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Au moins 128 morts dans un attentat au Pakistan


Un homme blessé lors d'un attentat suicide est soigné à l'hôpital de Quetta, au Pakistan, le 23 juin 2017.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué un attentat suicide contre un meeting électoral qui a fait au moins 128 morts vendredi dans le sud-ouest du Pakistan, selon l'agence de propagande de l'organisation jihadiste, Amaq.

"L'attaque kamikaze (...) dans la ville de Mastung au Baloutchistan a fait près de 80 morts dont un responsable des renseignements pakistanais et des dizaines de blessés", a affirmé le groupe dans un communiqué publié par Amaq.

L'attaque, dont le bilan est encore provisoire, s'est produite à Mastung, à une quarantaine de km de la capitale du Baloutchistan, Quetta.

Il s'agit du deuxième attentat visant vendredi un meeting électoral au Pakistan, où des élections législatives doivent se dérouler le 25 juillet dans un climat de plus en plus tendu.

L'explosion a eu lieu dans un complexe où se déroulait un meeting politique, avait auparavant précisé un responsable de l'administration locale, Saeed Jamali.

L'évacuation des morts et des blessés a dû se faire en grande partie dans l'obscurité faute d'électricité, a rapporté un journaliste de l'AFP sur place.

Selon le ministre de l'Intérieur de la province du Baloutchistan, Agha Umar Bungalzai, il a visé un rassemblement de l'homme politique Mir Siraj Raisani, qui est décédé.

"Il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers Quetta", a-t-il dit. Il était candidat à un siège de député provincial sous l'étiquette du parti Baluchistan Awami Party (BAP).

Plus tôt dans la journée, une bombe cachée sur une moto avait explosé près de Bannu (nord-ouest) au passage du convoi d'un autre candidat aux élections, tuant 4 personnes et en blessant une quarantaine d'autres, selon la police.

L'homme politique visé, Akram Khan Durrani, représentant d'une coalition de partis religieux, le MMA, a survécu à l'attaque.

Un attentat-suicide revendiqué par les talibans pakistanais avait également visé mardi soir une réunion électorale du Awami National Party (ANP) à Peshawar (nord-ouest), tuant 22 personnes dont l'homme politique local Haroon Bilour, selon un nouveau bilan.

"Les autorités pakistanaises ont le devoir de protéger les droits de tous les Pakistanais en cette période d'élections: leur sécurité physique et leur capacité à exprimer librement leurs opinions politiques, quel que que soit le parti auquel ils appartiennent", a réagi Omar Waraich, directeur adjoint pour l'Asie du Sud à Amnesty International.

L'armée a indiqué plus tôt cette semaine prévoir le déploiement de plus de 370.0000 hommes pour assurer la sécurité le jour du vote.

Avec AFP

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