Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

"Je fuis la barbarie de nos forces de sécurité", explique à VOA Afrique un habitant de Bujumbura.

Tensions politique au Burundi.

Des habitants des quartiers contestataires du Nord de la capitale burundaise quittaient ce jeudi leurs ménages par peur de leur sécurité. Ils se rendaient dans d’autres communes urbaines plus ou moins stables avant la date butoir du huit novembre. Le président Pierre Nkurunziza a demandé aux combattants dans les quartiers de remettre leurs armes samedi.

"Ce n’est pas le moment de prendre les déclarations de Pierre Nkuruniza à la légère », a déclaré Mathias, un habitant de Bujumbura qui a fuis sa maison pour se réfugier dans une commune du sud de la capitale. "Je fuis la barbarie de nos forces de sécurité", dit-il. Les hautes autorités du pays ont lancé des mises en garde à l’endroit de groupes "d’autodéfense armés" qui combattent la police. Le président Nkurunziza a donné jusqu’au sept novembre pour remettre les armes.

Selon cet habitant, le président Nkurunziza, le premier vice-président, les ministres de la sécurité et de la défense ont "menacé la population clairement, nous avons peur". La population craint d’être tuée, un message qui ressort des propos des autorités. "Tous ceux qui se trouveront dans ces quartiers seront considérés comme des ennemis de la nation", a dit Mathias citant le président Nkurunziza.

Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Ce matin, le maire de la ville de Bujumbura Freddy Ndayishimiye essayait de calmer les foules qui fuyaient, argauant que les fouillent d'armes se feront dans le "respect des droits de l'homme", selon un journaliste local joint par VOA Afrique.

Malgré cette migration urbaine, les fuyants ne se sentent pas en sécurité pour autant. "On ne sait pas s’ils ne vont pas aussi nous poursuivre dans les quartiers où nous allons trouver refuge", a souligné Mathias.

Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00
Télécharger

"Ils ne nous présentent jamais les combattants"

Le gouvernement controversé de Bujumbura tente de ramener le calme dans le pays depuis les manifestations contre le troisième mandat du président Nkurunziza. Après le coup d’état avorte du 13 mai dernier, les contestations se sont progressivement militarisées. Bujumbura est devenue une ville où les morts sont quotidiennement ramassés dans les rues de la capitale. "Ils ne nous présentent jamais des combattants tués ou capturés sur le champ de bataille", a fait remarquer Mathias. Quand le lendemain, on nous présente les combattants tués affirme-t-il, "ce sont les élèves du secondaire, les femmes, les enfants, les papas, nos voisins".

Tous les jours pendant la nuit, ça tire de partout dans les communes contestataires. "Nous entendons des coup de feu la nuit", reconnaît Mathias. "Nous autres, qui ne sont pas des combattants, nous sommes à l’abri dans nos maisons", témoigne Mathias. "Les seuls combattants que nous voyons sont les policiers", poursuit-il.

La police investie presqu’au quotidien les communes contestataires. De nombreux policiers auraient trouvé la mort mais certaines familles ne sont jamais informées de leur enterrement, a dit à VOA Afrique une source policière. Pour dissiper les suspicions, l’autorité de la police parle souvent de désertion pour rejoindre "la rébellion", a précisé la même source sous anonymat.

L’union africaine se dit inquiète de la détérioration du niveau sécuritaire au Burundi. Les Etats Unis ont appelé leurs ressortissants non essentiels à ne pas se rendre au Burundi. L’ambassade de Belgique à Bujumbura, dans sa note de sécurité, a aussi demandé aux ressortissants belges d’être extrêmes prudents ce weekend et des jours qui suivront, mais également de restreindre leurs déplacements.

See all News Updates of the Day

Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

Un ex-enfant soldat ouvre une école de boxe

Un ex-enfant soldat ouvre une école de boxe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:10 0:00

L’art du Cap attire les collectionneurs

L’art du Cap attire les collectionneurs
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:38 0:00

Les femmes disent non au harcèlement sexuel

Les femmes disent non au harcèlement sexuel
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:08 0:00

Deuil national au Mozambique

Deuil national au Mozambique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:33 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG