Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Au moins treize explosions de colis piégés en Chine

(Photo d'Archives) - Des proches des victimes pleurent après l'explosion dans une usine à Kunshan, dans la province de Jiangsu, Chine, 3 aout 2014.

Au moins sept personnes ont été tuées et une cinquantaine de blessés enregistrés dans une quinzaine d'explosions provoquées par des colis piégés dans des lieux publics mercredi dans le sud de la Chine.

La police annonce avoir interpellé un résident de la ville.

Des immeubles de six étages aux façades éventrées, des voitures renversées, des rues jonchées de gravats ou encore des personnes ensanglantées sur des civières, dans des nuages de poussière grise: sur les réseaux sociaux chinois, de multiples clichés témoignaient de la violence des déflagrations.

Les explosions, survenues dans l'après-midi, ont frappé au moins treize lieux différents dans le chef-lieu du district du Liucheng, un comté rural de la région du Guangxi, frontalière du Vietnam.

Des matières explosives dissimulées dans des colis transportés par des sociétés de messagerie sont à l'origine des déflagrations, a indiqué un responsable policier local, cité par la télévision centrale CCTV, évoquant "un acte criminel".

Parmi les bâtiments visés figuraient un centre commercial, une gare, un hôpital, un marché aux légumes, mais aussi une prison et un bureau du gouvernement local, selon le journal local Nanguo Zao Bao.

Les enquêteurs "ont rapidement identifié un suspect", un homme de 33 ans portant le nom de famille Wei et habitant dans une localité du district de Liucheng, a précisé en cours de soirée l'agence officielle Chine nouvelle, sur son compte de microblogs.

La police de Liucheng a annoncé peu après, lors d'une conférence de presse suivie par les médias étatiques, avoir arrêté ce suspect, mais sans se prononcer sur ses motivations ni sur la manière dont les différentes explosions ont été coordonnées.

Toutes les actualités

Sabotage de navires : Abou Dhabi ne veut pas d'une enquête précipitée

An Emirati fisherman throws his net near Mirfa, near the coast of the capital Abu Dhabi on April 19, 2019.

Les Emirats arabes unis ont affirmé mercredi que l'enquête sur le "sabotage mystérieux" de quatre navires à l'entrée du Golfe prendrait "le temps qu'il faudra", en disant s'attendre à un "résultat impartial".

Quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, ont été sabotés le 12 mai en mer d'Arabie au large de l'émirat de Fujairah, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Les Emirats ont invité des experts des Etats-Unis, de France et de Norvège à se joindre à l'enquête et promis des investigations "professionnelles" et transparente sur ce sabotage qui a accentué les tensions dans le Golfe.

Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, s'est refusé à spéculer sur le ou les responsables de ces attaques.

"Nous devons nous montrer très prudents sans lancer d'accusations", a-t-il dit à Dubaï à propos des actes de sabotage, qui n'ont pas été revendiqués. Il a affirmé que les résultats de l'enquête seraient connus "dans les prochains jours".

"L'enquête en cours reflète l'intérêt de la communauté internationale à protéger la navigation maritime, le commerce international et les approvisionnements en pétrole", a souligné mercredi le ministère des Affaires étrangères des Emirats dans un communiqué.

"L'enquête, à laquelle participent certains pays, prendra le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a jugé "assez probable" que l'Iran soit derrière ces mystérieux "actes de sabotage".

La montée des tensions entre les voisins du Golfe s'inscrit dans une escalade plus large de la confrontation entre Washington et Téhéran, un an après le retrait américain unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi de sanctions américaines draconiennes contre la République islamique.

France : le site de la Tour Eiffel piétonnisé et végétalisé d'ici 2024

A rescue worker, top in red, hangs from the Eiffel Tower while a climber is seen below him between two iron columns Monday, May 20, 2019 in Paris.

Le site de la Tour Eiffel à Paris sera rendu aux piétons et végétalisé d'ici 2024, a annoncé la maire de Paris lors de la présentation du projet de réaménagement du site, conçu par une architecte paysagiste américaine.

"On est vraiment sur un objectif de très grande piétonisation", a souligné mardi la maire de Paris, Anne Hidalgo : "On va avoir un jardin extraordinaire pour réentendre le chant des oiseaux".

Ces aménagements, pour lesquels un appel d'offre international avait été lancé en 2018, sont prévus pour avant les Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris.

Le projet de l'architecte paysagiste américaine Kathryn Gustafson, baptisé "One", a été retenu.

Ainsi, les voitures ne pourront plus accéder au pont d'Iéna qui deviendra piéton avec un accès pour les transports en commun et les transports doux.

Le nombre de voies pour les voitures Quai Branly passera de quatre à deux, dans une zone limitée à 20 kilomètres heure où les piétons seront prioritaires.

A la fin des JO, un second espace de travaux sera ouvert sur le Champ de Mars. "C'est un tout cohérent qui devient un espace de promenade, de déambulation, de respiration", a souligné Anne Hidalgo.

"Ce site présente une attractivité que sa fréquentation a contribué à dénaturer et à transformer sans réflexion globale avec beaucoup trop de voitures, du tourisme de masse, trop d'autocars", a ajouté Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge de l’urbanisme : "La Tour va pouvoir se retrouver au centre de ce vaste parc et redonner aux parisiennes et aux parisiens l'envie de venir s'y promener".

Kathryn Gustafson a remporté l'appel à projets "Site Tour Eiffel - découvrir, approcher, visiter" lancé par la ville de Paris, pour lequel quatre équipes avaient candidaté. "On peut arriver à créer le plus grand espace de jardin de Paris", avec "beaucoup plus de biodiversité, beaucoup plus d'écologie", a-t-elle expliqué à l'annonce de sa victoire.

Kathryn Gustafson est notamment à l'origine du projet de la Fontaine commémorative de Diana, Princesse de Galles, à Londres.

En tout, 54 hectares sont concernés et l'aménagement doit coûter 72 millions d'euros toutes taxes comprises.

Chaque année, sept millions de personnes visitent la Tour Eiffel et plus de 20 millions viennent la voir sans y monter. Le monument parisien a fêté son 130ème anniversaire cette année.

Londres sommé par l'ONU de rendre les Chagos à l'île Maurice

L'archipel des Chagos

Le Royaume-Uni a subi mercredi un revers cinglant à l'Assemblée générale de l'ONU où une majorité de pays lui a demandé de rétrocéder sous six mois à l'île Maurice l'archipel des Chagos qui abritent une base britannico-américaine stratégique.

Initiée par Maurice, une résolution en ce sens, non contraignante mais à forte valeur politique, a été adoptée par 116 pays, six s'exprimant contre dont les Etats-Unis et 56 Etats choisissant l'abstention.

Les pays africains ont voté massivement en faveur de la résolution, les Européens affichant des positions divergentes, partagés entre leur soutien à un pays de l'Union européenne et le respect du droit international.

Les Chagos se trouvent au coeur d'un litige vieux de cinq décennies, depuis la décision britannique de séparer en 1965 cet archipel de l'île Maurice et d'y installer une base militaire commune avec les Etats-Unis sur l'île principale de Diego Garcia.

L'île Maurice a obtenu son indépendance en 1968. Le Royaume-Uni avait expulsé environ 2.000 Chagossiens vers Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire. Depuis 1975, Maurice a multiplié les procédures judiciaires afin d'obtenir le retour des îles Chagos dans son giron.

"Le colonialisme ne peut plus être toléré", a lancé le Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth, regrettant que Londres "n'ait pas fait amende honorable" après l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ).

Cette instance a déclaré fin février dans un avis consultatif que Londres devait "dans les plus brefs délais" mettre fin à son administration des Chagos.

Cet avis étant resté sans suite, Maurice avait décidé de porter le dossier devant l'Assemblée générale des Nations unies, même si ses décisions n'ont pas force de loi internationale comme les décisions du Conseil de sécurité.

- "Dernière colonie britannique" -

L'ambassadrice britannique à l'ONU Karen Pierce a souligné que ce dossier était un problème bilatéral et a insisté sur le "rôle vital" de la base militaire pour la sécurité de la région, "dont Maurice".

Dans leur avis, les juges de la plus haute juridiction des Nations unies avaient estimé que le Royaume-Uni avait "illicitement" séparé l'archipel des Chagos de l'île Maurice.

En 2017, seulement quinze pays dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis avaient voté contre une demande par Maurice de saisie de la CIJ.

Coincés entre leur soutien à Londres et la nécessité de respecter la justice internationale, 65 pays s'étaient alors abstenus dont l'Allemagne, la France ou le Canada, tandis que 94 avaient voté en faveur de la demande de Maurice d'un avis juridique international.

Pravind Jugnauth avait déjà estimé en février que "le temps était arrivé pour le démantèlement de la dernière colonie britannique en Afrique". Il avait souligné dans le même temps que Port Louis ne réclamait pas le démantèlement de la base britannico-américaine de Diego Garcia.

Pour justifier le maintien de son contrôle, le Royaume-Uni avait alors insisté sur le rôle défensif de cette base qui permet de défendre le monde contre "les menaces terroristes, le crime organisé et la piraterie".

En 2016, le Royaume-Uni a prolongé jusqu'en 2036 un contrat sur l'utilisation de la base militaire avec les Etats-Unis. Celle-ci a joué un rôle stratégique clé lors de la Guerre froide avant d'être utilisée dans les années 2000 lors des conflits en Irak et en Afghanistan.

Israël : l'audition de Netanyahu dans des affaires de corruption repoussée à octobre

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu sings the national anthem during the inauguration ceremony of Israel's 21st Knesset, or parliament, in Jerusalem, April 30, 2019.

Le procureur général israélien a repoussé mercredi à début octobre la date à laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu doit être entendu pour répondre des accusations de corruption pesant sur lui.

Dans une lettre adressée aux avocats de M. Netanyahu, le procureur Avichai Mandelblit stipule que les audiences devront se tenir les 2 et 3 octobre. En avril, il avait fixé cette date au 10 juillet.

Dans son courrier, le procureur général fait référence à la demande d'Amit Hadad, l'un des avocats du Premier ministre, de reporter l'audience au 14 mai 2020, afin qu'il puisse examiner de manière exhaustive les éléments du dossier qui lui ont été transmis la semaine dernière.

Ces éléments avaient été récupérés tardivement par les avocats de M. Netanyahu, en signe de protestation contre des honoraires impayés.

Rejetant la demande d'un report à mai 2020, la lettre publiée mercredi stipule qu'"au besoin, une journée d'audience supplémentaire sera organisée la semaine suivant le délai accordé, pas plus tard."

En février, Avichai Mandelblit avait annoncé son intention d'inculper le Premier ministre israélien pour "corruption", "fraude" et "abus de confiance" dans trois affaires de dons reçus de la part de milliardaires, d'échanges de bons procédés entre gouvernants et patrons et de tentatives de collusion avec la presse.

Le Premier ministre, qui a gagné le droit à un cinquième mandat au terme des élections législatives du 9 avril, nie en bloc les accusations et dénonce une "chasse aux sorcières".

Même mis en examen, Benjamin Netanyahu, 69 ans dont 13 années au pouvoir, ne serait légalement pas contraint de démissionner avant d'avoir été reconnu coupable et d'avoir épuisé toutes les procédures en appel, ce qui pourrait prendre des années, selon les analystes.

Selon les commentateurs, sa victoire aux législatives pourrait le renforcer, lui permettant notamment d'introduire une loi pour interdire la mise en examen de responsables politiques pendant leur mandat.

Syrie : 14 civils tués dans des frappes du régime sur l'ultime grand bastion djihadiste

Un combattant syrien du Front de libération nationale (FNL) soutenu par la Turquie, vise à partir de la province d'Idlib sous contrôle rebelle, les positions du régime dans la partie nord de la province de Hama, le 22 mai 2019. (Photo OMAR HAJ KADOUR / AF-

Des raids aériens du régime ont tué mercredi 14 civils dans le dernier bastion djihadiste du nord-ouest de la Syrie, où les combats qui font rage avec les forces pro-régime ont fait plus de 50 morts en 24 heures.

La province d'Idleb et des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, dominés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d'Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril d'affrontements meurtriers entre djihadistes et forces pro-régime, soutenues par Moscou.

Depuis mardi soir, des combats intenses entre les deux camps ont fait 52 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), à savoir 29 soldats et 23 djihadistes.

En outre, 14 civils sont morts dans des raids menés dans la nuit contre le fief insurgé, dont 12 dans la ville de Maaret al-Noomane. L'ONG, qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays, dénombre également 18 blessés.

L'attaque visait un marché de la région, d'après la même source, qui l'a attribuée au régime de Damas.

Selon des témoins sur place, le secteur était bondé au moment des raids, alors que de nombreux habitants se trouvaient à une heure tardive dans le souk, après la rupture du jeune du ramadan.

Un correspondant de l'AFP a vu mercredi matin des devantures de magasins endommagées et des immeubles en lambeaux dans la zone ciblée par les frappes nocturnes.

"Beaucoup de magasins ont été détruits et le sol était jonché de morceaux de corps et de cadavres", a déclaré à l'AFP Khaled Ahmad, propriétaire d'un magasin dans le secteur visé.

"Les habitants ont toujours peur", a-t-il ajouté.

- Accord russo-turc menacé -

Idleb et ses environs ont fait l'objet en septembre 2018 d'un accord entre Moscou et Ankara sur une "zone démilitarisée" devant séparer les territoires aux mains des insurgés des zones gouvernementales attenantes.

Partiellement appliqué en raison du refus des jihadistes de se retirer de la future zone tampon, cet accord avait permis d'éviter une offensive d'envergure de l'armée syrienne. Mais le régime a continué d'y mener des frappes, devenues plus soutenues depuis février.

Et, depuis la fin avril, les forces pro-régime et celles de la Russie ont encore intensifié ces frappes, et se sont emparées de plusieurs villes dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.

Mercredi, les combats intenses interviennent au lendemain d'une contre-attaque de HTS dans le nord de la province de Hama.

D'après l'Observatoire, le groupe jihadiste est parvenu à prendre la majeure partie de la ville de Kafr Nabuda, que les forces du régime avaient reconquise le 8 mai.

Ces développements, les plus graves depuis septembre, font craindre un effondrement de l'accord russo-turc.

Mardi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a accusé le régime syrien de menacer l'accord de cessez-le-feu.

"Le régime fait tout ce qui est en son pouvoir pour briser le statu quo, notamment en utilisant des barils d'explosifs, (et en menant) une offensive terrestre et aérienne", a déclaré M. Akar à la presse.

Mais "les forces armées turques ne reculeront pas", a-t-il averti.

- "Pires craintes" -

Les appels à un arrêt des hostilités se succèdent, en parallèle, pour éviter un nouveau bain de sang.

Vendredi, l'ONU a sonné l'alarme sur le risque d'une "catastrophe humanitaire" à Idleb lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

Depuis fin avril, au moins 180 civils ont été tués, selon l'OSDH, tandis que plus de 200.000 personnes ont fui les combats, d'après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Selon l'Ocha, les frappes russes et syriennes ont déjà visé 20 centres médicaux-- dont 19 sont depuis hors service-- ainsi que 17 écoles et trois camps de déplacés.

La région abrite plus de trois millions de personnes vivant dans des conditions particulièrement difficiles.

La moitié sont des déplacés ayant fui d'autres bastions rebelles reconquis ces dernières années par le régime.

"Malgré nos avertissements répétés, nos pires craintes se réalisent", a regretté le porte-parole d'Ocha, David Swanson.

Le pouvoir syrien, appuyé par ses alliés indéfectibles, Moscou et Téhéran, a multiplié ces dernières années les victoires face aux insurgés jusqu'à asseoir son contrôle sur près de 60% du pays.

Mardi, les Etats-Unis ont fait état d'"indications" selon lesquelles Damas aurait mené une nouvelle "attaque" chimique deux jours plus tôt dans le bastion jihadiste, menaçant de représailles.

L'OSDH a affirmé mercredi ne détenir "aucune preuve" d'une attaque présumée au chlore.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts, et a poussé à la fuite des millions de personnes.

Voir plus

XS
SM
MD
LG