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Crimes/enquêtes

Deux morts dans une attaque à la grenade dans la capitale burundaise

L'hopital régionale de Gitega.

Deux personnes ont été tuées et huit autres blessées dimanche soir par l'explosion d'une grenade dans un bar de la capitale burundaise Gitega, a appris lundi l'AFP d'une source policière.

Cette attaque intervient moins de deux jours après des tirs de mortier revendiqués par le groupe rebelle RED-Tabara sur l'aéroport de la capitale économique Bujumbura, qui n'avaient pas fait de dégâts.

"L'explosion de la grenade a fait beaucoup de dégâts, deux personnes ont été tuées sur le coup alors que huit autres personnes blessées sont en train d'être soignées dans plusieurs structures sanitaires de Gitega", a déclaré à l'AFP un officier de police, qui a requis l'anonymat.

Selon une deuxième source sécuritaire, le bar appartenait à un officier de police et y étaient réunis "de nombreux officiels et membres du parti au pouvoir".

L'attaque a été confirmée par deux témoins, qui évoquent une dizaine de blessés évacués dans les hôpitaux de la capitale.

Il n'était dans l'immédiat pas possible d'établir l'identité des assaillants.

Aucun responsable burundais n'a voulu réagir publiquement à ces deux attaques, alors que les médias officiels ont reçu l'injonction de ne pas les évoquer.

"Toutes ces attaques sont lancées par les ennemis de la paix pour montrer que l'insécurité règne au Burundi au moment où Son Excellence le président Evariste Ndayishimiye de rend à New York pour sa plus grande visite depuis qu'il est à la tête de l'Etat burundais", a dit à l'AFP un haut responsable, sous couvert d'anonymat.

"Mais ils n'iront pas loin car la situation est sous contrôle", a ajouté la même source.

Tard samedi soir, veille du départ du président pour New York, où il doit participer à l'assemblée générale de l'ONU, le groupe rebelle RED-Tabara a mené une attaque sur l'aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura.

Ces tirs, entendus jusqu'au centre-ville, n'ont pas fait de dégâts et le trafic aérien a continué.

Apparu il y a 10 ans, le RED-Tabara, qui a sa base arrière au Sud-Kivu, en RD Congo, est aujourd'hui le plus actif des groupes rebelles burundais. Il est accusé d'être à l'origine de nombreuses attaques ou embuscades mortelles à travers le pays depuis 2015.

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Affaire Jamal Khashoggi: un suspect arrêté en France

Des affiches du journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi, près du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, vendredi 2 octobre 2020.

Un suspect dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été arrêté mardi en France, selon un responsable judiciaire français.

Ce responsable a précisé que le suspect était détenu sur la base d'un mandat d'arrêt turc. Il a demandé à ne pas être nommé, conformément aux pratiques habituelles de la justice française.

Selon la radio française RTL, le ressortissant saoudien, Khalid Aedh al-Otaibi, a été arrêté à l'aéroport de Roissy, près de Paris, alors qu'il tentait d'embarquer sur un vol à destination de Riyad.

M. Al-Otaibi faisait partie de plus d'une douzaine de responsables saoudiens sanctionnés par le Trésor américain en 2018 à la suite du meurtre et du démembrement de Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en 2018.

Il était également mentionné dans le rapport déclassifié des services de renseignement américains qui affirmait que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman avait "approuvé" l'opération qui a tué Khashoggi. Le rapport a utilisé une translittération anglaise alternative de son nom de famille.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Paris a déclaré que l'homme arrêté "n'avait rien à voir avec l'affaire en question" et a indiqué que l'ambassade s'attendait à sa libération immédiate. Elle a noté que l'Arabie saoudite a déjà tenu un procès sur le meurtre, bien qu'il se soit déroulé à huis clos et que les verdicts aient été critiqués par des groupes de défense des droits de l'homme et d'autres personnes pour n'avoir pas tenu pour responsable ou déclaré coupable toute personne ayant organisé, ordonné ou supervisé l'opération qui a tué Khashoggi.

Les autorités françaises vérifiaient mardi soir l'identité du suspect.

Le directeur de l'organisation de défense des médias Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a salué la nouvelle.

"Parfois, les gouvernements ferment les yeux sur des personnes qui sont poursuivies par la justice dans un autre pays. Je constate avec satisfaction qu'il y a eu une arrestation, et que la police n'a pas fermé les yeux cette fois-ci", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

L'impunité pour les auteurs présumés de crimes contre l'humanité en RCA

Les forces rwandaises de maintien de la paix de la MINUSCA patrouillent à l'extérieur de Bangui, en République centrafricaine, samedi 23 janvier 2021.

Des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sont toujours en liberté en Centrafrique, pays en proie à des combats entre des rebelles et l'armée, a déploré mercredi Amnesty International.

Dans un communiqué, l'ONG regrette que "sur les 25 mandats d'arrêt décernés jusqu'à présent" par la Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique, "un seul a été exécuté, aboutissant à l'arrestation (...) du ministre Hassan Bouba Ali".

Mais même celui-ci a été "libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire", poursuit Amnesty International.

Ex-chef rebelle devenu ministre de l'Elevage, Hassan Bouba Ali est soupçonné par l'ONG américaine The Sentry d'être responsable de l'attaque d'un camp de déplacés en novembre 2018 à Alindao, 500 km à l'est de Bangui, qui s'était soldée par la mort d'au moins 112 villageois dont 19 enfants.

Accusé de crime contre l'humanité, il avait été arrêté le 19 novembre mais exfiltré de sa prison par des gendarmes une semaine plus tard. Le 29 novembre, il a été décoré de l'ordre national du mérite par le président Faustin Archange Touadéra.

La CPS est une juridiction hybride, composée à parité de magistrats centrafricains et internationaux, chargée de juger à Bangui les violations graves des droits humains commises depuis 2003.

La Centrafrique, considérée comme l'un des pays les moins développés au monde par l'ONU, est le théâtre depuis 2013 d'une guerre civile d'abord très meurtrière mais qui a considérablement baissé d'intensité après 2018, même si des pans entiers de territoires continuent d'échapper au pouvoir central de Bangui.

Amnesty International a également dénoncé un "manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la cour".

L'ONG a appelé les autorités politiques et l'ONU à "faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international (...) soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables".

"La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations", poursuit l'organisation de défense des droits humains.

En octobre, le ministre centrafricain de la justice avait reconnu une partie des accusations formulées par l'ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis "majoritairement" par des rebelles, mais aussi par des soldats et leurs alliés "instructeurs russes".

Le procès sur l'assassinat du président Andry Rajoelina ouvert

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Affaire Vital Kamerhe: "il y a absence des éléments constitutifs de l'infraction"

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Nouveau massacre de civils au Mali: au moins 30 morts

Une voiture incendiée par des groupes de militants à Bandiagara, au Mali (photo d'archives).

Au moins 30 personnes ont été tuées vendredi dans l'attaque par des jihadistes présumés d'un véhicule de transport près de Bandiagara dans la région de Mopti, dans le centre du pays, ont indiqué à l'AFP des responsables locaux.

"Au moins 30 civils maliens ont été tués par des terroristes près de Bandiagara vendredi. Les civils étaient dans un véhicule de transport. Les passagers ont été mitraillés et le véhicule a été brûlé. L’Etat a envoyé des forces de sécurité sur place", ont déclaré à l'AFP des autorités locales de Mopti qui ont requis l'anonymat.

Un élu de la localité de Bandiagara a confirmé ce bilan et précisé que parmi les victimes, il y a "des enfants et des femmes et des disparus".

Les forces de sécurité ont été envoyées sur place, selon les mêmes sources.

L'attaque n'a été revendiquée par aucun des nombreux groupes armés qui sévissent dans le pays.

Le Mali est livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi qu'aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d'exactions.

Les violences parties du nord en 2012 se sont propagées au centre, au Burkina Faso et au Niger voisins. Elles ont fait des milliers de morts civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.

La prise du pouvoir à Bamako par des militaires à la faveur d'un putsch en 2020 n'a pas enrayé la spirale de violences.

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