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Deux attaques, dont une contre un hôpital, font au moins 25 morts en Afghanistan

Attaque d'un hôpital à Kaboul, en Afghanistan, le 12 mai 2020.

L'Afghanistan a été secoué mardi matin par deux attaques majeures, l'une contre un hôpital à Kaboul et l'autre ayant visé des funérailles dans l'est, provoquant au total la mort d'au moins 25 personnes.

Trois hommes armés ont d'abord attaqué un hôpital de la capitale où les forces spéciales afghanes sont parvenues à secourir plus de 80 personnes, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Quatre morts et cinq blessés, dont des femmes et enfants, ont pour l'instant été recensés.

Des membres des forces afghanes ont été vus évacuant des nouveau-nés près de l'hôpital public qui abrite une unité de soins maternels soutenue par l'ONG Médecins sans frontières.

Le bâtiment se trouve à Dasht-e-Barchi, un quartier de l'ouest de Kaboul habité par la minorité chiite Hazara, plusieurs fois prise pour cible par la branche afghane du groupe Etat Islamique ces dernières années.

Ces attaques interviennent à un moment où l'Afghanistan fait face à de nombreux défis, dont l'intensification de l'offensive des talibans contre les forces gouvernementales et la propagation du coronavirus.

"Nous savions que nous étions attaqués et nous nous sommes donc enfuis du bâtiment", a raconté à l'AFP un pédiatre sur place. "L'hôpital était rempli de patients et de médecins et c'était la panique totale à l'intérieur", a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat.

"Nous demandons à toutes les parties d'arrêter d'attaquer les hôpitaux et les soignants", a réagi le vice-ministre de la Santé Maheed Majroh.

Quelques heures plus tard, au moins 21 personnes ont été tuées et 55 blessées par un kamikaze qui s'est fait exploser pendant les funérailles d'un commandant de police dans la province de Nangarhar, selon les autorités locales.

Amir Mohammad, blessé par la "forte" explosion, a raconté que "des milliers de personnes assistaient à la cérémonie".

"J'ai ouvert les yeux et vu tous ceux qui étaient autour de moi couverts de sang", a-t-il ajouté.

- Offensives contre l'EI -

Ces attaques interviennent un jour après l'explosion successive de quatre mines dans le nord de la capitale, qui a fait quatre blessés parmi les civils, dont un enfant, selon la police.

Elles ont été revendiquées par l'EI, a fait savoir l’organisme américain de surveillance des mouvements extrémistes SITE.

Les combattants de ce groupe ont été fortement affaiblis dans leur bastion du Nangarhar par les forces afghanes, américaines et les talibans ces derniers mois, mais ils restent capables de mener des attaques dans les centres urbains.

Au moins 25 personnes sont mortes en mars dernier dans une assaut revendiqué par l'EI donné à un temple hindou-sikh à Kaboul.

En mars 2017, ce groupe a revendiqué une attaque contre un hôpital militaire dans la capitale pendant laquelle des hommes déguisés en médecins avaient tué des dizaines de personnes.

Les talibans, quant à eux, n'ont revendiqué aucune attaque majeure dans les grandes villes depuis la signature fin février d'un accord historique avec Washington en vue d'un retrait des troupes étrangères d'Afghanistan dans les 14 mois.

Dans ce texte, les insurgés se sont engagés à ne plus viser les forces américaines et de l'Otan, mais pas les forces afghanes, contre lesquelles ils ont depuis intensifié leurs offensives dans tout l'Afghanistan.

Les talibans ont à cet égard démenti avoir participé aux deux attaques de mardi.

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Tollé en Chine contre un manuel culpabilisant les femmes sur les agressions sexuelles

Etudiants passant un examen en Chine, 7 juillet 2020. (Photo AFP)

Une université chinoise s'est défendue vendredi de tout sexisme, malgré le tollé suscité par un manuel expliquant les agressions sexuelles des femmes par le fait qu'elles sont "jolies ou "frivoles".

L'Ecole chinoise des Beaux-arts de la ville de Hangzhou distribue cet épais fascicule à tous les nouveaux étudiants de l'établissement, dans lequel elle entend donner des conseils de matière de sécurité personnelle.

Le manuel affirme que les filles "sont jolies, frivoles, peureuses, faibles, n'ont pas la force de se défendre, aiment bien garder leurs secrets pour elles (...), ont une faible volonté et résistent difficilement aux tentations."

Parmi les autres facteurs susceptibles d'entraîner une agression sexuelle selon ce texte, il est dit que les femmes "accordent une grande attention aux vêtements et au maquillage" et "recherchent aveuglément le confort matériel".

Un responsable de l'université s'est défendu vendredi, affirmant que les phrases incriminées, largement diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux, avaient été "sorties de leur contexte".

"Même si une femme court nue, ce n'est pas une raison valable pour la violer", a réagi un utilisateur du réseau social Weibo. "N'essayez pas de faire de la victime une coupable!" "On est au 21e siècle. Ce texte c'est le retour à la société féodale", a écrit un autre.

La notion de harcèlement sexuel a été inscrite dans le premier Code civil chinois voté en mai 2020.

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Des milliers de manifestants dans les rue de Bangkok

Des manifestants pro-démocratie participent à un rassemblement de masse pour réclamer l'éviction du gouvernement du premier ministre Prayuth Chan-ocha et des réformes dans la monarchie, à Bangkok, Thaïlande, le 19 septembre 2020. REUTERS/Athit Perawongmetha

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bangkok, la capitale thaïlandaise, pour exiger, entre autres, la destitution du gouvernement, une nouvelle constitution et des élections.

Beaucoup ont également brisé un tabou de longue date en critiquant la puissante monarchie du roi Maha Vajiralongkorn.

Les manifestants demandent la suppression d'une loi sur la lèse-majesté contre les critiques de la monarchie. Ils cherchent également à réduire les pouvoirs constitutionnels du roi et son contrôle sur la fortune du palais et les unités de l'armée.

"A bas le féodalisme, vive le peuple", scandaient les manifestants.

Selon la police, au moins 5 000 personnes se sont rassemblées sur le campus de l'université de Thammasat, longtemps considéré comme un foyer d'opposition à l'establishment militaire et royaliste, et théâtre d'un massacre de manifestants en 1976.

Sous une pluie fine, les manifestants se sont déversés sur Sanam Luang, un espace public situé en face du Grand Palais où se déroulent traditionnellement les cérémonies d'État.

"Aujourd'hui, le peuple va réclamer son pouvoir", a déclaré via Twitter Arnon Nampa, un avocat des droits de l'homme qui est devenu une figure de proue du mouvement de protestation.

Le 19 septembre est l'anniversaire du coup d'État contre le populiste Thaksin Shinawatra, alors premier ministre, en 2006. Parmi les manifestants figuraient nombre de ses partisans en chemise rouge, vétérans des affrontements d'il y a dix ans avec des chemises jaunes pro-establishment.

"Je suis ici pour me battre pour l'avenir de mes enfants et petits-enfants. J'espère qu'à ma mort, ils seront libres", a déclaré Tasawan Suebthai, 68 ans, une chemise rouge avec des amulettes autour du cou pour éloigner les balles.

Les manifestations, qui durent depuis juillet, ont jusqu’ici été pacifiques. La plus grande à ce jour a attiré plus de 10 000 personnes le mois dernier, mais les organisateurs en attendent davantage cette fois-ci.

La politique thaïlandaise a été marquée pendant des années par des contestations de l'establishment royaliste et militaire par des politiciens soutenus par les électeurs pauvres des villes et des campagnes, et plus récemment par les étudiants.

L'armée, qui se proclame défenseur des institutions fondamentales du pays, en particulier de la monarchie, est intervenue à de nombreuses reprises pour renverser des gouvernements civils, la dernière fois en 2014, en invoquant la nécessité de maintenir la stabilité.

Une étudiante de 20 ans, qui n'a donné son nom que sous le nom de Waan par peur des représailles, a déclaré qu'il était temps de réformer la monarchie. "C'est un problème qui a été balayé sous le tapis pendant si longtemps. Cela doit s'arrêter ici".

La police a déclaré qu'elle allait déployer 10 000 agents samedi.

Suppression des filles de la couverture d'un manuel scolaire iranien pour ne laisser que les garçons

Filles de l'école maternelle Pishtaz informatisée pour les élèves surdoués, à Téhéran, le 15 octobre 2011. Les parents peuvent regarder les activités de leurs enfants via des caméras installées dans les espaces publics de l'école. (Reuters/Raheb Homavandi)

Après de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, le ministère iranien de l'Education a annoncé que la couverture d'un manuel scolaire, dont des petites filles ont été retirées de l'illustration, serait modifiée l'année prochaine. 

Des parents ont découvert que deux petites filles figurant sur la couverture originale d'un manuel de mathématiques, distribué par le ministère pour l'année scolaire qui a débuté le 5 septembre, avaient disparu. L'illustration présente désormais trois garçons sous un arbre en formules mathématiques.

Les nombreuses voix qui se sont élevées sur les réseaux sociaux contre cette modification ont poussé le ministre de l'Education à présenter des excuses. "Un acte de mauvais goût a été réalisé en retirant l'image des filles. Nous nous excusons donc et corrigerons cela", a déclaré Mohsen Hadji Mirzaï, cité par l'agence officielle Irna.

Toutefois, "les manuels ont déjà été imprimés et distribués, donc la couverture ne changera pas avant l'année prochaine", a souligné le bureau des relations publiques du ministère.

"La figure la plus prestigieuse des Mathématiques en Iran est une femme nommée Maryam Mirzakhani, et vous enlevez les filles de la couverture d'un manuel de mathématiques?", a tweeté un internaute. Décédée en 2017, Mirzakhani est la première femme à avoir reçu la Médaille Fields, grand prix mondial de mathématiques.

Certains parents ont partagé des photos de leurs enfants ayant peint les petites filles manquantes sur la couverture de leurs livres. Nasim Bahary, illustratrice de la couverture originale du manuel vieille de sept ans, a évoqué un changement "à peine croyable".

Samedi, le quotidien Shargh a critiqué le ministère de l'Education pour la conception de ses manuels en général. Citant des statistiques de l'ancien ministre Javad Hosseini, le journal souligne que la grande majorité des noms et des dessins sont masculins et que les femmes sont largement sous-représentées dans les contenus pédagogiques.

Un avion thaïlandais se transforme en restaurant

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