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Journée de campagne difficile pour Bolsonaro et Haddad au Brésil

Le député fédéral Jair Bolsonaro au siège de la Fédération des industries de Rio de Janeiro , Brésil, 6 août 2018.

La campagne de Jair Bolsonaro, favori de la présidentielle au Brésil, a connu ses premières turbulences quand les marchés se sont inquiétés d'un changement de cap économique tandis que son rival Fernando Haddad n'a pas obtenu les ralliements escomptés.

Le premier sondage publié depuis le premier tour de dimanche dernier, celui de l'institut Datafolha, a crédité Bolsonaro (extrême droite) de 58% des voix et Haddad (gauche) de 42% pour le second tour du 28 octobre. Ils s'étaient qualifiés avec respectivement 46% et 29%.

Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT) de l'ex-président emprisonné Lula, n'a reçu en fin de journée que le soutien du bout des lèvres de Ciro Gomes, candidat du centre gauche (PDT) arrivé en 3e position avec 12,5% des voix.

Réuni à Brésilia, le PDT a déclaré "son appui critique à la candidature de Haddad pour éviter la victoire des forces les plus réactionnaires (...) et la déroute de la démocratie".

Mais Ciro Gomes -- qui avait été le seul dans les simulations des sondages à battre Bolsonaro au 2e tour -- ne participera à aucun meeting de campagne de Haddad.

A peine trois jours après sa victoire en forme de raz-de-marée au premier tour, Bolsonaro a connu ses premiers revers mercredi.

La Bourse de Sao Paulo, qui avait montré son enthousiasme pour l'ex-capitaine de l'armée avant le 1er tour, a perdu 2,8%¨à la clôture après que le candidat eut évoqué un plan de privatisations dans le secteur énergétique plus modeste qu'attendu.

Ses déclarations tard mardi à la chaîne de télévision Band TV ont fait plonger les cours du groupe étatique Eletrobras de 9%. Le candidat a affirmé qu'en cas de victoire, seule la branche distribution, et non le secteur de la production, serait privatisée.

Quant au groupe pétrolier Petrobras, il doit être "préservé" et les privatisations ne concerneront que les installations de raffinage et non le noyau d'activité de la compagnie, a-t-il déclaré.

Il est aussi revenu sur son projet de réforme du régime des retraites, estimant qu'il devrait être mis en oeuvre "doucement".

- Enquête pour fraude -

Jair Bolsonaro a aussi averti qu'il ne laisserait pas des secteurs clés de l'économie tomber aux mains de capitaux chinois. "La Chine n'achète pas au Brésil, la Chine achète le Brésil", a lancé le candidat, le géant asiatique étant le plus grand investisseur au Brésil et un de ses principaux partenaires commerciaux.

Ces annonces ont fait l'effet d'une douche froide sur les marchés qui avaient pourtant salué lundi la franche victoire du candidat d'extrême droite.

Le real, la monnaie nationale, qui avait repris des couleurs ces derniers jours, s'est à nouveau déprécié face au dollar.

Autre déconvenue pour Bolsonaro, son gourou économique, l'ultra-libéral Paulo Guedes, fait l'objet d'une enquête pour fraude. Une annonce malvenue pour un Jair Bolsonaro épargné par les scandales de corruption et qui a promis de nettoyer le Brésil de ses "élites corrompues".

Enfin, des partisans du candidat d'extrême droite ont été accusés de violences sur des électeurs de gauche.

La plus grave a été, lundi, l'assassinat d'un célèbre maître de capoeira - un art martial afro-brésilien - pour avoir dit qu'il votait pour Fernando Haddad.

Jair Bolsonaro a rejeté toute responsabilité concernant ces violences, qui se sont multipliées ces derniers jours.

"Qui a été poignardé ? C'est moi. Si quelqu'un qui porte un T-shirt à mon nom commet un excès, qu'est-ce que j'ai à voir avec cela ? Je demande aux gens d'arrêter, mais je n'ai pas le contrôle. La violence vient de l'autre côté", a accusé le candidat.

Dans ce contexte de plus en plus haineux, la passe d'armes entre les deux candidats, commencée en début de semaine sur les réseaux sociaux, s'est poursuivie mercredi alors que le débat prévu jeudi était annulé en raison de la défection de Bolsonaro.

Accusant son adversaire d'esquiver toute confrontation depuis qu'il a été poignardé en pleine campagne par un ex-militant de gauche, Fernando Haddad s'est dit prêt à débattre avec lui "jusqu'à l'infirmerie".

"Dans un débat, tu ne peux pas te défiler, il faut faire front", a lancé le candidat du PT.

Avec AFP

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Confrontations violentes entre policiers et manifestants en France

Des voitures brûlent à Paris lors d'une manifestation contre un projet de loi qui, selon les groupes de défense des droits, porterait atteinte à la liberté des journalistes en France, le 28 novembre 2020.

Des centaines de manifestants vêtus de noir ont affronté la police à la fin d'une manifestation contre les violences policières à Paris, samedi.

Des manifestants masqués ont lancé des feux d'artifice sur les lignes de police, érigé des barricades et jeté des pierres.

La majorité des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement, mais de petits groupes de manifestants masqués, habillés de noir, ont brisé des vitrines de magasins et mis le feu à deux voitures, une moto et un café. Les incendies ont été rapidement éteints.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule et, en début de soirée, des canons à eau ont pulvérisé les groupes de manifestants restants sur la place de la Bastille.

Le ministère de l'intérieur a déclaré avoir compté 46 000 manifestants à Paris. La police a déclaré qu'elle avait procédé à neuf arrestations.

Des milliers de personnes ont également défilé à Lille, Rennes, Strasbourg et dans d'autres villes.

Ces manifestations font suite à la publication cette semaine d'une vidéo de surveillance du passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique Noir, par trois policiers à Paris le 21 novembre.

L'incident a également attisé la colère contre un projet de loi qui est considéré comme limitant le droit des journalistes à faire des reportages sur les brutalités policières.

Le projet de loi pénaliserait la circulation d'images d'officiers de police dans certaines circonstances, ce qui, selon les activistes, limiterait la liberté de la presse.

Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.
Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.

De nombreux manifestants portaient des pancartes avec des slogans comme "Qui nous protégera de la police", "Stop à la violence policière" et "La démocratie matraquée".

Les images de M. Zecler en train d'être battu ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans la presse française et étrangère. Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi que ces images étaient honteuses pour la France.

Quatre policiers sont détenus pour être interrogés dans le cadre d'une enquête sur ce passage à tabac.

Les organisations de journalistes et les groupes de défense des libertés civiles qui ont organisé les marches ont été rejoints par des militants d'extrême gauche, des militants écologistes et des manifestants portant des gilets jaunes. Les gilets jaunes protestent depuis deux ans contre les politiques du gouvernement.

FIFA: Platini et Blatter désormais poursuivis pour escroquerie

Michel Platini s'adresse à une conférence de presse après une réunion de l'UEFA à Zurich, en Suisse, le 28 mai 2015.

Michel Platini et Sepp Blatter sont désormais poursuivis pour "escroquerie" et "abus de confiance" en Suisse, a-t-on appris vendredi auprès d'une source ayant accès au dossier.

Jusqu'à présent, les procédures pénales étaient axées sur des soupçons de "gestion déloyale" et de détournement, ainsi que sur un acte de contrefaçon présumée commis par Platini, lié au fait que la FIFA a versé la somme faramineuse de 2 millions de dollars au Français avec l'approbation de M. Blatter en 2011.

Aucun fait nouveau n'est cependant intervenu dans cette affaire, qui a éclaté fin 2015, fracassant au passage le parcours des deux anciens dirigeants du football mondial.

Les accusations de malversation sont monnaie courante dans le monde du football.

Lundi la commission d'éthique de la Fifa a suspendu pour cinq ans le président de la Confédération africaine, le Malgache Ahmad Ahmad, lui infligeant de surcroît 200.000 francs suisses d'amende (185.000 euros), pour détournements de fonds.

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