumentale église de Sanjiang, au motif que sa construction n'avait pas respecté les règles.

La Chine compte quelque 5,7 millions de catholiques et 23 millions de protestants, selon des chiffres du Bureau des affaires religieuses datant de 2014.

Mais avec l'"église souterraine" prospérant en dehors des organisations officielles, la communauté chrétienne chinoise pourrait au total comprendre quelque 60 millions de personnes, selon certaines estimations.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le coronavirus a fait au moins 347.000 morts dans le monde

Le coronavirus a fait au moins 347.000 morts dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Environ 900 prisonniers talibans recouvrent la liberté en Afghanistan

Environ 900 prisonniers talibans recouvrent la liberté en Afghanistan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:14 0:00

Plus de 5,3 millions de cas de coronavirus dans le monde

Plus de 5,3 millions de cas de coronavirus dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:01 0:00

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 345.000 morts dans le monde

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 345.000 morts dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:13 0:00

L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

Voir plus

XS
SM
MD
LG