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Brexit: nouvelle épreuve de force pour Boris Johnson au Parlement britannique

Des manifestants pro-Brexit et anti-Brexit brandissent des pancartes, le 3 septembre 2019, à Westminster, à Londres, en Grande-Bretagne

Un nouveau bras de fer est attendu mercredi au Parlement britannique entre Boris Johnson et les députés qui veulent empêcher un Brexit sans accord, épreuve de force qui pourrait déboucher sur des élections législatives anticipées.

Mardi, le chef du gouvernement conservateur a essuyé un cinglant revers à la Chambre des communes, désavoué par une majorité de députés qui ont approuvé une motion leur permettant de prendre le contrôle de l'agenda parlementaire, normalement détenu par le gouvernement.

Grâce à cette motion, les opposants à Boris Johnson pourront présenter mercredi un texte de loi contraignant le Premier ministre à demander à l'Union européenne un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun accord de retrait ne serait conclu avec Bruxelles dans les prochaines semaines. La Chambre des communes doit voter en début de soirée.

L'humiliation est d'autant plus cuisante pour le Premier ministre que 21 députés de son propre Parti conservateur l'ont défié et ont voté avec les élus de l'opposition.

Ces rebelles -- dont Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill, ou l'ex-ministre des Finances Philip Hammond --, ont été expulsés dans la foulée du parti.

- "Vote historique" -

"Le Premier ministre a perdu un vote historique", titrait mercredi matin le Times tandis que le Daily Express (pro-Brexit) déplorait que le Parlement ait "capitulé face à l'UE".

La plupart des éditorialistes soulignaient que Boris Johnson a "perdu le contrôle".

Mais ce dernier, déterminé à ce que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne le 31 octobre -- avec ou sans accord de divorce, a préparé sa contre-attaque.

Si les députés anti-"no deal" parviennent à imposer un report du Brexit, son gouvernement soumettra alors au vote de la Chambre une motion pour convoquer des élections législatives anticipées. Ce texte devra recueillir deux tiers des voix pour être adopté.

"Je ne veux pas d'une élection, mais si les députés votent demain pour arrêter les négociations et appeler à un autre report inutile du Brexit, qui pourrait durer des années, dans ce cas (une élection) sera le seul moyen de résoudre" la situation, a d'ores et déjà averti le Premier ministre.

Le gouvernement a dit souhaiter qu'un tel scrutin ait lieu à la mi-octobre, en tout cas avant le sommet européen prévu les 17 et 18 octobre à Bruxelles. Mais certains députés redoutent qu'il ne change la date au dernier moment et ne repousse l'élection après le 31 octobre, la date prévue du Brexit, obligeant ainsi à une sortie sans accord.

La bataille féroce entre députés opposés à un retrait brutal de l'UE et le gouvernement se poursuit aussi devant les tribunaux.

La plus haute instance civile d'Ecosse doit se prononcer mercredi sur une action en justice intentée par 75 parlementaires pro-européens visant à bloquer la suspension du Parlement décidée par Boris Johnson.

Ce dernier s'est attiré les foudres de nombreux députés en suspendant pendant cinq semaines le Parlement, jusqu'au 14 octobre, leur laissant très peu de temps pour s'opposer à un "Brexit dur" avant la date fatidique du 31 octobre.

Selon l'ONU, un "no deal" ferait perdre aux Britanniques 14,6 milliards d'euros d'exportations vers l'UE. Ce scénario est le cauchemar des milieux économiques, qui redoutent aussi une envolée de l'inflation, une chute de la livre voire une récession.

Avec AFP

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Félix Tshisekedi en Belgique pour sa 1ère visite officielle en Europe

Félix Tshisekedi à Kinshasa, en RDC, le 6 septembre 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi était attendu en Belgique lundi pour sa première visite officielle dans l'ex-puissance coloniale, avec l'intention de normaliser une relation bilatérale particulièrement éprouvée lors des dernières années de la présidence Kabila.

M. Tshisekedi avait effectué un déplacement en avril à Washington, où il avait été reçu par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Mais c'est la première fois qu'il se rend en Europe depuis qu'il a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo.

La visite officielle en Belgique doit durer 24 heures, avec notamment au programme une invitation à déjeuner mardi chez le couple royal, Philippe et Mathilde, avant un discours devant le patronat de la Fédération des entreprises belges (FEB) à Bruxelles.

Mercredi, le président congolais sera en "visite de travail", à Anvers, en Flandre, et à Gembloux, en Wallonie, pour soigner le lien avec les deux communautés linguistiques, néerlandophone et francophone. Un rendez-vous est prévu à Anvers avec l'industrie diamantaire.

Il doit aussi être reçu jeudi par le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Pour le chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui doit accueillir M. Tshisekedi à l'aéroport lundi en fin d'après-midi, la visite vise à rétablir "progressivement" une relation qui a souffert depuis 2015 et la volonté affichée par l'ex-président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat.

Ce dernier avait finalement renoncé en août 2018, un geste salué par la Belgique.

Mais il a fallu plusieurs mois, jusqu'en avril, pour que l'ancienne puissance coloniale accepte le résultat contesté des élections, alors que M. Kabila a gardé la majorité au Parlement et que ses partisans occupent des postes-clés au gouvernement.

"On sait que les relations entre nos deux Etats ont connu beaucoup de hauts et de bas, nous venons de très bas sous l'ancienne présidence, on va essayer de remonter étage par étage, sans brusquer les choses", a affirmé M. Reynders au quotidien La Libre Belgique.

De son côté, Félix Tshisekedi dit attendre de cette visite une reprise de la coopération militaire belgo-congolaise et la promesse d'aides pour "renforcer" les systèmes de santé et d'éducation dans son pays, parmi les plus pauvres du monde.

"Cependant, compte tenu d'un passé récent, la Belgique demeure assez frileuse et ma crainte, c'est que le capital de sympathie disparaisse", met-il en garde dans le journal belge Le Soir.

Les engagements de la Belgique, actuellement sans gouvernement de plein exercice, devraient se limiter à des protocoles d'accord ou lettres d'intention dans la défense, les finances et le développement.

Est notamment prévue la reprise du versement direct à Kinshasa des fonds de la coopération qui avaient été gelés par Bruxelles début 2018.

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