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Enquête de l'armée après la découverte d'une fosse commune en Birmanie


L'armée birmane nie toutes représailles contre les civils, le 14 juillet 2017.

L'armée birmane poursuivait mercredi son enquête après la découverte de dix cadavres dans une fosse commune d'un village de l'Etat Rakhine, région où les soldats birmans sont accusés d'épuration ethnique contre les musulmans rohingyas.

"Une enquête est en cours pour découvrir la vérité derrière cette fosse", a expliqué le chef de l'armée dans un communiqué publié sur Facebook, à côté de photos floues de corps en décomposition.

Cette fosse commune a été découverte lundi dans le village de Inn Dinn, dans le district de Maungdaw, épicentre des violences qui ont débuté fin août par l'attaque de postes de police par la rébellion rohingyas.

La répression violente de l'armée qui a suivie ces attaques a été largement condamnée sur la scène internationale et récemment les Nations unies ont évoqué un possible génocide.

>> Lire aussi: L'armée birmane a planifié des massacres sur le Rohingyas selon Human Right Watch

"Des mesures seront prises conformément à la loi si les membres de la sécurité sont impliqués dans cette affaire", promet l'armée.

Jusqu'ici, l'armée birmane a toujours nié toutes représailles contre les civils, assurant que seules 400 personnes avaient été tuées, parmi lesquelles "aucun innocent".

Et rien ne permet encore d'affirmer avec certitude que les personnes auraient été tuées ces dernières semaines.

Un membre de l'équipe qui a participé à l'ouverture de la fosse commune a déclaré auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que l'état de décomposition des corps suggérait qu'ils avaient été tués il y a plus d'un an.

L'armée birmane est à la manoeuvre dans cette région de l'ouest du pays, où les observateurs internationaux et la presse ne peuvent pas se rendre de façon indépendante.

Deux journalistes de Reuters ont été arrêtés le 12 décembre car ils étaient en possession de documents liés à la campagne militaire dans la région.

Mercredi, Human Rights Watch a fustigé leur interpellation et exigé la libération immédiate après des appels similaires de la part de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'ONU.

"Leur détention secrète et leur impossibilité de communiquer avec l'extérieur souligne les efforts du gouvernement pour entraver les reportages des médias sur des questions critiques", a déclaré Brad Adams, le directeur de Human Rights Watch en Asie.

Avec AFP

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