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Au moins six civils tués dans des heurts tribaux en Libye


Une voiture roule le long de la route entre Sebha et Ubari, dans le sud-ouest de la Libye, le 24 décembre 2013.

Au moins six civils ont été tués et une dizaine blessés depuis début février dans des affrontements entre tribus rivales dans le sud de la Libye.

Les incidents se sont déroulés à Sebha, une ville à plus de 600 kilomètres au sud de Tripoli qui est régulièrement le théâtre de heurts meurtriers entre des tribus rivales.

"Six personnes ont été tuées dans les affrontements depuis le début du mois" de février, a indiqué jeudi à l'AFP Oussama al-Wafi, porte-parole de l'hôpital de Sebha.

"Il s'agit de civils, dont une fille de 15 ans et une femme de 35 ans", a-t-il précisé.

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Douze autres personnes, dont dix civils, ont été blessées. Deux femmes ont notamment été blessés quand l'hôpital a été touché par des tirs, a-t-il ajouté.

Les combats opposent la tribu arabe d'Awlad Suleiman aux Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger.

Les Toubous, principalement basée à Sebha et Koufra, dans l'extrême sud-est de la Libye, sont accusés par leurs rivaux de compter dans leurs rangs des combattants étrangers, notamment tchadiens.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) a confirmé le bilan de six morts et a exprimé sur son compte Twitter sa "profonde inquiétude" face à cette "escalade armée à Sebha (...) où l'hôpital de la ville a été touché à plusieurs reprises".

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"Le recours aux armes dans des zones densément peuplées doit cesser", a souligné la Manul.

La ville de Sebha est située dans la vaste région marginalisée du Fezzan, carrefour de tous les trafics avec une mosaïque de forces tribales et groupes ethniques en lutte pour le contrôle de la contrebande et des champs pétroliers.

La Libye est déchirée par des luttes de pouvoir et en proie à une insécurité chronique depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Elle est dirigée par deux autorités rivales. A Tripoli, le gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par la communauté internationale et un cabinet parallèle installé dans l'est du pays et soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Avec AFP

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