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Au Maroc, les diplômés sont les plus touchés par le chômage

Enseignants et étudiants manifestent à Rabat au Maroc le 20 février 2019.

Le taux de chômage a légèrement baissé en 2018 au Maroc, passant de 10,2% à 9,8%, mais continue de toucher de plein fouet les jeunes urbains et les diplômés, a indiqué mercredi l'organisme statistique du royaume.

Plus de 4 jeunes urbains sur 10 (43,2%) âgés de 15 à 24 ans sont au chômage, souligne le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa note annuelle sur l'emploi, alors que "le taux de chômage croît avec le niveau de qualification".

De 3,4% parmi les personnes n'ayant aucun diplôme, il touche 17,2% des diplômés dans ce pays de 35 millions d'habitants, selon le HCP.

"Il se situe à 14% pour les diplômés de niveau moyen et à 23% pour ceux ayant un diplôme de niveau supérieur", détaille le HCP. Chez les détenteurs des diplômes supérieurs délivrés par les facultés, ce taux atteint 25,9%.

Dans les rues de la capitale Rabat, les "diplômés chômeurs" manifestent épisodiquement pour réclamer leur "droit" à intégrer la fonction publique, gage de sécurité de l'emploi.

Diplômés mais souvent peu qualifiés, ils pâtissent des défaillances du système éducatif et de son inadéquation avec le marché du travail.

Par ailleurs, pas moins de 600 ingénieurs quittent chaque année leur pays pour faire carrière à l'étranger, a récemment déclaré le ministre de l'Education Saïd Amzazi, cité par les médias marocains, ont tiré le signal d'alarme sur cette "fuite des cerveaux".

Le chômage touche aussi de plein fouet les femmes, avec un taux de 14% contre 8,4% chez les hommes, selon les données du HCP.

Le Maroc a été agité ces deux dernières années par des mouvements de protestation menés le plus souvent par des jeunes au chômage.

La recherche d'un "nouveau modèle de développement" notamment pour une meilleure intégration de cette catégorie est devenu le leitmotiv des pouvoirs publics.

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Décès de Mhamed Khadad, un des principaux dirigeants du Front Polisario

Défilé pour les célébrations du 35e anniversaire du mouvement d'indépendance du Sahara occidental à Tifariti, dans le sud-ouest de l'Algérie, le 27 février 2011.

Mhamed Khadad, un des principaux dirigeants du Front Polisario, mouvement qui milite pour l'indépendance du Sahara occidental, est mort mercredi à Madrid à l'âge de 65 ans, ont annoncé les autorités sahraouies.

M. Khadad, "figure de la diplomatie" sarahouie, s'est éteint "mercredi à l'aube des suites d'une longue maladie", est-il précisé dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Le peuple sahraoui a perdu sans conteste un de ses hommes les plus valeureux et les plus fidèles", estime encore le texte.

Un "deuil national" d'une semaine a été décrété à compter de mercredi.

"Sa mort est une perte difficile à combler. Il avait un rôle crucial dans les négociations, les batailles judiciaires concernant la sauvegarde des ressources du Sahara et les questions des droits de l'Homme", a déclaré à l'AFP Abdelkader Etaleb, ambassadeur sahraoui à Alger.

M. Khadad était notamment coordinateur auprès de la la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), créée en 1991.

La question du statut du Sahara occidental, toujours considéré comme un "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers de ce vaste territoire désertique, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

Un cessez-le-feu a été signé en septembre 1991 sous l'égide de l'ONU. Le référendum prévu a été sans cesse repoussé depuis en raison d'un différend entre Rabat et le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire.

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Fermeture de tous les cafés et restaurants du royaume chérifien

Des manifestants à une manifestation contre la pauvreté et la situation économique, convoquée par le "mouvement du front social marocain", à Casablanca le 23 février 2020. (Photo FADEL SENNA / AFP)

Les autorités marocaines ont annoncé lundi des mesures drastiques pour contenir la propagation du nouveau coronavirus, avec la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" des cafés, restaurants, salles de théâtre et de cinéma.

Ces dispositions, qui entrent en vigueur lundi à 18H00 (GMT+1), concernent aussi les "salles de sport, hammams, salles de jeux et terrains de proximité", précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les mesures ne "concernent pas les souks, les commerces et les locaux de vente de produits et matières de première nécessité ainsi que les restaurants qui livrent à domicile".

Le Maroc a suspendu dimanche tous les vols internationaux "jusqu'à nouvel ordre", mais des avions spéciaux ont été autorisés pour rapatrier les touristes européens bloqués.

Nombre de touristes restent toujours bloqués dans ce pays qui a accueilli 13 millions de visiteurs en 2019.

"Les Français sont en train de partir, mais il reste les Américains et les Anglais, entre autres", déclare à l'AFP un responsable du Tourisme à Marrakech, destination phare du royaume.

Alors que l'Europe est devenue l'épicentre de la pandémie, le Maroc demeure relativement épargné même si, d'après un nouveau bilan officiel, les cas détectés ont triplé en trois jours, passant à 29 lundi, dont un décès.

L'impact sur le tourisme, secteur vital pour l'économie du royaume, commence à se faire sentir, notamment à Marrakech: "la vie nocturne qui représente les trois quarts du chiffre d'affaires lié au tourisme à Marrakech est à l'arrêt depuis vendredi", confie le responsable interrogé par l'AFP.

Les établissements scolaires et les universités ont été fermés, tous les événements culturels et sportifs annulés et les rassemblements publics de plus de 50 personnes sont interdits.

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