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Transparency demande l'audition de dix membres du clan Bongo dans l'affaire des "biens mal acquis"


L'ancien président du Gabon Omar Bongo Ondimba lors de son 40e anniversaire au pouvoir, à Libreville, le 2 décembre 2007.

L'ONG Transparency International a demandé l'audition de dix membres du clan Bongo dans l'enquête sur le vaste patrimoine en France de la famille de l'ex-chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo, afin de relancer les investigations achevées cet été.

L'association anticorruption, partie civile dans l'enquête, souhaite notamment que Pascaline Bongo, une des filles de l'ex-chef de l'Etat, soit entendue, a précisé cette source.

"Il existe de fortes présomptions que des membres de la famille Bongo aient acquis par des moyens illicites des biens en France à l'aide de complicités qui devront également être déterminées", a relevé l'avocat de l'ONG, William Bourdon.

Les investigations ont montré que Pascaline Bongo est propriétaire de trois appartements à Paris, de plusieurs véhicules de luxe acquis en France et aurait acheté pour près d'1,38 million d'euros de montres et bijoux entre 2006 et 2007.

"Non seulement, elle bénéficie d'un patrimoine très important, sans aucune mesure avec les revenus qui sont les siens (...) mais elle est aussi une figure centrale de la gestion des avoirs et biens d'Omar Bongo" décédé en 2009, relève Transparency International, selon la source proche du dossier.

Les juges ont saisi en 2016 une société civile immobilière, la SCI Émeraude, propriétaire d'une villa à Nice et d'un hôtel particulier à Paris, rue Dosnes (dans le cossu XVIe arrondissement). Omar Bongo, son épouse Edith, également décédée, et Pascaline Bongo, en ont détenu des parts et la gérante française de cette société a été inculpée. Deux autres immeubles ont été saisis dans les très chics VIIIe et XVIIe arrondissements de Paris.

Les investigations ont aussi mis en lumière de possibles liens entre Ali Bongo, fils d'Omar Bongo et actuel chef de l'Etat, et une société suisse, Achimmob, notamment propriétaire d'un hôtel particulier situé dans un quartier huppé à Paris.

Selon un document de 2009 de Transparency International, la famille Bongo et ses proches possédaient à l'époque "33 propriétés, la plupart dans les quartiers les plus chics de Paris, les autres sur la Côte d'Azur". Les actifs identifiés se monteraient à plusieurs centaines de millions d'euros, mais les contours de l'héritage d'Omar Bongo sont encore mal cernés.

Si les juges d'instruction ne relancent pas leurs investigations, il appartiendra au parquet national financier (PNF) de prendre ses réquisitions, puis aux juges d'instruction de décider d'ordonner ou non un procès.

Avec AFP

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