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Brexit: May forcée de concéder un éventuel report pour garder la main

Le Premier ministre britannique Theresa May, à gauche, avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avant une réunion au siège de l'UE à Bruxelles, le mercredi 20 février 2019. (AP Photo / Francisco Seco)

La Première ministre britannique Theresa May soumet mercredi au vote des députés une motion pour prolonger les pourparlers avec Bruxelles sur un accord de Brexit, tout en leur proposant un mécanisme de report de la date du divorce en cas d'échec des discussions.

La cheffe du gouvernement réalise là une concession majeure: elle avait toujours écarté jusqu'ici l'idée de retarder la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue le 29 mars.

Sa volte-face lui permet de désamorcer les menaces de démission de certains Conservateurs, qui craignaient, à 30 jours de l'échéance, de voir se concrétiser le scénario d'un "no deal". Elle obtient aussi un délai supplémentaire pour conclure avec les dirigeants européens une version remaniée de l'accord de retrait, le texte initial ayant été rejeté par le parlement britannique en janvier.

"Je sais ce dont cette assemblée a besoin pour soutenir un accord de retrait", a affirmé mardi Theresa May à la Chambre des communes. "Et je travaille dur pour l'obtenir".

Pour la suite, elle propose un mécanisme qui se décompose en trois étapes. Elle prévoit d'abord de soumettre au vote du parlement, le 12 mars au plus tard, la version modifiée de l'accord de divorce qu'elle aura pu obtenir de Bruxelles.

Si cette nouvelle version est rejetée par les députés, elle leur demandera le 13 mars s'ils veulent sortir de l'UE sans accord. S'il refusent, elle leur soumettra le 14 mars une proposition de report du Brexit.

- "Plus de temps" -

Ce mécanisme a été accueilli avec soulagement par les membres du Parti conservateur effrayés par l'hypothèse d'une sortie sans accord.

"Satisfait que la Première ministre ait effectivement exclu un Brexit sans accord, donnant ainsi aux députés la possibilité de disposer de plus de temps pour trouver un compromis, si son accord ne passe pas", a ainsi tweeté Richard Harrington, le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie. Il avait menacé mardi de démissionner, comme deux autres membres du gouvernement, pour forcer l'exécutif à écarter le scénario d'un "no deal".

Le député conservateur Oliver Letwin et la travailliste Yvette Cooper, eux, ont retiré l'amendement qu'ils voulaient soumettre au vote mercredi, qui prévoyait d'imposer au gouvernement de retarder le Brexit en cas d'absence d'accord au 13 mars. Ils l'ont remplacé par un autre amendement qui reprend les termes de la proposition gouvernementale.

Dans un avis publié mardi, le gouvernement avait rappelé que sans accord, la croissance de l'économie britannique serait de 6,3 à 9% inférieure à son niveau de développement sur quinze ans en cas de maintien dans l'UE. Il a également mis en garde sur les conséquences d'éventuelles perturbations du trafic trans-Manche, notamment le risque de "pénuries" de certains produits alimentaires, en particulier les fruits et légumes frais.

- "Complot" contre le Brexit -

Mais sur un sujet aussi clivant que le Brexit, les concessions de Theresa May n'offrent pas au gouvernement un soutien unanime des parlementaires.

Les plus fervents Brexiters ont exprimés leurs inquiétudes sur ce compromis qui menace selon eux la concrétisation du Brexit. "Pour moi, tout retard du Brexit est un complot visant à l'arrêter", a tweeté le député conservateur Jacob Rees-Mogg.

Le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a lui annoncé le dépôt d'un amendement demandant le maintien du pays dans une union douanière avec l'UE après le Brexit. Il a prévenu que si cet amendement n'était pas adopté, il prévoyait de déposer, à une date ultérieure non précisée, un autre amendement réclamant un second référendum.

Cette prise de position, qui constitue un revirement inattendu de la part du leader travailliste, a été interprétée comme une tentative d'endiguer les défections au sein du parti, dont les membres les plus europhiles lui reprochaient son attitude ambiguë sur le Brexit.

Enfin, le tout nouveau "Groupe indépendant", qui réunit justement onze anciens députés travaillistes et conservateurs déçus par la position de leurs partis respectifs sur le Brexit, a déposé un amendement réclamant l'organisation d'un second référendum. Cet amendement a reçu le soutien du parti indépendantiste écossais SNP et du Parti libéral-démocrate.

La motion du gouvernement, ainsi que les amendements qui auront été sélectionnés par le président de la Chambre des communes John Bercow, seront soumis au vote à partir de 19h00 GMT.

Avec AFP

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Indignation à Brazzaville suite à la mise aux enchères d'un avion présidentiel en France

Le président Denis Sassou N'Guesso arrivé à Oyo par son jet, aéroport d'Ollombo, le 24 juin 2020. (VOA/Arsène Séverin)

A Brazzaville, de nombreux citoyens demandent un audit de la dette du Congo vis-à-vis de l’homme d’affaires franco-libanais Moshen Hojeij qui réclame une créance de plus d’un milliard d’euros.

Depuis la saisie et l'autorisation de la vente aux enchères de l’avion du président Denis Sassou Nguesso en France, plusieurs réactions alimentent le discours populaire à Brazzaville.

Le litige date pourtant de la fin des années 1990. Mais il revient fréquemment à la surface quand l’homme d’affaires Moshen Hojeij pose un acte contre le Congo.

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A Brazzaville, des voix s’élèvent pour soutenir le règlement définitif de cette affaire. Alain Akouala, ancien ministre de la communication du président Sassou N’Guesso, appelle à l’audit de cette dette, aujourd’hui fixée à plus d’un milliard d’euros, soit environ 655 milliards de francs CFA.

"Ce qui serait raisonnable, c’est de faire une espèce de péréquation : regarder ce que le Congo lui doit. Raisonnablement, on ne peut pas passer d’un million d’euros à un milliard d’euros, même si la justice internationale est intervenue", soutient-il.

"En tant que Congolais, je considère que c’est indigne ce qu’on fait à notre pays", déplore l'ancien ministre.


La saisie et la vente aux enchères de l’avion présidentiel décidées en juin dernier par un juge français n'est qu'une énième attaque.

Elle intervient au terme d’une procédure qui aurait démontré que l’avion saisi n’avait pas de statut diplomatique, puisque le chef de l’Etat congolais ne l’utilise essentiellement que pour ses déplacements à l’intérieur du pays.

Mais, pour le politologue Constant Blanc Ebara Pea, le Congo peut encore faire appel devant un autre juge français. "Il y a encore des voies de recours. Donc on peut espérer, car les avocats maîtrisent bien le dossier", explique-t-il.

Ces dernières années, la crise financière a révélé une dette insoutenable pour le Congo dont plus de 40% de créances sont détenues par la Chine. Les traders eux refusent de négocier.

L’économiste Assen Bozire estime que le Congo risque gros. "Si nous n’arrivons pas à rembourser, cela veut dire que plus personne ne pourrait nous prêter de l’argent. Et ceux qui nous ont déjà fait des prêts vont tout faire pour recouvrer leur argent, même en nous trainant devant les tribunaux, ce qui est humiliant", indique l’économiste.

Pour l’analyste Alphonse Ndongo, ce genre de saisies des biens de l’Etat a déjà eu lieu par le passé. Il cite la saisie des comptes de dépôt du port autonome de Pointe-Noire, et aussi celle des avions de la compagnie Ecair en France.

"Heureusement qu’il a été prouvé par des artifices financiers que cet argent ou ces biens n’appartenaient pas directement au trésor public congolais", souligne Alphonse Ndongo.

Par ailleurs, les opérateurs économiques nationaux s'activent pour obtenir le paiement de la dette intérieure. Cette dette n’a toujours pas été évaluée, selon le Fonds monétaire international. En début de cette année, des titres de paiement ont été remis aux opérateurs économiques, mais personne n’est encore passé au guichet.

Vente aux enchères de l'avion présidentiel: ce que pensent les Brazzavillois

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Allemagne: le Bayern se balade en finale de Coupe et rêve désormais de triplé

David Alaba, défenseur autrichien du Bayern, lève les mains à la victoire de son équipe contre Besiktas au parc de Besiktas à Istanbul, 14 mars 2018.

Grandissime favori de la finale de Coupe d'Allemagne, le Bayern Munich s'est baladé contre Leverkusen (4-2) samedi à Berlin, scellant son doublé Coupe-Championnat; de quoi se tourner désormais vers la Ligue des champions en août en rêvant de rééditer le retentissant triplé de 2013.

Un coup franc absolument imparable de David Alaba à l'entrée de la surface de réparation au bout du premier quart d'heure de jeu, puis une frappe croisée parfaite de Serge Gnabry dix minutes plus tard: en l'espace d'une demi-heure, les joueurs de Hansi Flick ont tué tout suspense dans cette finale pour s'assurer la 20e Coupe de leur histoire, après le 30e titre de champion conquis mi-juin.

Et c'est au moment où Leverkusen allait légèrement mieux dans la rencontre, peu avant l'heure de jeu (grosse occasion de Kevin Volland, entré au retour des vestiaires), que Robert Lewandowski, sur une frappe sèche, a aggravé le score. Le Polonais a profité d'une énorme erreur du portier Hradecky pour inscrire son 50e but de la saison, toutes compétitions confondues.

Mais comme en demi-finale contre l'Eintracht Francfort (victoire 2-1), les Munichois ont alors vu leurs adversaires se montrer beaucoup plus entreprenants qu'en première période.

Les joueurs de Peter Bosz ont d'abord réduit le score par Sven Bender, puis sont passés tout près de se relancer complètement dans la finale, mais Volland et Kai Havertz, la nouvelle pépite du football allemand, étaient trop courts pour reprendre le centre de Moussa Diaby.

Insuffisant pour faire trembler les Munichois qui ont parachevé leur succès par un doublé de Lewandowski à la 89e minute, son 51e but cette saison, le meilleur total en Europe.

- 25e victoire en 26 matches -

A Berlin samedi, difficile de se souvenir de la victoire de Leverkusen (2-1) obtenue à Munich fin novembre 2019. Une éternité en foot. Depuis, il y a eu le limogeage de Niko Kovac, son remplacement par Flick et la résurrection du grand Bayern.

Et puis des victoires à la chaîne: les coéquipiers de Manuel Neuer n'ont plus perdu depuis le 7 décembre, remportant 25 de leurs 26 derniers matches officiels (une défaite en amical en janvier). L'interruption de deux mois du foot en Allemagne pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19 n'a en rien enrayé la mécanique.

Désormais, les Munichois peuvent avoir la tête à la Ligue des champions, reportée en août à cause de la Covid-19. Une première étape les attend début août avec le 8e de finale retour contre Chelsea, les Bavarois ayant survolé le match aller 3-0 en terre londonienne début mars.

Vu sa dynamique du moment, Munich fait figure de favori pour remporter la compétition-reine du football européen. Avec toutefois une grosse interrogation: comment l'équipe va-t-elle gérer les cinq semaines sans match officiel jusqu'au match retour contre Chelsea, alors que l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie seront encore dans le rythme avec des championnats se terminant dans les prochaines semaines.

En 2013, le Bayern possédait dans ses rangs le duo "Robbery" -Arjen Robben et Frank Ribéry- pour tout emporter sur son passage. Dans sa forme actuelle, Lewandowski ne demande qu'une seule chose: leur succéder dans la légende munichoise.

Le président polonais veut interdire l'adoption aux couples homosexuels

Le président Andrzej Duda faisant des signes de victoire après la fin du vote à l'élection présidentielle à Lowicz, Pologne, dimanche 28 juin 2020. (AP Photo / Petr David Josek)

Le président polonais sortant Andrzej Duda, candidat à sa réélection, a affirmé samedi vouloir inscrire dans la Constitution l'interdiction d'adopter pour les couples homosexuels.

"Dans la Constitution polonaise, il devrait être dit explicitement qu'il est interdit d'adopter à toute personne se trouvant dans une relation homosexuelle", a-t-il déclaré lors d'un meeting électoral à Szczawno-Zdroj (sud).

"Pour assurer la sécurité d'un enfant et une éducation correcte, et afin que l'Etat polonais sauvegarde les droits des enfants (...), je crois qu'une telle disposition devrait exister", a-t-il ajouté.

M. Duda, membre du parti au pouvoir Droit et Justice (PiS, conservateur et nationaliste), a annoncé qu'il signerait dès lundi un projet présidentiel d'amendement à la Constitution et qu'il le présenterait au parlement.

Le président, qui est arrivé dimanche dernier en tête du premier tour de l'élection présidentielle, affrontera le candidat libéral, le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski, lors du second tour le 12 juillet.

Pendant la campagne, M. Duda n'a cessé d'attiser la controverse en appuyant les attaques du PiS contre les droits des homosexuels et les valeurs occidentales. Il a comparé "l'idéologie LGBT" à une nouvelle forme de communisme.

M. Trzaskowski, lui, défend les droits des homosexuels et s'est dit ouvert à l'idée de partenariats civils de même sexe, même s'il a déclaré samedi à des journaliste qu'il était également "contre des adoptions par des couples homosexuels". "Je crois que c'est la position de la plupart des partis politiques (...). Sur ce sujet en particulier, je suis d'accord avec le président", a-t-il ajouté.

Seulement 9% des Polonais sont favorables au droit d'adopter pour les couples homosexuels, selon un sondage de 2019 réalisé par l'institut CBOS. 29% sont favorables au mariage homosexuel.

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