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Avec les réfugiés nigérians du lac Tchad

Avec les réfugiés nigérians du lac Tchad (vidéo)
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Suite de notre série de reportages sur la situation humanitaire autour du lac Tchad. Parlons ce matin des réfugiés nigérians qui ont fui Boko Haram pour se réfugier au Tchad. Beaucoup sont des pécheurs qui tentent de poursuivre leurs activités sur le Lac. Nicolas Pinault, l'envoyé spécial de VOA Afrique au Tchad les a rencontrés.

Au petit matin, les bords du Lac Tchad ne sont pas silencieux. Au contraire. Dans le village de Tagal, on s’active pour nettoyer les poissons attrapés pendant la nuit. Les pêcheurs, des réfugiés nigérians, tentent de mener une existence similaire à leur vie d’avant. Avant les attaques de Boko Haram.

Okacha Seydu, 14 ans, est originaire de Doron Baga, village nigérian attaque par les jihadistes en janvier 2015. L’adolescent explique à VOA Afrique que sa vie d’avant lui manque : "Je suis un pêcheur et la vie ici n’est pas facile. J’ai des amis qui sont restes au Nigeria, ils me manquent."

En images : les réfugiés nigérians du lac Tchad

<p>Un pêcheur sur le lac, village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Un pêcheur sur le lac, village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

<p>Abacar Maïga est un pêcheur malien qui a fui son pays dans années 1990, village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Abacar Maïga est un pêcheur malien qui a fui son pays dans années 1990, village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

Des pecheurs sur le lac Tchad, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)
3/13 Des pecheurs sur le lac Tchad, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)
<p>Okacha Seydu est un réfugié nigérian de 14 ans, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Okacha Seydu est un réfugié nigérian de 14 ans, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

Des enfants jouent au bord de l&#39;eau dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)
5/13 Des enfants jouent au bord de l'eau dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)
Une jeune femme porte un bidon d&#39;eau au bord du lac Tchad, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)
6/13 Une jeune femme porte un bidon d'eau au bord du lac Tchad, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)
<p>Des réfugiés nigérians après une nuit de pêche débarquent dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)</p>
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Des réfugiés nigérians après une nuit de pêche débarquent dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)

<p>Une mère et son fils nettoient les poissons dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Une mère et son fils nettoient les poissons dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

<p>Des pêcheurs nettoient leurs poissons sur le lac, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Des pêcheurs nettoient leurs poissons sur le lac, Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

Un pecheur nigerian nettoie les poissons qu'il vient de pecher dans le lac,Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)
10/13 Un pecheur nigerian nettoie les poissons qu'il vient de pecher dans le lac,Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)
<p>Un jeune pêcheur nigérian fait sécher ses poissons dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)</p>
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Un jeune pêcheur nigérian fait sécher ses poissons dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)

<p>Les poissons sèchent dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Les poissons sèchent dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

<p>Un jeune pêcheur nigérian en train de préparer son repas dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)</p>
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Un jeune pêcheur nigérian en train de préparer son repas dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA/Nicolas Pinault)

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Les réfugiés nigérians cohabitent pacifiquement dans ce village de Tagal où les habitants tchadiens leur louent les bateaux et les filets nécessaires pour pêcher.

Une location qui coûte cher puisque, en moyenne, il faut reverser un tiers de la pêche quotidienne au propriétaire du bateau. "On paie pour tout : pour aller pêcher, pour le filet, pour le bateau, etc. C’est dur ! Quand les conditions et la paix seront revenues, on rentrera au Nigeria", confie Mohamed Michael est autre un pêcheur nigérian.

Ce matin-là, sur sa pirogue, on croise aussi un colosse : Abacar Maïga. Avec son débardeur jaune, ce Malien originaire de Gao, explique à VOA Afrique qu’il a quitté son pays depuis les années 1990 pour exercer son activité de pêcheur. "​Tout le monde sait pourquoi nous sommes là, c’est-à-cause de Boko Haram. Je suis un pécheur, au Mali, je ne pouvais pas pratiquer la pêche, donc je suis venu ici. Je n’ai pas d’autres sources de revenu, je ne vis que pour ça", dit-il.

Depuis les premiers attentats de Boko Haram en territoire tchadien à l’automne 2015, à Baga Sola, la sécurité s’est grandement améliorée dans la zone du lac Tchad et les habitants de Tagal savourent ce retour au calme.

Il est déjà 10h du matin ce jour-là à Tagal et les pêcheurs nigérians prennent leur repas avant d’aller dormir. Une nouvelle nuit blanche à pêcher les attend en fin d’après-midi sur le lac Tchad.

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