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Droits humains

Cameroun: deux transgenres condamnées à 5 ans en liberté provisoire

Une vue du palais de justice de Mokolo, région de l'Extrême-Nord, Cameroun, le 17 février 2018, .

Deux femmes transgenres camerounaises condamnées en mai à 5 ans de prison ont été remises en liberté provisoire mardi en attendant l'issue de leur procès en appel, ont indiqué leur avocat et une ONG.

Shakiro, très présente et connue sur les réseaux sociaux au Cameroun, et Patricia, emprisonnées depuis février, "sont libres" après avoir "bénéficié d'une mesure de mise en liberté provisoire" de la Cour d'appel de Douala, la capitale économique du Cameroun, a annoncé à l'AFP leur avocat, Me Richard Tamfu.

"La décision de mise en liberté a été prononcée dans le cadre du procès en appel" des deux condamnées, a confirmé à l'AFP Alice Nkom, présidente de l'Association pour la défense des droits des homosexuels (Adefho).

En mai, les deux prévenues avaient été reconnues coupables de "tentative d'homosexualité, outrage public aux mœurs et défaut de carte nationale d'identité" avant d'être condamnées en première instance chacune à 5 ans de prison, la peine la plus lourde prévue par la législation réprimant les pratiques homosexuelles dans ce pays d'Afrique centrale.

Shakiro et Patricia, connues respectivement de l'état-civil comme Loïc Djeukam et Roland Mouthé, avaient interjeté appel, la date de leur nouveau procès n'est pas fixée.

L'homosexualité est réprimée au Cameroun, la loi prévoyant des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison pour quiconque entretient des rapports sexuels avec une personne du même sexe.

L'ONG internationale Human Rights Watch (HRW) avait déploré en avril les discriminations subies par les homosexuels au Cameroun.

"La loi qui criminalise les comportements homosexuels fait courir aux personnes LGBT un risque accru d'être maltraitées, torturées et agressées sans aucune conséquence pour les auteurs de ces actes", avait déclaré Neela Ghoshal, directrice adjointe de la division LGBT de HRW.

Autrefois fréquentes, les arrestations pour des faits allégués d'homosexualité ont sensiblement baissé ces dernières années au Cameroun, mais elles semblent repartir à la hausse depuis peu.

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Ethiopie: l'ONU condamne les accusations "dangereuses" de partialité des travailleurs humanitaires au Tigré 

Une équipe conjointe de l'ONU et des ONG internationales met en œuvre un mécanisme de réponse rapide en réponse aux besoins humanitaires des communautés touchées par le conflit en cours dans la région du Tigré en Éthiopie, le 19 juillet 2021.

L'ONU a condamné mardi les accusations "dangereuses" de partialité faites par le gouvernement éthiopien à l'encontre des travailleurs humanitaires au Tigré, région en guerre où l'aide alimentaire peine à arriver malgré la famine.

Le gouvernement a par le passé accusé les humanitaires d'être du côté des forces rebelles, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), voire même de les armer.

"Les accusations généralisées contre les travailleurs humanitaires doivent cesser", a déclaré Martin Griffiths, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, lors d'une conférence de presse organisée à Addis Abeba.

"Elles sont injustes, elles sont contre-productives, elles doivent être soutenues par des preuves s'il y en a et, sincèrement, c'est dangereux", a-t-il ajouté, au dernier de ses six jours de visite en Ethiopie, son premier voyage depuis sa nomination.

Un responsable gouvernemental, Redwan Hussein, a accusé le mois dernier certaines ONG d'"armer l'autre camp", en référence au TPLF, mais sans donner plus de détails.

Au moins une dizaine de travailleurs humanitaires ont été tués depuis que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé l'armée fédérale au Tigré (Nord) pour y destituer les autorités régionales il y a près de neuf mois, le 4 novembre 2020.

Le prix Nobel de la Paix en 2019 a déclaré victoire fin novembre après la prise de la capitale régionale Mekele, mais les combats se sont poursuivis et, fin juin, les rebelles pro-TPLF ont regagné la majeure partie de la région, dont Mekele.

En juillet, les combats se sont étendus en région Afar ainsi qu'en région Amhara, qui bordent toutes deux le Tigré.

"Les besoins dont on a parlé au Tigré sont à la mesure de ce qui a été dit. Ils sont immenses, ils sont urgents, ils sont importants et maintenant les besoins grandissent en Afar et en Amhara, en raison de ce conflit", a-t-il ajouté.

Il a souligné que le gouvernement était "le premier acteur" dans la livraison de l'aide. Addis Abeba a plusieurs fois renvoyé la responsabilité sur les rebelles au sujet des problèmes d'accès à l'aide.

- "Que la guerre se termine" -

Les humanitaires se plaignent qu'en dépit de la déclaration d'un cessez-le-feu fin juin, l'accès de l'aide au Tigré reste difficile, perturbé par l'insécurité et les blocages administratifs.

Ethiopie: les réfugiés érythréens, victimes collatérales du conflit au Tigré
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Quelque 5,2 millions de personnes - soit plus de 90% de la population du Tigré - vivent grâce à l'aide extérieure, selon l'ONU, pour qui 400.000 personnes y connaissent la famine.

Jusqu'à la semaine dernière, seul un camion, sur un convoi en comptant 50, était parvenu à atteindre le Tigré depuis la chute de Mekele. Cependant, M. Griffiths a déclaré mardi que d'autres véhicules étaient entrés dans la région, via une route praticable à l'est.

Cette route comprend de nombreux points de contrôle où les employés ont été "interrogés, intimidés et parfois détenus", a déclaré l'ONU la semaine dernière.

Ethiopie: les réfugiés érythréens, victimes collatérales du conflit au Tigré
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Le départ de M. Griffiths pour une visite de deux jours au Tigré a été retardé de cinq heures vendredi, l'ensemble des passagers de l'avion, lui inclus, ayant été longuement fouillés, ont raconté à l'AFP deux responsables humanitaires.

Mardi, M. Griffiths a rappelé que 100 camions chargés d'aide devraient atteindre la région chaque jour pour répondre aux besoins, et que les "conditions" devaient pour cela changer.

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"Nous avons besoin d'un accès garanti par la route, de même que, bien sûr, nos avions (puissent) entrer et sortir de Mekele. Et sincèrement, nous avons besoin que la guerre se termine", a-t-il dit.

Mardi, Mitiku Kassa, le chef de la Commission nationale de gestion du risque de catastrophe, a critiqué des "pressions par certains Occidentaux et leurs institutions pour l'ouverture d'un corridor" entre le Soudan et l'ouest du Tigré.

La directrice de l'Agence américaine d'aide internationale (USAID), Samantha Power, se trouve au Soudan, où elle s'est rendue dans le camp d'Oum Raquba (Est), qui abrite des milliers de réfugiés éthiopiens ayant fui le Tigré.

"Les Etats-Unis ont poussé toutes les parties au Tigré pour un cessez-le-feu immédiat dans l'espoir que les gens comme les Ethiopiens que je rencontre ici puissent rentrer chez eux. Le conflit a engendré d'atroces attaques contre les civils, il impacte des millions (de personnes), il doit cesser", a-t-elle déclaré mardi sur Twitter.

Afghanistan: 40 civils tués, 118 blessés en 24 heures dans des combats

Les forces spéciales de l'armée afghane lors de la cérémonie de remise de leurs diplômes après un programme de formation de trois mois au centre de formation militaire de Kaboul, en Afghanistan, le 17 juillet 2021.

Au moins 40 civils ont été tués et 118 blessés au cours des dernières 24 heures dans les combats entre talibans et forces afghanes dans la ville de Lashkar Gah, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mardi la Mission de l'ONU en Afghanistan (Unama).

L'Unama exprime dans un tweet "sa profonde inquiétude pour les civils afghans à Lashkar Gah où les combats s'intensifient".

"Les dernières informations font état de 118 civils blessés et 40 tués au cours des dernières 24 heures, les talibans continuant leur offensive au sol et l'armée afghane tentant de les repousser", poursuit l'Unama.

"L'ONU appelle à la cessation immédiate des combats dans les zones urbaines", indique la mission onusienne.

L'Afghanistan risque de devenir un "Etat paria"
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Outre Lashkar Gah (200.000 habitants), à l'intérieur de laquelle ils sont entrés ces derniers jours, les insurgés affrontent les forces afghanes dans les faubourgs de Kandahar (Sud) et Hérat (Ouest), deuxième et troisième villes du pays, qui comptent respectivement 650.000 et 600.000 habitants.

Dans la matinée, l'Unama avait déjà indiqué que "l'offensive au sol des talibans et les bombardements aériens de l'armée afghane font le plus de mal" aux civils, et s'était déclarée "profondément inquiète des tirs aveugles, de l'occupation des établissements de santé et des domiciles privés et des dégâts qu'ils subissent".

L'armée américaine poursuit son retrait d'Afghanistan
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Victimes de discrimination, les Bassari s'organisent pour défendre leurs droits

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En visite à Khartoum, Samantha Power salue "un nouveau Soudan"

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Droits de l’Homme : l’armée camerounaise et les séparatistes indexés

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