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Burundi : le parti de Nkurunziza dénonce l’Union européenne de ne cibler qu’une seule éthnie dans ses sanctions

Pierre Nkurunziza, président du Burundi

Un communiqué du CNDD-FDD qualifie de "provocation" les sanctions récemment infligées par l'Union européenne à quatre personnalités burundaises.

Pour le CNDD-FDD dont fait partie le président Pierre Nkurunziza, les sanctions imposées par l’UE après la dernière présidentielle "ne visent que la division entre les Burundais".

"Les sanctions (...) infligées par l'UE aux Burundais d'une seule ethnie sont de nature à mettre à mal le dialogue en vue (avec l'opposition) avant même son démarrage", souligne le CNDD-FDD.

L’opposition et la communauté internationale dénoncent la réélection de M. Nkurunziza pour un troisième mandat, en violation de la Constitution et des accords de paix.

Le gouvernement n’a toujours pas effectué l’ouverture rapide d’un dialogue politique promis après cette élection.

Le 1er octobre, l'UE a interdit de voyage et gelé les fonds de quatre personnalités "compromettant la démocratie" ou impliqués dans "des actes de violence, de répression, ou d'incitation à la violence" dans le cadre de la grave crise que traverse le Burundi depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, que ses adversaires estiment inconstitutionnel.

Le directeur général adjoint de la police Godefroid Bizimana, le chef de cabinet présidentiel chargé de la police Gervais Ndirakobuca, alias "Ndakugarika", et un agent des services de renseignement, Mathias-Joseph Niyonzima alias "Kazungu", accusé d'avoir "formé les milices paramilitaires Imbonerakure" - la Ligue des jeunes du CNDD-FDD -, sont sanctionnés pour leur rôle présumé dans la brutale répression des opposants au 3e mandat.

Est également visé l'ex-général Léonard Ngendakumana, qui a participé au coup d'Etat militaire de la mi-mai, jugé par l'UE "responsable d'attaques à la grenade, ainsi que d'incitations à la violence".

Avec AFP

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Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

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