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Californie: début de l'identification des victimes, Trump sur le terrain samedi

Donald Trump, la Maison Blanche, Washington, le 15 novembre 2018.

Le président américain Donald Trump se rendra samedi en Californie, ravagée depuis une semaine par de gigantesques incendies qui ont fait 59 morts dont la majorité étaient en cours d'identification grâce à des tests ADN

Au huitième jour du sinistre, les autorités locales poursuivaient jeudi leurs recherches des victimes du "Camp Fire", l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de cet Etat de l'ouest américain qui a tué au moins 56 personnes autour de la ville de Paradise, dans le comté de Butte, au nord de la capitale Sacramento.

La Maison Blanche a annoncé jeudi que Donald Trump irait samedi à la rencontre des personnes touchées par l'incendie. Le président a décrété l'état de "catastrophe majeure" pour les zones incendiées, après avoir créé la polémique an accusant l'Etat de Californie, contrôlé par les démocrates, de mauvaise gestion des forêts alors que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l'Etat fédéral.

La police du comté a publié une liste de 300 personnes toujours portées disparues. Selon le shérif, Kory Honea, certaines ont pu être hébergées par leurs familles ou des amis mais d'autres ont pu mourir dans l'incendie.

Quant aux morts confirmés, "nous pensons en avoir identifié 47, mais nous attendons une confirmation ADN", a expliqué M. Honea, lors d'une conférence de presse mercredi soir.

Les secours se concentrent sur la petite ville de Paradise, prisée des retraités et presque entièrement détruite par l'incendie.

Au total, 461 secouristes, aidés de 22 chiens spécialisés dans la recherche de restes humains, sont déployées sur le terrain, se rendant de maison en maison dans la ville dévastée.

"Notre mission est de trouver les victimes de cet incendie, les récupérer et les identifier pour informer leurs proches et leur donner des réponses", a indiqué le responsable des enquêtes au sein de la police du comté de Butte, Steve Collins, cité par CNN.

- Problèmes sanitaires -

Le feu, qui s'est déclaré jeudi dernier, a brûlé près de 56.650 hectares, et les fumées ont atteint Sacramento, à 130 km au sud de Paradise.

"Nous sommes au milieu d'une catastrophe", a déclaré le gouverneur démocrate de l'Etat, Jerry Brown, alors que plus de 50.000 personnes ont été évacuées à cause de l'incendie qui fait toujours rage.

A Chico, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Paradise, un campement de fortune d'une centaine de tentes s'est formé sur le parking d'un supermarché. En marge du campement se trouve une aire de distribution gratuite de nourriture, d'eau, de masques et d'articles d'hygiène. Il y a aussi un tableau blanc pour noter les noms des personnes portées disparues, qui s'ajouteront ensuite à la liste officielle.

Plusieurs centres d'hébergement d'urgence sont pleins et la promiscuité provoque des problèmes sanitaires, selon les autorités locales citées par le quotidien Sacramento Bee.

Dans un refuge de Chico, qui accueille 170 évacués, entre 15 à 20 personnes ont été victimes d'un norovirus, qui cause vomissements et diarrhées, a indiqué Lisa Almaguer, porte-parole du département de santé publique du comté.

A plusieurs centaines de kilomètres au sud, près de Los Angeles, le "Woolsey Fire" a lui ravagé près de 40.000 hectares et fait au moins trois morts.

Le feu s'est déclaré jeudi dernier près de Thousand Oaks. L'incendie s'est rapidement propagé et a atteint la célèbre station balnéaire de Malibu, à l'ouest de Los Angeles, où l'ordre d'évacuation a été levé mercredi dans certaines zones.

Les pompiers espèrent contenir entièrement l'incendie d'ici lundi, grâce à l'amélioration des conditions climatiques.

L'origine des deux incendies n'a pas encore été identifiée mais plusieurs victimes du "Camp Fire" ont porté plainte contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electric (PG&E), affirmant que des étincelles sur une ligne à haute tension ont déclenché le brasier.

Depuis un an, la Californie a connu plusieurs incendies majeurs, qui ont fait, au total, près de 100 morts, et brûlé des centaines de milliers d'hectares. La sécheresse sévit depuis plusieurs années sur ce grand Etat de l'ouest des Etats-Unis.

Avec AFP

PG&E

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Peut-on faire confiance à Facebook sur sa cryptomonnaie ? Des sénateurs américains en doutent

Facebook, déjà épinglé maintes fois sur les questions de respect de la vie privée et de protection des données, n'est pas forcément digne de foi quand il s'agit de son nouveau projet de cryptomonnaie, ont mis en avant plusieurs sénateurs américains lors d'une audition mardi.

"Facebook n'a peut-être pas l'intention d'être dangereux mais ils ont déjà démontré qu'ils ne respectaient pas le pouvoir des technologies avec lesquelles ils jouent", a ainsi dénoncé le sénateur démocrate Sherrod Brown.


"Facebook nous a dit encore et encore qu'on devait leur faire confiance, mais à chaque fois que les Américains vous font confiance, il semblerait qu'ils s'en mordent les doigts", a-t-il ajouté.

L'élu s'adressait à David Marcus, le responsable en charge du développement du dernier grand projet du réseau social: la devise virtuelle Libra.

Avec la création de cette monnaie numérique offrant un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, annoncée mi-juin, Facebook veut bouleverser le système financier mondial.

Mais la cryptomonnaie suscite de plus en plus d'inquiétudes parmi les régulateurs du monde entier et David Marcus a tenté de défendre pendant deux heures le projet devant la commission des Finances du Sénat américain. Il a promis de répondre à toutes les préoccupations des législateurs avant de lancer la devise sur le marché, comme les craintes liées à l'utilisation de la Libra pour du blanchiment d'argent.

La question de la confiance à accorder à Facebook est plusieurs fois revenue sur le tapis.

Ainsi le sénateur républicain John Kennedy a posé plusieurs questions sur ce que les responsables de Facebook savaient exactement à propos des ingérences russes via le réseau social lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2016.

"J'ai beaucoup de respect pour Facebook mais Facebook veut maintenant contrôler la quantité de monnaie en circulation. Qu'est-ce qui pourrait dérailler ?" s'est-il interrogé.

D'autres sénateurs se sont aussi demandé si Facebook allait vraiment respecter l'engagement de ne pas mélanger les données partagées sur la plateforme de la Libra et sur le réseau social et celles destinées à cibler les publicités.

"Je ne vous fais tout simplement pas confiance", a asséné la sénatrice républicaine Martha McSally. "Vous avez enfreint la vie privée par le passé (...) et pourtant vous lancez un nouveau produit et assurez que la vie privée sera respectée. Comment les utilisateurs pourront savoir si cela ne va pas aussi changer et que le respect de leur vie privée ne sera pas de nouveau enfreint ?"

Donald Trump veut une enquête sur les liens de Google avec Pékin

Des smartphones Huawei devant le logo de Google Play le 20 mai 2019.

Donald Trump a laissé entendre mardi que son administration allait mener des investigations sur Google, récemment pris pour cible par le milliardaire Peter Thiel qui l'accuse d'être infiltré par les services de renseignements chinois.


"L'investisseur des tech, le milliardaire Peter Thiel pense que Google devrait faire l'objet d'une enquête pour trahison. Il accuse Google de travailler avec le gouvernement chinois", a tweeté le président républicain.

"Un type génial et brillant qui connaît ce sujet mieux que quiconque ! L'administration Trump va jeter un coup d'oeil!", a-t-il lancé.

Interrogé par l'AFP, Google a estimé que ces accusations étaient sans fondement.

"Comme nous l'avons déjà dit, nous ne travaillons pas avec les militaires chinois", a réagi le groupe.

Peter Thiel a suggéré dimanche que le FBI et la CIA devraient enquêter sur les infiltrations de Google par les services de renseignements chinois, selon des propos tenus lors d'une conférence à Washington et rapportés par Axios.

Il a notamment critiqué Google, maison mère d'Alphabet, pour son travail en Chine, affirmant que le géant des moteurs de recherche était "engagé dans la décision apparemment traître de travailler avec l'armée chinoise et non avec l'armée américaine", selon Axios.

Google a fermé son moteur de recherche en Chine en 2010, après avoir refusé la demande de Pékin de censurer certains résultats de recherches.

Mais son patron Sundar Pichai avait reconnu pour la première fois en octobre dernier que son moteur de recherches pourrait revenir en Chine, affirmant que celui-ci apporterait une "meilleure information" aux citoyens que la concurrence.

"Le haut management de Google estime-t-il avoir été infiltrée par les services de renseignement chinois ?", "c'est une question qui doit être posée par le FBI et la CIA", a estimé le milliardaire, cité par Axios.

Peter Andreas Thiel, entrepreneur américain d'origine allemande, est notamment le cofondateur du service de paiement en ligne PayPal avec Elon Musk.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump s'en prend à Google. Le locataire de la Maison Blanche estime notamment que Google a un "parti pris" contre lui et ses partisans.

Plus tôt cette année, il avait en outre critiqué le géant de la technologie pour s'être retiré d'un grand contrat informatique du Pentagone avant d'assouplir son ton après avoir rencontré Sundar Pichai.

Google a des activités commerciales limitées en Chine, mais un rapport récent indique qu'un de ses scientifiques a participé à un projet de recherches pouvant avoir des applications civiles et militaires.

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