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Le bilan s'alourdit et passe à 79 morts dans l'accident du train Yaoundé-Douala au Cameroun

Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l’accident d’un train a l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.
Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l’accident d’un train a l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.

Soixante-dix neuf personnes ont péri dans le déraillement d'un train Yaoundé-Douala vendredi au Cameroun, selon un nouveau bilan communiqué lundi par la radio d'Etat (CRTV).

Dimanche, 11 nouveaux corps ont été sortis des décombres, portant à 79 le nombre total de victimes, a précisé la CRTV, en citant le ministère de la Santé.

La radio ajoute que 551 blessés ont été recensés, dont la majorité a été évacuée vers la métropole portuaire de Douala.

En images : retour sur le week-end "noir" au Cameroun

Des voitures, en pièces détachées, du train qui a déraillé à Eseka, sur le parcours entre Douala et Yandoué, Cameroun, 22 octobre 2016.
1/13 Des voitures, en pièces détachées, du train qui a déraillé à Eseka, sur le parcours entre Douala et Yandoué, Cameroun, 22 octobre 2016.
Un train a déraillé à Eseka, au Cameroun, 22 octobre 2016
2/13 Un train a déraillé à Eseka, au Cameroun, 22 octobre 2016
Plusieurs wagons d&rsquo;un train reliant Yaoundé et Douala ont déraillé près de la gare Eseka, près de Douala, 21 octobre 2016.<br />
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3/13 Plusieurs wagons d’un train reliant Yaoundé et Douala ont déraillé près de la gare Eseka, près de Douala, 21 octobre 2016.
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Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l&rsquo;accident d&rsquo;un train&nbsp;à l&rsquo;entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.
4/13 Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l’accident d’un train à l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.
Plusieurs personnes sont venues constater les dégâts après le déraillement du train qui a causé plus de 70 morts à l&rsquo;entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.
5/13 Plusieurs personnes sont venues constater les dégâts après le déraillement du train qui a causé plus de 70 morts à l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.
Des badauds, quelques survivants et proches de victimes se rassemblent au lieu où un train s’est renversé la veille à Eseka, au Cameroun, 22 octobre 2016.
6/13 Des badauds, quelques survivants et proches de victimes se rassemblent au lieu où un train s’est renversé la veille à Eseka, au Cameroun, 22 octobre 2016.
Des secouristes se tiennent près des débris d'un train déraillé à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
7/13 Des secouristes se tiennent près des débris d'un train déraillé à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
Un soldat Cameroun, à droite, se tient à côté d'une ambulance utilisée pour transporter les victimes du déraillement d'un train vendredi à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
8/13 Un soldat Cameroun, à droite, se tient à côté d'une ambulance utilisée pour transporter les victimes du déraillement d'un train vendredi à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
Des soldats Cameroun assurent la sécurité à proximité des pièces de train d'un train déraillé à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
9/13 Des soldats Cameroun assurent la sécurité à proximité des pièces de train d'un train déraillé à Eseka, Cameroun, 22 octobre 2016.
La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de la capitale politique camerounaise Yaoundé à la suite de l&#39;&quot;effondrement d&#39;une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3)&quot;, au Comeroun, 21 octobre 2016.
10/13 La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de la capitale politique camerounaise Yaoundé à la suite de l'"effondrement d'une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3)", au Comeroun, 21 octobre 2016.
L&#39;un des principaux axes routiers de l&#39;Afrique centrale est paralysé en raison de l&#39;effondrement d&#39;un pont après de fortes pluies, causant l&#39;arrêt total du trafic routier entre les deux grandes villes du Cameroun, Yaoundé et Douala, au Comeroun, 21 octobre 2016.<br />
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11/13 L'un des principaux axes routiers de l'Afrique centrale est paralysé en raison de l'effondrement d'un pont après de fortes pluies, causant l'arrêt total du trafic routier entre les deux grandes villes du Cameroun, Yaoundé et Douala, au Comeroun, 21 octobre 2016.
 
Le principal axe routier reliant Yaoundé et Douala, au Comeroun, 21 octobre 2016
12/13 Le principal axe routier reliant Yaoundé et Douala, au Comeroun, 21 octobre 2016
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13/13 Yaoundé et Douala, au Comeroun
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"Les recherches sur le site de l'accident se sont achevées dimanche", a indiqué par ailleurs à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la compagnie ferroviaire Camrail, filiale du groupe français Bolloré. Samedi, un responsable de Camrail avait indiqué que 60 à 70 corps avaient été acheminés à Yaoundé.

Sur instruction du président Paul Biya, rentré dimanche au Cameroun après un mois passé à l'étranger, le pays observait lundi une journée de deuil national et les drapeaux étaient en berne. L'Eglise catholique a appelé à l'organisation de messes de recueillement dans tout le pays.

Reportage de Moki Edwin Kindzeka, correspondant à Yaoundé pour VOA Afrique
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"Je crois que (le deuil national) c'est la meilleure manière de souligner la solidarité entre toute la Nation et les victimes de cette catastrophe", a déclaré M. Biya peu après son arrivée: "J'ai prescrit une enquête, une enquête approfondie pour établir les causes profondes de ces accidents, ou de ce drame", a-t-il assuré.

Le train était bondé lorsqu'il a déraillé vendredi à la mi-journée près de la gare d'Eseka (200 km au sud de Yaoundé).

Quelques heures auparavant un pont s'était effondré sur l'axe routier reliant les deux villes, interrompant toute circulation. Les voyageurs s'étaient rabattus en masse sur la liaison ferroviaire.

Si aucune raison officielle n'est avancée pour expliquer cet accident, la polémique commence à enfler dans le pays.

Le Cameroun en deuil après la catastrophe ferroviaire (vidéo)
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Accusé d'avoir donné des instructions à la compagnie ferroviaire de rajouter des wagons sur le train accidenté car la circulation routière était interrompue, le ministre des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo'o, s'en est défendu sur les antennes d'une chaîne de télévision privée, Canal 2 International.

Face à la paralysie de la circulation, "Camrail a décidé de rajouter huit voitures au train habituel pour augmenter la capacité" de transport, a affirmé M. Mebe Ngo'o: "Ce n'est pas le ministre qui prend la décision. Le ministre donne une orientation générale", a-t-il argué, soulignant s'être néanmoins "félicité de cette décision" parce qu'elle permettait de proposer "une solution" à "tous ceux qui voulaient prendre la route".

De son côté, le responsable de la communication de Camrail, Florent Ndjock, s'est contenté d'assurer à la télévision d'Etat qu'il y avait une "enquête qui permettra" de faire la lumière sur l'accident.

Avec AFP

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