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Californie: au moins trois morts dans une fusillade lors d'un festival

Des images de la chaîne de télévision NBC News ont montré des festivaliers en train de courir alors que des coups de feu retentissaient au Festival de l'ail de Gilroy, l'un des plus importants festivals de gastronomie du pays.

Au moins trois personnes sont mortes dimanche et 15 autres ont été blessées lorsqu'un tireur a ouvert le feu lors d'un festival de gastronomie à Gilroy (Californie), au sud de San Francisco.

Le tireur, lui, a été abattu peu après le début de la fusillade, selon la police.

La fusillade a eu lieu durant le Festival de l'ail de Gilroy, une ville à une cinquantaine de km au sud de San José.

"Des policiers étaient dans les parages et ont repéré en moins d'une minute le suspect qui a été visé et tué", a déclaré à la presse le chef de la police locale Scot Smithee, selon lequel des recherches restaient en cours pour retrouver un éventuel complice.

Les forces de l'ordre "sont sur le site de la fusillade à Gilroy, Californie. Les rapports indiquent que le tireur n'a pas encore été arrêté", avait tweeté peu auparavant le président américain Donald Trump.

Des images de la chaîne de télévision NBC News ont montré des festivaliers en train de courir alors que des coups de feu retentissaient au Festival de l'ail de Gilroy, l'un des plus importants festivals de gastronomie du pays.

La chaîne a également rapporté le témoignage d'une femme, Julissa Contreras, qui dit avoir vu un homme blanc d'une trentaine d'années ouvrir le feu avec un fusil.

"Je pouvais le voir tirer dans toutes les directions. Il ne visait personne en particulier. C'était juste de gauche à droite, de droite à gauche", a raconté Julissa Contreras, citée par NBC News. "Il était manifestement préparé pour ce qu'il faisait", a-t-elle estimé.

"Violence insensée"

Un technicien, Shawn Viaggi, qui se trouvait près de la scène du festival s'est jeté au sol après avoir entendu de "fortes détonations", a-t-il raconté au journal San José Mercury News. "J'ai crié +C'est une vraie arme, partons d'ici+, et on s'est cachés sous la scène".

"Nous étions en train de partir et nous avons vu un gars avec un foulard enroulé autour de sa jambe parce qu'il avait été touché. Et il y avait des gens au sol qui pleuraient", a relaté Evenny Reyes, 13 ans, au San José Mercury News.

"Il y avait un petit enfant blessé, au sol. Des gens jetaient des tables et coupaient des clôtures pour sortir", a-t-elle ajouté.

Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a déploré un événement "horrible". "Cette nuit, la Californie est au côté de Gilroy. Mon cabinet suit la situation de près", a-t-il tweeté. "Reconnaissant envers les efforts des policiers et leur travail continu alors que la situation se développe", a-t-il ajouté.

La sénatrice californienne Kamala Harris, candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020, a déploré dans un tweet une "violence insensée".

Le maire de San José, Sam Liccardo, a tweeté "Prions pour les vies" des personnes blessées lors de la fusillade. "Nous continuerons à soutenir nos voisins par tous les moyens".

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type. Le droit de détenir une arme est garanti dans le pays par le deuxième amendement à la Constitution.

Le Festival de l'ail de Gilroy s'achevait dimanche.

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Accord sur un fonds de 19 millions de dollars pour indemniser des victimes d'Harvey Weinstein

L'actrice Louisette Geiss lors d'une conférence de presse du groupe de femmes "Silence Breakers", qui ont dénoncé le comportement prédateur sexuel du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, à l'hôtel de ville de Los Angeles, le 25 février 2020. (AP Photo/Chris Pizzello)

Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.

Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais.

S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood -qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison- ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre Weinstein, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société.

"Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.

Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus".

Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste".

Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.

Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.

Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.

Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier.

New York revoit le budget de sa police

Des agents de police de New York arrêtent un homme sur une promenade à New York, le 21 juin 202

La ville de New York a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un budget annuel réduisant les fonds alloués à ses services de police, illustration de l'impact des manifestations antiracistes même si la mesure a été critiquée de toutes parts.

Le budget de la première métropole américaine pour l'année fiscale 2021 qui s'ouvre ce 1er juillet rogne les dépenses policières de plus d'un milliard de dollars, par rapport à un budget opérationnel de la police new-yorkaise - la plus importante des Etats-Unis avec quelque 36.000 agents - de quelque 6 milliards, selon le maire de New York Bill de Blasio.

Selon lui, ces coupes répondent aux exigences de réformes des manifestations antiracistes portées par le mouvement #BlackLivesMatter qui ont suivi la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

A New York comme ailleurs, les demandes de transfert des fonds alloués à la police municipale au profit des minorités défavorisées ont été une revendication phare des manifestants.

M. de Blasio souligne avoir renoncé à embaucher 1.100 policiers qui devaient commencer leur formation en juillet. Et assure que son budget répond aux demandes pour plus de justice sociale comme au "désir profond" de sécurité des 8,5 millions de New Yorkais.

Mais les mesures ont été jugées insuffisantes, voire purement cosmétiques, par l'aile gauche du parti démocrate, et ont été critiquées par les républicains qui voient dans une récente augmentation des fusillades à New York la preuve que la police doit être soutenue.

Donald Trump a ainsi accusé dans un tweet mercredi le maire de "neutraliser et mépriser" une police qu'"il déteste".

Le président américain s'en est aussi pris à la décision du maire de placer prochainement un panneau à l'emblème de "Black Lives Matter" devant la tour Trump, sur la 5e Avenue, où habitait le milliardaire jusqu'à son élection.

Après que le maire eut déclaré sur la chaîne MSNBC qu'il voulait ainsi que le président "entende (...) trois mots pour lesquels il n'a jamais montré aucun respect", M. Trump a estimé que la police ne devrait "peut-être" pas laisser apposer "ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise".

Le budget new-yorkais 2021 s'inscrit dans un contexte de coupes budgétaires imposées par la pandémie, avec la crise économique et le manque à gagner fiscal qu'elle a générés.

Il atteint 88,1 milliards de dollars, soit sept milliards de moins qu'une version préliminaire adoptée en février, un mois avant que la pandémie ne mette la capitale économique américaine à l'arrêt.

Le maire explique depuis plusieurs semaines que si le gouvernement fédéral n'accorde pas d'aide substantielle à la ville ou si l'Etat de New York ne l'autorise pas à recourir à l'emprunt, quelque 22.000 postes municipaux devront être supprimés le 1er octobre, affectant tous les services de base.

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