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Belgique: saisie record de 11,5 tonnes de cocaïne dans un conteneur

De la cocaïne saisie par les forces de sécurité américaines à Philadelphie, le 17 juin 2019. (Reuters)

Le parquet fédéral belge a annoncé jeudi une saisie "record" de 11,5 tonnes de cocaïne pure à bord d'un conteneur en provenance de Guyane, dans le cadre du démantèlement d'une organisation criminelle.

La marchandise, saisie dans le port d'Anvers et qui était à destination des Pays-Bas, a été détruite. Sa valeur marchande était évaluée à environ 450 millions d'euros, a précisé le parquet dans un communiqué.

La découverte a eu lieu dans le cadre d'une enquête de la justice belge ouverte fin 2019 après la saisie de 2,8 tonnes de cocaïne. Elle a permis le démantèlement d'une organisation criminelle internationale "bien structurée, soupçonnée d'expédier très régulièrement de grandes quantités de cocaïne depuis l'Amérique du Sud vers la Belgique", a expliqué le parquet.

Il avait annoncé le 1er octobre l'interpellation d'une trentaine de personnes en Belgique, aux Pays-Bas et en Espagne, à la suite de 70 perquisitions. Parmi elles, 22 sont toujours en détention préventive et près de 3 millions d'euros ont été saisis.

Cette enquête a révélé qu'un autre lot de cocaïne était en route depuis l'Amérique du Sud. Les conteneurs suspectés ont été transportés par bateau jusqu'au port belge de Zeebrugge, puis ont été transportés sur une péniche vers le port d'Anvers.

Le 27 octobre, les enquêteurs ont procédé à l'inspection de cinq conteneurs de ferraille. A l'intérieur de l'un d'eux avait été placé un autre conteneur en acier, dans lequel la cargaison de 11,5 tonnes de cocaïne a été retrouvée.

Cette saisie a entraîné cinq nouvelles perquisitions donnant lieu à deux interpellations en Belgique et une autre aux Pays-Bas.

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Les chiens renifleurs sont désormais utilisés pour identifier les personnes infectées par le coronavirus

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Le Brésil accuse la France d'entraver l'application de l'accord Mercosur-UE

Le président brésilien Jair Bolsonaro lors d'une cérémonie marquant la Journée des diplomates au palais Itamaraty à Brasilia, au Brésil, le jeudi 22 octobre 2020.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a estimé jeudi que "le grand problème" pour la mise en oeuvre de l'accord entre le Mercosur et l'Union européenne était "en France".

"La France est notre concurrent en termes de matières premières. Notre gros problème pour la progression de l'accord Mercosur-UE est justement en France. Nous faisons tout notre possible, mais la France, défendant ses intérêts, nous rend cette affaire difficile", a dit le chef de l'État lors de sa retransmission hebdomadaire en direct sur Facebook.

L'accord entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l'UE, adopté l'année dernière après 20 ans de négociations pour créer la plus grande zone de libre-échange du monde, n'a pas encore été ratifié par plusieurs pays européens, dont la France, inquiets des conséquences environnementales.

Les tensions ont augmenté depuis l'arrivée au pouvoir de M. Bolsonaro en 2019 et la multiplication des incendies et de la déforestation dans les zones protégées du Brésil, notamment en Amazonie.

Le président brésilien avait d'abord menacé cette semaine de révéler une liste de pays qui critiquent sa politique environnementale et qui toutefois achèteraient du bois récolté illégalement au Brésil.

Mais ce jeudi, il a déclaré qu'il ne viserait pas des "pays" mais des "entreprises". Il a précisé que des entreprises françaises figuraient sur la liste, sans toutefois en mentionner aucune.

Selon la presse brésilienne, cela fait référence à une opération de la la police fédérale (PF), en 2017, au cours de laquelle du bois illégalement extrait d'Amazonie a été saisi et destiné à des entreprises de plusieurs pays (notamment Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Les experts en environnement et les ONG assurent que le gouvernement Bolsonaro a affaibli les agences de contrôle environnemental et que son discours en faveur des activités extractives dans les aires protégées favorise la déforestation et les incendies de forêt.

Il y a deux semaines, le vice-président Hamilton Mourao a fait un voyage en Amazonie avec des ambassadeurs de huit pays, dont des représentants de l'Allemagne et de la France, dans le but d'améliorer l'image du gouvernement.

Liberté de la presse: tollé après des propos du ministre de l'Intérieur français

Des communiqués de presse sont présentés le 25 avril 2018 à Paris lors d'une conférence de presse de Reporters sans frontières (RSF) pour présenter son indice mondial de la liberté de la presse pour 2018.

Le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin a provoqué un tollé dans la presse en estimant que les journalistes devaient prévenir les autorités avant de couvrir une manifestation, avant de rétropédaler en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une "obligation".

La déclaration de M. Darmanin a alimenté la tension entre l'exécutif et un collectif de plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de journalistes, associations de défense des droits humains, sociétés et collectifs de journalistes, de réalisateurs de documentaires...) qui dénonce une proposition de loi sur la "sécurité globale", examinée depuis mardi par l'Assemblée nationale.

Cette proposition de loi limite notamment la diffusion d'images de policiers en opération, une disposition considérée par les médias et les défenseurs des droits de l'Homme comme une possible entrave au droit à l'information.

D'autant qu'elle intervient après la publication en septembre d'un nouveau "schéma national de maintien de l'ordre" (SNMO), document destiné aux gendarmes et policiers, qui rappelle que "le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d'associations". Les journalistes estiment qu'ils ne peuvent ainsi plus couvrir les fins de manifestations et les éventuelles violences qui se produisent à ce moment-là.

Dans plusieurs villes de France, des milliers de manifestants ont protesté mardi contre la nouvelle proposition de "loi liberticide" et, à Paris, une trentaine de personnes ont été interpellées, dont plusieurs journalistes qui se sont vu opposer les nouvelles règles du SNMO.

Un journaliste de la télévision publique France 3 qui filmait ces interpellations a passé 12 heures en garde à vue.

Interrogé mercredi à ce sujet, M. Darmanin a alors estimé que les journalistes "doivent se rapprocher des autorités" en amont des manifestations qu'ils veulent couvrir afin de pouvoir en "rendre compte" et "faire (leur) travail" en étant "protégés par les forces de l'ordre".

Ces déclarations ont fait bondir des journalistes, nombre d'entre eux interpellant le ministre sur Twitter pour souligner que la couverture de manifestations sur la voie publique était libre et ne pouvait être subordonnée à une "accréditation" auprès de la préfecture.

La nouvelle loi sur la sécurité globale prévoit des mesures destinées à répondre aux récriminations des syndicats policiers, qui se plaignent de menaces et agressions de plus en plus fréquentes.

La disposition la plus polémique est son article 24 qui entend pénaliser par un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention lorsque celle-ci vise à porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".

Le Collectif StopLoiSécuritéGlobale dénonce une mesure qui s'appliquera non seulement aux médias mais à tout citoyen qui photographiera ou filmera une opération policière. Il fait aussi valoir que plusieurs cas de violences policières ont été dévoilés grâce à des captures vidéo ou photo des incidents.

Jeudi, l'entourage de M. Darmanin a fait savoir que le ministre allait proposer d'amender le texte pour garantir la liberté de la presse. Pas question pour autant de supprimer l'article polémique: "C'est tranché, il n'y a pas de suppression", a affirmé à l'AFP une source proche du dossier.

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