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Le chef de la coopération américaine au Soudan avant une décision sur des sanctions


Mark Green, alors ambassadeur des États-Unis en Tanzanie, le 7 août 2008.

Le chef de l'agence de coopération américaine Mark Green a dit espérer une amélioration dans l'accès à l'aide humanitaire dans la région du Darfour au Soudan, lors d'une visite lundi dans un camp de déplacés.

"Nous espérons en particulier voir des progrès sur l'accès à l'aide humanitaire ici au Darfour Nord", a déclaré M. Green dans le camp de Zam Zam qui accueille des dizaines de milliers de déplacés.

Il faisait référence à l'un des cinq points sur lesquels Washington basera sa décision pour lever ou non complètement les sanctions prises contre Khartoum.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Au fil des ans, les administrations américaines successives ont renforcé ces restrictions, accusant Khartoum de violations des droits de l'Homme, notamment dans le conflit meurtrier contre des rebelles au Darfour (ouest) qui a fait 330.000 depuis 2003, selon l'ONU.

Les violences se poursuivent au Darfour mais à une moindre échelle.

M. Green a récemment été nommé à la tête de l'Agence américaine pour le développement et la coopération (USAID).

Son voyage a également lieu au moment où Washington envisage de réduire de plus de 30% l'aide américaine à l'international. Mais il a pour objectif de montrer que l'administration de M. Trump "veut s'engager et non pas se désengager", a affirmé un responsable américain à l'AFP.

Il a assuré qu'il s'agissait de "la première visite d'un haut responsable de l'administration Trump en Afrique".

M. Green doit ensuite se rendre au Soudan du Sud et en Ethiopie.

Avec AFP

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