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Côte d'Ivoire

Le député pro-Soro Alain Lobognon libéré

L'ex-chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, avec le député Alain Lobognon (à droite), lors d'une conférence de presse à Paris, le 26 novembre 2004.

Le député de Fresco (sud de la Côte d'Ivoire) Alain Lobognon, proche de l'ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, a vu mardi sa peine de prison de 12 mois ferme réduite à 6 mois avec sursis.

Il s'agit d'un jugement en appel pour un tweet dans lequel il accusait le procureur de vouloir faire arrêter un de ses collègues députés.

Le président de la Cour d'Appel, Ali Yeo, qui a suivi le réquisitoire du procureur général Marie-Leonard Lebry, a demandé la libération immédiate de M. Lobognon dont l'incarcération le 15 janvier et la condamnation à de la prison ferme le 29 janvier avaient fait couler beaucoup d'encre dans un climat politique tendu à l'approche de la présidentielle de 2020.

Il avait été déclaré coupable de "propagation de fausse nouvelle, incitation à la violence et trouble à l'ordre public" en première instance.

Âgé de 50 ans, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports (2011-2015), M. Lobognon, qui avait cessé dimanche une grève de la faim, a paru soulagé par la décision.

"C'est une décision mi-figue-mi-raisin", a déclaré un de ses conseils, Me Affoussiata Bamba Lamine, ancienne ministre et proche également de Guillaume Soro.

"Pour lui et sa famille, c'est une bonne chose (qu'il soit libéré). (Nous) les avocats, on n'est pas contents de la décision mais on est heureux a titre personnel que Alain ait été libéré. Aucun élément ne permettait de condamner notre client (...) Nous voulions un acquittement total", a-t-elle poursuivi, soulignant M. Lobognon allait se pourvoir en cassation.

"C'est la première fois peut-être dans le monde qu'un élu est condamné pour un tweet, ca ne fait pas honneur à notre pays", a conclu Me Bamba qui parle de "procès politique".

Le procureur général, qui a souligné que le député n'avait pas été arrêté, a estimé qu'il "y avait des actions qu'il ne faut pas poser à la légère. Dans un contexte de trouble, cela ne pouvait servir qu'à inciter les populations à descendre dans les rues".

Guillaume Soro a démissionné vendredi de son poste de président de l'Assemblée nationale, poussé vers la sortie par son ancien allié, le président Alassane Ouattara. M. Soro refusait de participer à la mutation de la coalition au pouvoir en un grand parti unifié. Depuis, M. Soro, à qui l'on prête des ambitions présidentielle, a notamment affirmé sur Twitter : "Je rends le tabouret, pour chercher le fauteuil"

Le président ivoirien, âgé de 77 ans, n'a pas dévoilé ses intentions quant à une éventuelle candidature. La Constitution adoptée en 2016 n'autorise pas un troisième mandat, mais il existe une incertitude juridique sur l'application de cette disposition.

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Guillaume Soro affirme qu'on ne l'empêchera pas d'être candidat à la présidentielle ivoirienne

Guillaume Soro, alors président de l'Assemblée nationale ivoirienne, prend la parole à Abidjan, le 15 février 2019.

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne et ex-Premier ministre Guillaume Soro, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays, a déclaré mardi à Paris qu'il maintenait sa candidature à la présidentielle ivoirienne en octobre.

"Ceux qui m'ont empêché de fouler la terre de mon pays ne m'empêcheront pas de m'adresser à vous et d'être candidat à la magistrature suprême", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Paris, un mois après sa tentative avortée de retour à Abidjan.

"Je suis candidat à l'élection présidentielle de mon pays (...). Je le demeure définitivement, j'ai même envie de dire que je le suis davantage", a insisté cette figure de la vie politique ivoirienne, populaire parmi la jeunesse, qui ambitionne de bousculer l'échiquier politique ivoirien.

M. Soro avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d'Ivoire, après six mois à l'étranger. Mais il était reparti en avion vers l'Europe après avoir appris qu'il faisait l’objet d'un mandat d'arrêt. Plusieurs de ses proches, dont des députés, ont été ensuite arrêtés.

Guillaume Soro est notamment accusé par la justice ivoirienne d'avoir fomenté "une insurrection civile et militaire" pour s'emparer du pouvoir, ce qu'il nie.

L'ancien Premier ministre a qualifié mardi ce mandat d'arrêt "de fantasque, illégal et purement opportuniste" et assuré qu'il "ne cèderait pas au chantage".

"Cette cabale ne détournera pas l'histoire de son cours inévitable", a-t-il martelé, en assurant: "les Ivoiriens souhaitent le changement, c'est incontestable".

Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu'il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s'est ensuite brouillé avec lui, jusqu'à la rupture début 2019.

Dix ans après la crise de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin s'annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Un cas suspect de coronavirus détecté à l’aéroport d’Abidjan

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Abidjan va renforcer les mesures de sécurité autour de l’aéroport

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Soro porte plainte à Paris contre le procureur ivoirien

L'ex-président de l'Assemblée National Guillaume Soro

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne et ex-Premier ministre Guillaume Soro, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt sous l'accusation d'avoir préparé "une insurrection civile et militaire", a déposé plainte à Paris contre le procureur d'Abidjan, ont fait savoir jeudi ses avocats.

"Les avocats de M. Guillaume Soro (...) ont déposé, une plainte auprès du Procureur de la République de Paris (...) pour des faits de captation illicite de la vie privée, diffusion illégale, de montage illicite et de tentative d'escroquerie au jugement", selon son cabinet de communication qui a également transmis le certificat de plainte déposée mercredi.

Ancien Premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, M. Soro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d'octobre 2020, avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d'Ivoire, après six mois à l'étranger. Mais, après avoir appris qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt, Soro était reparti en avion vers l'Europe. Plusieurs de ses proches dont des députés ont été ensuite arrêtés.

"Cette plainte fait suite à la diffusion d'un enregistrement par le procureur de la République, Richard Adou, lors d'une conférence de presse au tribunal de première instance d'Abidjan, le 26 décembre et qui a motivé par ce dernier l'émission d'un mandat d'arrêt international contre M. Guillaume Soro", dit le communiqué.

Selon le certificat daté du 22 janvier, M. Soro a porté plainte "contre X" et contre le procureur Richard Adou mais aussi contre trois autres personnes qu'il soupçonne d'avoir participé à l'enregistrement de ses conversations.

Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu'il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s'est ensuite brouillé avec lui, jusqu'à la rupture début 2019.

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M. Soro, figure de la vie politique ivoirienne et populaire parmi la jeunesse, ambitionnait de bousculer l'échiquier politique ivoirien pour la présidentielle de 2020.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin s'annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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