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Une ambulance de MSF touchée par des tirs en zone anglophone camerounaise


Une des victimes d'une attaque est soignée par Médecin sans frontières, le 25 octobre 2020.

Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu jeudi sur une ambulance de Médecins sans Frontières (MSF), blessant légèrement une infirmière, dans le Sud-Ouest du Cameroun en proie à une insurrection séparatiste, a indiqué l'ONG vendredi.

L'ambulance de MSF se dirigeait vers la localité de Muyuka, où elle devait secourir un blessé, lorsqu'elle a été touchée de "trois balles", a affirmé à l'AFP Paulo Milanesio, coordinateur des urgences de MSF pour la région du Sud-Ouest.

Cette région est peuplée principalement par la minorité anglophone de ce pays majoritairement francophone. Divers groupes armés séparatistes combattent les forces de Yaoundé, avec l'objectif de fonder un État indépendant qu'ils veulent appeler Ambazonie.

"Notre collègue, une infirmière, a été touchée au bas de la jambe par l'une des balles, mais heureusement, la blessure était superficielle et notre collègue est maintenant en bonne condition", a précisé M. Milanesio.

Dans un communiqué, MSF a condamné cette attaque qu'elle impute à "des hommes armés", sans préciser s'il s'agissait de séparatistes ou de soldats.

"Ce n'est pas la première fois que notre personnel est confronté à la violence", a indiqué M. Milanesio, rappelant qu'en juillet, un agent de santé communautaires lié à MSF avait "été tragiquement tué".

"Le contexte est très polarisé et nos équipes sont parfois victimes de harcèlement de la part d'hommes armés", a-t-il ajouté.

Dans le Cameroun anglophone, l'armée et des groupes séparatistes s'affrontent quasi-quotidiennement depuis trois ans.

Les civils sont fréquemment pris en tenaille et victimes de crimes et d'exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l'ONU. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.

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