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Au moins 14 tués dans l’explosion d’une mine en Somalie


Des secouristes ramassent les corps de victimes de l’explosion d’une bombe dans un restaurant à Mogadiscio, Samalie, 5 avril 2017.

La mine à l'origine de l'explosion a été posée par les terroristes, selon la police.

Au moins 14 personnes ont été tuées et plusieurs blessées jeudi par l'explosion d'une mine sur lequel a roulé le minibus dans lequel elles voyageaient, dans la région méridionale somalienne de Basse-Shabelle, a annoncé la police.

"Quatorze civils, parmi lesquels sept femmes, ont été tués par l'explosion d'une mine, près de Golweyn. Le minibus transportait 21 personnes quand il a roulé sur la mine", a déclaré à l'AFP Ibrahim Isack, un responsable local de la police.

"La mine a été posée par les terroristes", a-t-il assuré, en référence aux insurgés islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Parti de Bulomarer (160 km à l'ouest de Mogadiscio), le minibus se dirigeait vers Marka, ville portuaire à une trentaine de km de là, quand il a roulé sur la mine, à hauteur du village de Golweyn, à une dizaine de km de son point de départ.

Les shebab disputent âprement le contrôle de cette zone à l'embryon d'armée nationale somalienne épaulée par la force de l'Union africaine (Amisom).

"J'ai vu les cadavres de plus de dix personnes, dont ceux de trois enfants et de sept femmes, leurs corps étaient pulvérisés par l'explosion", a témoigné Mohamed Abdulahi, habitant d'un village proche de l'explosion, contacté par l'AFP par téléphone.

Cette tragédie survient quelques heures à peine après que le nouveau président somalien Mohamed Abdullahi, élu le 8 février, eut remplacé jeudi les chefs de l'armée, de la police et des services de renseignements et déclaré "l'état de guerre" aux shebab, promettant de les "attaquer et libérer les zones" qu'ils contrôlent.

Comme l'avait déjà fait son prédécesseur, il a dans le même temps promis une amnistie aux "jeunes trompés" par les shebab qui quitteraient les rangs du mouvement sous 60 jours.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide - parfois jusque dans la capitale somalienne.

Ils ont juré la perte du fragile gouvernement somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et qui peine à asseoir son autorité au-delà de Mogadiscio.

La Somalie est privée de réel Etat central depuis la chute en 1991 de l'autocrate Siad Barre, qui l'a plongée dans le chaos et livrée aux milices claniques, bandes criminelles et groupes islamistes.

Avec AFP

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