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Attentat suicide près d'un consulat américain en Arabie saoudite

John Kerry et le roi Salman, le 15 mai 2016. Jeddah, Arabie saoudite. (AFP PHOTO / Dave Clark(

Un attentat suicide a été commis lundi près du consulat des Etats-Unis à Jeddah, sur la côte ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé le journal en ligne Sabq, proche des autorités saoudiennes.

Un kamikaze s'est fait exploser lundi près du consulat des Etats-Unis à Jeddah, sur la côte ouest de l'Arabie saoudite, le jour de la fête nationale américaine.

Les faits se sont produits sur le parking de l'hôpital Dr Suleiman Faqeeh lundi à 02h15 heure locale (23h15 GMT dimanche), a indiqué le ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué.

Cet hôpital est tout proche du consulat des Etats-Unis.

Des agents de sécurité ont eu l'attention attirée par un homme qui se trouvait près du parking, et lorsqu'ils se sont approchés "il s'est fait exploser sur le parking de l'hôpital avec une ceinture explosive", a déclaré le ministère.

"Il a été tué. Deux agents de sécurité ont été légèrement blessés et hospitalisés", selon le communiqué.

L'explosion a eu lieu le 4 juillet, jour de l'Independence Day, la fête nationale américaine.

Aucun passant n'a été touché, mais des véhicules se trouvant sur le parking ont été endommagés.

Les enquêteurs s'efforcent de déterminer l'identité de l'auteur décédé de l'attentat, a ajouté le ministère de l'Intérieur.

La télévision d'Etat saoudienne Al-Ekhbariya a déclaré pour sa part que l'explosion s'était produite près d'une mosquée.

Les policiers ont "réussi à faire exploser six autres engins" trouvés sur place, a ajouté la télévision, sans autre détail.

"Attentat manqué"

Le communiqué du ministère de l'Intérieur est venu confirmer l'annonce de l'attentat suicide faite un peu plus tôt par le journal en ligne Sabq, proche des autorités du royaume.

Sur une photo diffusée par Sabq, qui parle d'un "attentat manqué", on peut voir ce qui semble être une partie de corps humain gisant sur le sol entre un taxi et la portière ouverte d'une autre voiture, percée de multiples trous dus à des éclats de la bombe.

L'explosion s'est produite juste avant les prières de l'aube après lesquelles les musulmans entament leur jeûne quotidien pendant le mois sacré du ramadan.

A Washington, un porte-parole du département d'Etat a déclaré: "Nous sommes au courant des informations sur une explosion à Jeddah et nous travaillons avec les autorités saoudiennes pour recueillir davantage d'informations".

Ce porte-parole a indiqué que tous les membres du personnel de la mission diplomatique américaine étaient recensés.

Une information confirmée par l'ambassade américaine à Ryad.

"L'ambassade et le consulat américains restent en contact avec les autorités saoudiennes qui mènent l'enquête", a écrit l'ambassade sur son site internet, en appelant les Américains à "prendre plus de précautions lorsqu'ils se déplacent" dans le royaume.

Il n'y avait pas immédiatement d'indications sur l'identité du ou des commanditaires de l'attentat.

Mais depuis la fin 2014, les membres des forces de sécurité saoudiennes et la minorité chiite de ce royaume sunnite sont souvent frappés par des actes de violence meurtrières revendiqués par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI).

En mars 2015, l'ambassade des Etats-Unis a été fermée pendant plusieurs jours, de même que les consulats américains de Jeddah et celui de Dhahran, dans l'est de l'Arabie saoudite, pour des motifs de sécurité non précisés.

En mai de cette année, le ministère saoudien de l'Intérieur a annoncé que quatre jihadistes présumés étaient morts - dont deux en se faisant exploser - lors d'une opération de police à l'est de Jeddah.

L'un des suspects était notamment recherché pour un attentat suicide commis en août 2015 contre une mosquée se trouvant dans un complexe des forces spéciales saoudiennes dans la ville d'Abha, dans le sud-ouest du pays. Cet attentat avait fait quinze morts.

Des Saoudiens ont été d'autre part impliqués directement dans un attentat commis à Koweït en juin 2015, qui avait coûté la vie à 26 fidèles dans une mosquée chiite.

L'explosion de Jeddah a coïncidé avec l'annonce lundi par les autorités koweïtiennes du démantèlement de trois cellules de l'EI qui projetaient selon elles des attentats à Koweït.

Avec AFP

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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