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Usain Bolt, rockstar de l'athlétisme

Usain Bolt de la Jamaïque amuse les spectateurs pendant la compétition féminine aux Mondiaux d’athlétisme, Londres, 12 août 2017.

Une légende de la piste avec l'aura d'une rockstar: Usain Bolt restera dans les annales comme un champion hors norme ayant révolutionné le sprint et l'athlétisme, aussi bien par ses immenses exploits que par une "cool attitude" devenue son image de marque.

Le Jamaïcain a clos sa carrière déjà légendaire sur une blessure samedi à Londres en finale du 4x100 m, une crampe alors qu'il était à la lutte pour le titre avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, une semaine après sa dernière course individuelle sur 100 m, gâchée par le triomphe de son rival mal aimé Justin Gatlin.

Son compteur est désormais irrémédiablement arrêté à 14 médailles mondiales. Mais les seules évocations de son exceptionnelle carrière et de son palmarès ahurissant ne suffiraient pas à résumer son empreinte sur le monde du sport.

Le président de la Fédération internationale (IAAF) Sebastian Coe a bien situé l'enjeu pour l'avenir de sa discipline, qui perdra bien plus qu'un athlète à l'issue des Mondiaux-2017 de Londres. "Je n'ai pas le souvenir de quelqu'un qui ait eu un tel impact depuis Mohammed Ali", déclarait-il en préambule de "ses" Mondiaux.

Il y a d'abord un parcours unique et une domination sans partage sur le sprint durant près de dix ans: huit médailles d'or aux JO et 11 titres de champion du monde (un record), agrémentés de deux chronos prodigieux (9 sec 58 sur 100 m, 19 sec 19 sur 200 m).

Charisme

Sur l'Olympe de l'athlétisme, le coureur de 30 ans n'est devancé que par deux autres géants: le Finlandais Paavo Nurmi, fondeur et crossman dans les années 1920, et l'Américain Carl Lewis, sprinteur et sauteur en longueur de génie à la fin du XXe siècle. Deux monuments que Bolt avait rejoints à Rio, avant de perdre à posteriori son titre sur le relais 4x100 m des JO-2008 à Pékin, la faute à un contrôle positif rétroactif de l'un de ses équipiers, Nesta Carter.

"J'espère que j'ai mis la barre suffisamment haut pour que personne ne puisse le refaire. J'ai prouvé que je suis le plus grand de ce sport et, pour moi, c'est une mission accomplie", affirmait cet adepte des +punchlines+ après son ultime triplé olympique en 2016.

Mais au-delà de cette incroyable moisson et de ses chronos supersoniques, c'est sa personnalité et son charisme qui ont forgé sa réputation, faisant de chacune de ses apparitions un événement.

Bolt a crevé l'écran grâce à sa décontraction, son éternel sourire et son sens du spectacle, dans une discipline longtemps marquée par les postures intimidantes de coureurs roulant des mécaniques avant le départ. Une joie de vivre et une fraîcheur renforcées par un physique singulier chez les sprinteurs (1,96 m, 94 kg), à mille lieux des physiques trapus habituellement en vogue.

Sauveur

Avec Bolt, le show ne s'est jamais limité aux courses. Le Jamaïcain, avec sa bouille et sa bonne humeur, a cassé tous les codes en vigueur dans le milieu de l'athlétisme. En témoignent cette samba improvisée en fin de conférence de presse avec des danseuses brésiliennes avant le début des épreuves à Rio et son désormais célébrissime signe de l'Eclair. Ou encore ce lancer de javelot en pleine nuit dans un stade olympique vide, quelques heures après sa 3e médaille d'or brésilienne. Juste pour le fun.

Il est même apparu à Rio comme le sauveur de l'athlétisme gangrené par les affaires de dopage et de corruption. Face à Justin Gatlin, ressuscité et revenu soudainement au premier plan après une suspension, Bolt, ce géant au CV sans tâche et déjà au-dessus du lot chez les juniors, devait sauvegarder la crédibilité de son sport. En terrassant l'Américain, il s'était mué en superhéros, renforçant encore un peu plus sa légende.

Sa défaite, face au même Gatlin samedi à Londres, ne le rend finalement que plus humain.

Son équipementier, Puma, l'a compris et exploite à fond le potentiel marketing d'un athlète dont les revenus annuels ont été estimés par le magazine Forbes à 34,2 millions de dollars, dont 94% issus de ses sponsors. Passionné de football, Bolt aura même droit à son avatar dans le jeu video PES 2018, ce qui en dit long sur son côté +bankable+.

Et sur l'incommensurable vide qu'il laissera dans le monde de l'athlétisme, sport cerné par les affaires et dont l'image est au plus bas.

Avec AFP

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L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

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