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Au moins quatre morts en marge d'une opération de police contre des clandestins en Angola

Des policiers angolais lors d'une cérémonie de remise des diplômes du troisième cycle en sciences de la police à l'Académie de police de Benguela le 19 avril 2017.

Quatre personnes ont été tuées et sept blessées dans le nord-est de l'Angola en marge d'une opération de police visant des étrangers en situation illégale soupçonnés d'être impliqués dans le trafic de diamants, a annoncé vendredi la télévision locale.

Trois Angolais ont été tués à coups de machette par des étrangers qu'ils accusaient de délation, et un Angolais a été tué par balle par la police, selon la TPA.

Ces incidents se sont produits jeudi soir et vendredi dans la province de Lunda Norte, frontalière de la République démocratique du Congo (RDC).

Le bilan de quatre morts a été confirmé à l'AFP par José Zeca Mutchima, président du protectorat Lunda Tchokwés qui milite pour l'autonomie de la région.

"La situation est désormais sous contrôle", a assuré vendredi après-midi un porte-parole de la police locale, Caetano Bravo, à la télévision publique TPA.

Ces violences ont éclaté alors que la police a lancé une opération visant, selon le porte-parole du gouvernement provincial Armando Cipema, "les étrangers en situation irrégulière dans le pays et notamment dans les maisons d'achat de diamants".

Les forces de l'ordre ont procédé à l'arrestation de 800 personnes, dont des Congolais, des Libanais, des Maliens et des Nigérians, a annoncé à la presse le porte-parole de l'opération, le commissaire Antonio Bernardo. Elle a aussi saisi quelque 3.000 diamants, 150 véhicules et plus de 80.000 dollars.

Selon Antonio Bernardo, "les citoyens de la RDC commencent à être rapatriés depuis la frontière commune, tandis que les Libanais, Maliens, Nigérians et autres seront transportés à Luanda" avant d'être expulsés dans leur pays.

Les autorités congolaises ont fait état vendredi d'un afflux de Congolais qui vivaient en Angola voisin.

"Nous sommes inondés (...). Nous avons enregistré en deux jours 6.440 Congolais" qui ont traversé la frontière, a expliqué à l'AFP Jean Kambamba, responsable de l'hygiène aux frontières à Kamako, dans la province congolaise du Kasaï, frontalière de Lunda Norte.

En 2017, des dizaines de milliers de Congolais avaient fui le Kasaï, en proie à des violences, pour l'Angola voisin.

Selon Antonio Bernardo, l'Angola, qui compte quelque 28 millions d'habitants, abrite 3 millions de citoyens étrangers, dont environ la moitié vit illégalement, essentiellement dans les zones d'exploitation du diamant, l'une des principales ressources du pays.

"De nombreux étrangers qui pratiquent des activités illicites dans le pays introduisent d'énormes sommes d'argent dans le circuit commercial illégalement", a-t-il affirmé. "Cette situation ne peut être tolérée dans un pays ordonné."

Jeudi, le président du Parlement libanais, Nabih Berry, avait demandé au chef de l'Etat angolais Joao Lourenço d'"intervenir rapidement pour la libération des propriétaires libanais de commerces fermés de force" dans son pays.

Ce dernier a pris ses fonctions il y a un an et s'est fixé pour priorité de relancer l'économie de son pays, plongé dans la crise, et de lutter contre la corruption.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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